mardi 28 février 2017

SOUVENIRS DE CARNAVAL AU PALAIS NATIONAL



SOUVENIRS DE CARNAVAL AU PALAIS NATIONAL DE MICHELE BENNETT DUVALIER.
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Avec Jean Claude, on avait toujours plaisir à regarder le défilé du Carnaval de la pelouse du Palais National. Je me souviendrai toujours du Carnaval de l'année 1985. Pas parce que c'était notre dernier, mais par l'ambiance qui y régnait. C'était la fête. Le peuple était en liesse. C'est à croire que ca allait être la fin du monde et qu'il fallait en profiter un max! Le sourire était sur tous les visages.

La musique des différents orchestres était entraînante. Difficile à dire lequel de ces groupes musicaux était le meilleur. Entre les Frères Déjean de PétionVille, le "Toro" de Coupé Cloué, "volé courant" de DP Express, "kasket sou tète" de Scorpio, "respecter Toto Demosthenes" de Bossa Combo, Shoogar Combo, Tropicana et Tabou Combo, d'ailleurs ces derniers parcouraient Port-au-Prince depuis le vendredi sur le char des frères Acra pour mettre l'ambiance avant le jour d'ouverture du Carnaval. Les Difficiles de PetionVille de mes amis Robert Martino et Henri Celestin, et les Gypsy étaient les idoles de notre jeunesse. Peut être que j'en oublie certains orchestres, Ils me pardonneront.

Impossible de rester assis. Le spectacle était la devant nous. La foule des bandes à pieds se serraient les uns contre les autres. Hommes, femmes dansant lascivement, transpirant, avançaient collés serrés en se déhanchant au rythme de la musique tout en montant devant le Palais. L'ambiance était bon enfant et à la fête. Cette promiscuité de la foule, certes, créait des liens intimes entre hommes et femmes qui aboutissait pour certains 9 mois après, à ce que j'appelais le baby boom du Carnaval. D'ailleurs on s'y préparait à attendre ces naissances à l'Hopital Materno-infantile de Bon Repos que j'avais construit avec ma Fondation.

Malgré le soleil et la chaleur, on s'installait sur la pelouse du Palais des 16h avec les enfants déguisés en cow-boys et indiens, mes sœurs Joan, Chantal et leurs maris et enfants, mes frères Ti Nes, Frantz, Rudy, Ronald et quelques amis. Mes parents, Ernest et Aurore, quant à eux, préféraient rester sur leur stand situé à une cinquantaine de mètres du Palais. Toujours sur la pelouse, étaient posé des glacières remplies de bouteilles d'eau, de boissons gazeuses, bières, rhum, champagne et scotch. Notre chère Madame Wawa nous préparait toujours ses fameux petits plats traditionnels du carnaval, griots, poulets frits, tassots de cabrit, riz pois collés, riz djonjon, bananes pesées, acras, chiquetaille de morue, sandwichs variés de viande, spam ou jambon, le tout accompagné d'un bon picklise. Pour les sucreries, les fameux beignets à la banane, baba au rhum et des petits gâteaux.


Les chars se succédaient les uns après les autres. Suivis de bandes à pieds ou de groupes déguisés. Les bandes de "Charles Oscar" et des "morts vivants" me faisaient toujours peur depuis que j'étais petite et ça n'avait pas changé. Le groupe des "dames gros bonda" m'amusait beaucoup, car la plupart était des hommes déguisés en femme avec les fesses et les hanches proéminentes. C'était un plaisir des yeux que de regarder le spectacle des différentes troupes folkloriques. Quand aux groupes des "jambes de bois" et dès clowns , il faisait la joie des enfants, lesquels entre deux attractions, s'amusaient à tirer des petites flèches à ventouse, ou avec leurs pistolets à eau, sur les soldats de la Garde Présidentielle qui s'arrachaient les cheveux avec eux.



Je trouvais aussi très sympa le groupe des motocyclistes avec à leur tête Yonyon, le nain, qui faisaient leurs pirouettes devant le Palais. J'ai eu la grande surprise de revoir Yonyon a l'Eglise des Frères de Saint-Louis aux funérailles de Jean Claude. J'étais tellement émue que je l'ai serré dans mes bras et je l'ai présenté à Nicolas et Anya. Il m'appelait toujours Manmi et je lui disais que j'étais trop jeune pour qu'il m'appelle ainsi. Mais rien à faire. Ce jour là, il raconta à mes enfants qu'il possédait toujours cette petite maison que je lui avais offerte à Petite Place Cazeau, village que j'avais construit dans les Années 80 et qui existe toujours.

Le char du Ministère du Tourisme était toujours très bien décoré et accueillait très souvent des Reines de beauté. Ces filles étaient sublimes de beauté et ce char avait beaucoup de succès surtout avec la gent masculine qui ne tenait pas en place sur la pelouse. Mon petit frère Ronald, toujours célibataire à l'époque venait d'arriver de Bruxelles où il faisait ses études. Nano trépignait sur place, l'eau à la bouche, à admirer ces jeunes beautés créoles qui saluaient de loin avec des baisers en notre direction. Ronald était un grand coureur de Reines de beauté devant l'Eternel. À ce moment là, il ne pouvait s'empêcher de saisir une bouteille de champagne, des verres et de partir retrouver le char en question pour trinquer avec ces jolies demoiselles! Cela nous faisait rire, car il revenait avec son t-shirt trempé, débraillé après avoir pris quelques coups de "gagan" dans la foule. Ah! Ce cher Nano! Il rééditait le même coup pendant les trois jours. Incorrigible! On disait souvent que pendant le carnaval, tous les couples se disputent et se rabibochent après. Combien de fois ai-je entendu parler d'un mari qui disparaissait pendant les 3 jours du Carnaval et refaisait surface seulement le mercredi des Cendres. Mais il n'y avait pas que mes frères ou les amis qui avaient les yeux baladeurs ou des velléités de jouer au plus fin pendant le carnaval! Jean Claude aussi! J'ai déjà vu des jeunes femmes accrochées aux grilles du Palais pour attirer son attention. Du jamais vu! Le dernier jour, j'ai même vu une de ses ex-copines, une griméle, capable d'éclairer le Champ de Mars à elle seule! Vêtue dans une tenue des plus indécentes, elle s'est donné en spectacle à la foule massée devant le Palais en grimpant à la grille et criant le nom de JCD. Elle n'en avait rien à cirer des sentinelles qui lui demandaient de partir. Observant de loin la manœuvre de cette folle, je dis à Jean Claude que cette personne l'appelait et qu'il devrait peut être aller voir ce qu'elle voulait, il m'a regardé droit dans les yeux et m'a répondu: "Mais Mimi, tu te trompes, je n'ai jamais vu cette femme de ma vie! Je crois qu'elle s'adresse plutôt à l'un de tes frères ou à l'un de nos amis, ou à l'un des Officiers présent!". Quel toupet! Il a fallu envoyer un officier de la Garde Présidentielle aider cette femme à redescendre des grilles où elle a failli perdre son short qui lui arrivait au ras des fesses. Loool! Ah! Ces hommes! Mon père aussi y faisait des siennes de son côté. Combien de fois, ma mère a du aller le récupérer plus loin de leur stand! Car Monsieur avait repéré une jolie femme dans la foule. Tous incorrigibles!


Ma soeur Joan adorait faire rentrer sur la pelouse du Palais, un petit groupe de "Marchandes Feuilles". La spécialité de ces dames étaient les "gros mots". À chaque feuille dans leur panier, elles donnaient un nom et racontaient une histoire grivoise. Elles étaient comme des diseuses de bonne aventure mais tout dans un langage de charretière. Un après-midi, Jean Claude s'est approché pour écouter ce qu'elles disaient à Joan qui s'était mise à l'écart des oreilles chastes. Des qu'elles l'ont vu, elles ont perdu la parole! Et JCD de leur dire de continuer, mais rien à faire. Elles répondaient presque toutes en coeur: "Papa, Nou pas capable di bêtise devan ou, c Président ou yé". JCD s'éloignait en riant non sans avoir donné quelques billets à ces dames. Quand à Joan, elle apprenait si vite les leçons de ces dames, qu'à la fin de la consultation, c'est elle qui leur vendait des feuilles. L'élève avait dépassé le maître. Découragées, elles regardaient Joan en la toisant et disait "Tchuipp! Ou pas vlé vini avec nous lan bande lan pitit?"

Mon kif à moi et aux enfants, était de faire chercher les marchands de fresco et de ice cream en début de soirée. Ah ces boîtes jaunes roulantes de "Red Rose".J'adorais leur frutty bar! Les meilleurs. Je ne peux m'empêcher d'ailleurs d'avoir une pensée affectueuse pour mon amie Boubou Vieux Martin qui en était la propriétaire. Les enfants eux préféraient les esquimos, la glace recouverte de chocolat. N'étant pas une grande mangeuse, Et ne buvant pas d'alcool, je me délectais de fresco et de frutty bars.

Chaque chef de bande à pied était autorisé à rentrer au Palais saluer le Président. C'était une tradition que JCD avait lui même instaurée. Il leur faisait toujours un brin de causette, leur offrait à boire et à manger et il repartait toujours avec une certaine somme à partager avec les autres membres du groupe.

C'était toujours pendant le carnaval que je revoyais des amis perdus de vue ou que je ne voyais pas souvent. Chaque char s'arrêtait pour jouer un hymne ou une musique spéciale pour le Président. Beaucoup de membres du secteur privé avaient leur propre char décoré au nom de leurs entreprises avec à leur bord famille et amis, et souvent un orchestre ou un Dj à bord. A cette époque, c'était la joie de vivre et on se sentait en sécurité. Tous les chars s'arrêtaient devant le Palais pendant quelques minutes où l'ambiance était toujours à son paroxysme. J'ai connu cette ambiance sur un char quand j'étais jeune fille de 18, 19 ans, invitée par mes amis les Frères Coles et Madsen. À bord, on était un groupe d'amis, filles et garçons qui s'amusaient comme des fous et j'en garde de précieux souvenirs.

Le passage du Roi et de la Reine du carnaval était aussi assez remarqué. Le Maire de Port-au-Prince les accompagnait toujours pour venir nous saluer et prendre un verre avec nous le premier et le dernier jour des festivités.

Je garde précieusement dans un coin de ma tête ces précieux souvenirs du Carnaval de 1985 dont j 'ai voulu aujourd'hui en partager une partie avec vous. Haiti était la Perle des Antilles.

En écrivant ce texte, j'ai eu une grande pensée pour Jean Claude, Joan, Rudy, Didi, Brip, Gégé et Michael. Ils aimaient tous la vie et on les aimait. Ils nous manquent à tous.

Michèle Bennett Duvalier
Paris, France
Le 28 Février 2017

dimanche 26 février 2017

Le président du sénat de la république, Youri Latortue, lance un appel à la candidature.

Sénateur Youri Latortue
Le président du sénat de la république, Youri Latortue, a lancé jeudi, un appel candidature pour les 6 postes vacants á la Cour de cassation de la république et un autre à la Direction de l'Office de la protection du citoyen (OPC).

S'exprimant dans le cadre d'une conférence de presse au Palais législatif , le sénateur Latortue, a indiqué que les intéressés doivent répondre aux critères suivants:

Etre âgé de 65 ans,
Avoir 7 années d'expérience au moins, comme juge
Avoir un diplôme de licencié en droit.
Avoir un certificat de bonne vie et mœurs
Un certificat délivré par le Barreau
Un certificat de décharge si le postulant assurait la gestion des deniers publics
Avoir un passeport, un casier judiciaire vierge et une lettre de motivation.

Les intéressés doivent passer au Secrétariat du Sénat du 02 au 10 mars, pour faire le dépôt de leur document.

Concernant l'OPC, les postulants doivent remplir certaines formalités a fait savoir Youri Latortue.

Source : Le National

mercredi 22 février 2017

Jovenel Moïse nomme Jack Guy Lafontant Premier ministre


Dr Jack Guy Lafontant

BREAKING NEWS

Le Dr Jack Guy Lafontant est nommé Premier ministre. Le Docteur Jack Guy Lafontant est interniste et Gastro-Enterélogue. Il est Professeur de Gastro-Entérologie à la Faculte de Medecine et de Pharmacie de l'Universite d'Etat d'Haïti et à l'Université Notre Dame d'Haïti.

Il est Membre de l'American College of Gastroenterology et Trésorier de l'Association Médicale Haïtienne.

mardi 21 février 2017

A QUAND LA NOMINATION D'UN PREMIER MINISTRE? A QUAND LE GRAND NETTOYAGE DES ÉCURIES D'AUGIAS?

MES POINTS SUR LES I DE MICHELE BENNETT DUVALIER
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A QUAND LA NOMINATION D'UN PREMIER MINISTRE? A QUAND LE GRAND NETTOYAGE DES ÉCURIES D'AUGIAS?

---------------------------------------------Le Président Jovenel Moise a prêté serment le 7 Février dernier. Et 15 jours après, nous n'avons toujours pas de Gouvernement. Le Premier Ministre démissionnaire, Enex Jean Charles continue à expédier les affaires courantes.

Que se passe t-il? D'après les informations qui me sont parvenues, Jovenel Moise consulte à tout va les différents groupes de pression. Le Sénat et le Parlement qui négocient des postes, son parti le PHTK et le secteur privé, sans compter les "autres" tapis dans l'ombre. Tout ce beau monde y va de son influence pour faire nommer un Premier Ministre. Le Président a même reçu différentes listes contenant des noms de personnalités Premier Ministrables! La liste est longue. Très longue! Dans ce pays, tout le monde veut être Président ou Premier Ministre. Compétent ou pas. Du jamais vu! Avant, quand on demandait aux enfants ce qu'ils voulaient être quand ils seront grands, ils répondaient: Pompiers, policiers, docteurs, infirmières, avocats, acteurs, boulangers, prêtres, bonnes sœurs etc... Maintenant, posez la même question aux enfants. Ils répondent tous en cœur, Président, Premier Ministre, Ministre, Député ou Sénateur.

Depuis près de 30 ans, la classe politique Haïtienne se donne en spectacle. Un spectacle lamentable, où tout est permis, tout est toléré. La corruption a gangrené toutes nos institutions. C'est rentré dans les mœurs. Les commissions éthiques et anti-corruption du Sénat ou autres organismes n'enquêtent rien du tout et n'aboutissent à rien non plus. Ce n'est que du cinéma. On en fait des gorges chaudes qui alimentent les conversations des dîners en ville et des réseaux sociaux et on passe à autre chose. Passez votre chemin! Il n'y a rien à voir, car ils se tiennent tous par la barbichette. Les ramifications sont tellement profondes, que c'est tout le système qui pourrait s'écrouler. Ce qui ne serait pas si mal. Nombreux sont ceux qui rappellent au Président élu soit son choix comme candidat ou les financements de sa longue campagne coûteuse. Tout ce beau monde veut passer à la caisse. La pression est très forte sur les épaules du nouveau Président toujours novice en politique, pour choisir un Premier Ministre.


Quand je pense à ce que gagne un élu du peuple et les avantages y adhérant! Ah! Mes poules de luxe du Sénat! C'est ahurissant pour un si petit pays comme Haiti. Un pays dont les 17 ou 18 Gouvernements qui se sont succédés se comportent en mendiants professionnels depuis ces 30 dernières années. Un pays qui ne produit pratiquement rien et est dépendant de l'aide internationale et des ONG. Un pays qui importe tout. Un pays qui n'est plus respecté sur la scène internationale. Les journalistes de la presse internationale disent que Haiti est un pays "Maudit". Notre pays est comme une barque qui prend l'eau de partout et qui s'enfonce de plus en plus vite dans les profondeurs à cause de l'égoïsme et de la cupidité de nos hommes politiques. Ces Messieurs, mes petites poules de luxe, bénéficient de grands avantages liés à leur fonction, vivent comme des princes. Ils font passer des lois qui les conviennent et tiennent à garder leurs privilèges. Tout est payé par l'Etat et les contribuables: Voitures blindées, essence, chauffeurs, sécurité, téléphone, villas payées, personnel administratif, bureaux, déplacements dans leurs patelins, per diem et billets d'avion, etc. Leurs femmes, leurs maîtresses et leurs enfants ne sont pas en reste non plus. Ils s'arrangent pour les faire nommer dans les Ambassades ou les Consulats à l'étranger ou dans l'administration publique. Ils vont se faire soigner soit aux USA, Cuba ou la République Dominicaine. Ils y ont même pour la plupart d'entre eux un pied à terre ou une maison dans laquelle la famille est déjà installée. D'ailleurs, beaucoup d'entre eux sont de nationalité américaine ou canadienne. Nos élus et nos hommes politiques ont tous la belle vie. Certains se préparent déjà pour les élections de 2022.

Mais qui se soucie des besoins du peuple haïtien?

Qui se soucie de ces milliers de familles de sinistrés du cyclone Matthew dans le Grand Sud et ceux du Nord? Des familles entières qui dorment toujours à la belle étoile et ne mangent pas à leur faim. Qui se soucie de ces milliers de petits écoliers qui n'ont pas pu reprendre leurs cours, faute de reconstruction de leurs écoles.

Qui se soucie de l'état actuel de nos hôpitaux délabrés à travers le pays? De l'état de l'Hopital Général? Dont les équipements sont soit inexistants ou défectueux. Qui se soucie du manque de médicaments ou de simples pansements? Qui se soucie des malades laissés sans soin et ce dans l'indifférence générale? Qui se soucie des médecins et internes non payés depuis des mois et qui travaillent dans de très mauvaise condition. Qui se soucie du petit personnel de l'Hopital Général en grève? Même la Croix Rouge Haïtienne n'a pas de réserve de sang.

Qui se soucie de la grève des professeurs dans les différentes écoles de la République? Des directeurs d'école et des professeurs qui n'ont pas vu l'ombre de leurs salaires depuis plus d'un an?

Qui se soucie des étudiants des différentes facultés en grève le plus souvent?

Qui se soucie de nos expatriés sur la frontière dominicaine? De nos frères et sœurs bloqués au Mexique et dans d'autres pays de l'Amérique latine?

Qui se soucie du mauvais traitement des prisonniers ou des détenus qui croupissent dans nos prisons surpeuplées?

Qui se soucie de la Ville de Port-au-Prince, cette poubelle à ciel ouvert? De Petion-Ville?

La liste est longue des maux qui nous accablent. Pendant ce temps, les préparatifs pour le Carnaval se font sans tarder! Très important le Carnaval! Les exercises ont déjà commencés chaque dimanche dans les différentes villes du pays. Les stands du Champ de Mars sont presque prêts. Carnaval au budget illimité. On parle d' un budget de 240 millions de gourdes soit plus de 3 millions de dollars américains seulement pour le carnaval de la ville des Cayes. Toutes les villes auront leur Carnaval! Port-au-Prince, Jacmel, Gonaïves et Cap-Haïtien. Même La Croix des Bouquets aura son Carnaval! Elles seront toutes subventionnées par l'Etat. Le Comité pour le Carnaval a été rapidement formé et l'Arrêté Officiel signé et déjà publié dans le Moniteur. Si au moins on pouvait faire de même pour nommer un nouveau Gouvernement ou équiper nos hôpitaux de simples appareils de dialyse qui leur font défaut. On devrait prendre en exemple le Brésil qui a annulé le Carnaval dans une cinquantaine de villes par manque de budget.

Tout ça pour ça! Pour 3 jours seulement! 3 jours de fête. 3 jours de beuveries! 3 jours à regarder et à entendre l'ancien Président et ses ouailles se déhancher et manquer de respect à toutes les femmes dans un langage fleuri de mots grivois dont il est le seul à avoir le secret. Et dans 9 mois le Baby Boom. Eh oui! A l'Hôpital de Bon Repos de ma Fondation, je les appelais les Bébés du Carnaval.

Le mercredi des cendres, le peuple aura la gueule de bois et que ses yeux pour pleurer. Et la vie continue... Quelle vie?

Au Président Jovenel Moïse, pour le choix du Premier Ministre, je dirai qu'on ne peut pas plaire à tout le monde.

Messieurs, Haiti n'est plus une vache à traire. Notre pays est en pleine ménopause et le peuple haïtien est en grande souffrance.

Michele Bennett Duvalier
Paris, France
Le 22 Février 2017

samedi 18 février 2017

Quand Volcy ASSAD vomit ses tripes


Volcy Assad, j'accuse, au delà des frontières, réception de votre réplique où vous exprimez votre énervement, par rapport à ma sortie jugée fracassante sur l'émiettement de la plateforme Pitit Desalin dûe, et je maintiens ma position, à l'égoïsme passionnel, la cupidité, la malléabilité politique, donc au déficit du sens de la hauteur.

A la vérité, j'aime bien ce duel épistolaire qui vient de s'ouvrir, dans la mesure où il me permet de confirmer une fois de plus, dans votre tentative ratée de justification, la thèse selon laquelle le mensonge, l'hypocrisie et le bluff sont les critériums dominants de la politique en Haïti.

En effet, en plus des informations autobiographiques contenues dans ce CV minable que vous m'avez envoyé, beaucoup de choses - que je considère comme des révélations avilissantes intempestives- attirent mon attention. D'abord, celles concernant le financement de la plateforme. Je crois, comme vous, que tout mouvement de gauche, en principe, devrait être financé par des structures de la même tendance. Tel que, à titre d'exemple, le MN27, fut financé par des pays socialistes comme la Russie.(je me garde de citer d'autres exemples pour être court). Ainsi, vous fais-je la concession quand vous parlez de double jeu auquel s'est livrée la plateforme. Mais pourquoi vous ne l'avez pas dénoncé officiellement? Pourquoi c'est à la veille de l'investiture de Jovenel Moïse que vous accusez Moïse Jean Charles de tous les maux? Pourquoi n'avez vous pas adopté une telle attitude bien avant? Ou du moins, pourquoi n'avez vous pas laissé la plateforme si vraiment vous vouliez défendre un principe de parti? Ne s'agit-il pas de représailles vis-à vis de Moïse Jean Charles qui vous a sévèrement réprimandé pour une question d'argent reçu du ministère des affaires sociales ? Voyez que je me garde de poser des questions sur la présence suspecte de Mathias Pierre au palais lors de l'investiture. Cela ne concerne que votre désormais allié. Mais ne me parlez pas d'une simple coïncidence ou d'éthique de parti? Je suppose, de part votre grande carrière, vous êtes devenu un animal politique( pas au sens d'Aristote mais au sens des cas- Lambert et Latortue): vous savez quand et pourquoi poser une action politique. Aussi, quand après votre ratage aux sénatoriales dans les nippes, vous êtes venu tenter votre chance dans l'ouest, chance que vous avez encore ratée, vous aviez agi en connaissance de cause. Quand vous vous êtes jetés éperdument dans les bras du pouvoir de facto de Privert, alors que Moïse Jean Charles affichait publiquement avec vous son désaccord, vous aviez encore une fois, je suppose, agi en acteur rationnel suivant l'expression de Crozier. Et quand à la veille de l'installation d'un nouveau pouvoir, ne me forcez pas, par une rhétorique vexatoire, de croire qu'il s'agit d'une action liée au principe de parti. Je peux être vraiment un apprenti journaliste comme vous l'insinuez mais le bon sens qui est la chose la mieux partagée, tel que Descartes l'aurait exprimé dans le discours de la méthode, m'aide à comprendre qu'il y'a toujours des intérêts, qu'ils soient pécuniaires, idéologiques, ou autres qui sous-tendent toute action politique.

Ensuite, l'autre chose qui attire mon attention dans vos diatribes c'est votre attitude de:<>. Vous ne voyez même pas qu'en dénonçant votre ancien frère de combat, vous vous denoncez vous même sans même vous en rendre compte. Vous faites des révélations sérieuses Assad. Mais vous ne faites que vider vos intestins, gros et petits, sur la toile avilissante des réseaux sociaux. Emmanuel Kant a dit :<< l'inhumanité infligée à un autre détruit l'humanité en moi( oeuvres philosophiques. II, derniers écrits). Donc, vous avez tellement envie, je ne sais par quelle méchanceté, d'avilir...Vous préférez - peut-être, vous le faites par inadvertance- vous avilir vous même et enfin vous avilissez vous même. Donc ce chien enragé en quoi vous vous transformez pour me mordre vous causse aussi une morsure davantage béante Assad. 

Enfin, ce qui attire mon attention, ce à quoi je ne prête très peu d'intérêt c'est le terme péjoratif <> que vous utilisez pour me rabaisser. Mais je suis désolé Assad! Je ne vais pas comme vous présenter mon CV sur les réseaux sociaux. Je veux tout simplement vous dire que je peux être un apprenti journaliste, mais je ne fais parti de cette génération de journalistes" abolotyo" à la quelle vous apparteniez. Ces journalistes qui trimballent leur petit magnétophone comme des pauvres devant la cathédrale trimballent leur<< kwi>>... J'ai 29 ans. Je viens tout juste d'avoir 8 ans d'expérience. Malgré les turpitudes de ce métier, je n'avais jamais exercé cette profession avec complaisance. Certains exercent le métier pour plaire à leur patron où à l'oligarchie économique. Moi j'ai été toujours critique et pris des fois des positions qui fâchent. Car, je le crois dur comme fer, le journaliste qui n'ennerve pas et qui ne met pas en colère le statut quo exerce le métier en vain. Vous allez me parler d'objectivité , certes, mais objectivité n'est pas synonyme de complaisance ni se faire le chantre de ce conservatisme suicidaire. Je voulais être toujours un journaliste engagé et responsable malgré ce contexte politique d'intolérance. Je savais que cela aurait pu me coûter la vie comme Jean Léopold Dominique. Mais j'avais toujours une position de principe, à savoir la justice doit être juste, la corruption doit être sanctionnée, l'excellence doit primer sur l'ignorance arrogante, les clivages sociaux doivent être réduits, et enfin Haïti doit passer à l'ère de la solidarité réelle. Certes, je n'étais pas dans les rues pour salir comme vous mon flanc de culotte. C'est loin d'être ma méthode de combat. D'ailleurs, les stratégies de combat divergent d'un champ à un autre, d'un acteur à un autre. Mais ma plume et mon micro s'étaient révélés la méthode, les armes de mon combat qui, j'espère, va continuer au delà de nos rives.

Cependant, je reconnais, comme tout être humain, mes faiblesses. Mais j'ai la conviction qu'un petit militant comme toi( je me permets de passer volontaire du vouvoiement au tutoiement) avec tout le bagage que j'ai acquis au fil des ans à l'Université et par l'expérience, ne peut s'ériger en face de moi en donneur de leçon. Tu n'as aucune légitimité, oui aucune légitimité académique pour me dicter ce que je considère comme des éléments abécédaires du journalisme. En passant, petite correction: on ne dit pas métier de journalisme, mais métier de journaliste. J'espère que dans la prochaine réplique, tu me seras très reconnaissant petit VOLCY.

Cher compatriote, je suis désolé si mes écrits vous ont offensé. Mais vous ne sauriez m'empêcher de questionner ou de déplorer votre attitude et celle de vos camarades face à Moïse Jean Charles à un moment historique précis où honteusement le pays vient d'ingurgiter ce poison violent de la continuité...

On peut faire des erreurs de son lieu d'homme. Mais le vrai homme est celui qui assume ses erreurs et qui est prêt à transcender. Je te hais point Assad VOLCY. Je t'appelle tout simplement à te ressaisir et à prendre de la hauteur. Il n'est pas trop tard....

Toutes mes salutations.

John Wesley DELVA

mercredi 15 février 2017

À genoux face au Parlement Jovenel Moïse se prépare à renoncer à ses droits constitutionnels


Jovenel Moise laisse le Palais national en compagnie de quelques visiteurs.

À GENOUX FACE AU PARLEMENT

Jovenel Moïse se prépare à renoncer à ses droits constitutionnels

Le sénateur Antonio Cheramy craint que Trump ne vienne le ramasser

PORT-AU-PRINCE, 14 février —Moins d’une semaine après sa prestation de serment, le 58e « président » d’Haïti est déjà en difficulté, s’il faut comprendre sa lenteur à designer un Premier ministre, afin de combler le vide laissé par la démission du titulaire du poste au sein de l’ex-gouvernement de transition de Jocelerme Privert. Apparemment, le temps imparti entre la proclamation des résultats et sa prestation de serment aurait été insuffisant, même si, curieusement, il a recasé des anciens fonctionnaires de l’ère Martelly à des postes importants au Palais national. Entre temps, la valse des négociations se poursuit en vue du choix d’un chef de gouvernement. Sur ce chemin hasardeux, plusieurs noms circulent dans les milieux politiques, au point où l’on parle d’un canapé, en guise d’un fauteuil pour le prochain occupant de la primature.

Dr Réginald Boulos
Le Premier ministre sera choisi pour éviter la prison à un « président » au banc des accusés

A travers le pays, l’événement de l’année reste et demeure les déboires du citoyen Jovenel Moïse, président « élu », qui accède à la suprême magistrature de l’État, quoique des faits l’incriminent dans des manœuvres financières douteuses. Dernier né parmi les multimillionnaires haïtiens, il se répète dans le milieu que jamais on n’a vu un millionnaire lui faudra-t-il pour prendre de l‘embonpoint.

Constitutionnellement, la procédure pour la nomination d’un Premier ministre est tout à fait claire et a été mise à l’épreuve dans maintes circonstances. Sauf qu’il s’agit aujourd’hui d’un cas de l’espèce. L’actuel occupant du Palais national doit, non seulement transiger avec tous les intérêts qui l’ont porté au pouvoir, notamment les milieux d’affaires, mafieux et politiques, qui ont supporté son élection à grands coups de millions, mais encore et surtout les parlementaires qui jouent donnant-donnant. Il s’agit d’un jeu dangereux où il risque de perdre le pouvoir, ou tout au moins d’atterrir au Pénitencier national.

Seńateur Youri Latortue
Dans cette bataille où tout est perdu à l’avance, s’il s’agissait d’un contexte où prime la loi, les tractations vont bon train. Le paysage politique haïtien étant surtout dominé par des gens sans aucun scrupule, quand il s’agit de soutirer des millions même de provenance douteuse, il doit magouiller, voire pactiser avec le diable pour sauver sa peau. De manière unanime, on croit que Jovenel Moïse est coupable des crimes financiers divulgués dans le long rapport de l’UCREF. Une affaire qui va tellement loin que le sénateur Antonio Cheramy (Don Kato) n’est pas allé par quatre chemins pour expliquer qu’il « préférerait que la justice haïtienne fasse son devoir plutôt que le prévenu Jovenel Moïse se fasse cueillir par le président Donald Trump » (« M pa ta renmen ke se prezidan Trump ki vin ranmase l isit la », a-t-il martelé sur les ondes d’une station de radio. Donc, le président Moïse serait actuellement en sursis, en attendant le verdict final qui le mettrait dans les liens de la justice pour de nombreuses années. Pourtant, il s’active à visiter des fermes, à rencontrer Miss World et à rouler sa bosse à travers la capitale afin de feindre son innocence.

Comment sortir de l’engrenage de députés et sénateurs véreux ?

Le député ́Cholzer Chancy
Dans ce pays de magouilleurs, une seule et unique solution s’offre à lui, mais tarde malheureusement à venir. Dans les milieux décisionnels, il reste acquis que le prochain Premier ministre sortirait d’un accord historique entre le président affaibli et les deux Chambres. Réunies en assemblée nationale érigée en Haute Cour de justice, celles-ci sont habilitées à le juger avant une destitution plus que probable dans le cas où députés et sénateurs remplissent leur rôle de garants de leurs devoirs citoyens. Pour éviter une page horrible à la nation, le nom du président de la Chambre basse, le député Cholzer Chancy, circule parmi les plus probables des Premiers ministres pressentis. Mais il souffre de l’handicap sérieux de ne pouvoir être juge et partie à la fois, en sus d’être propriétaire d’un établissement hôtelier et d’autres installations évaluées à des millions, dont on ignore la provenance de cette subite fortune. Mais, il aurait vraisemblablement l’appui non équivoque de ses pairs parlementaires des deux Chambres confondues. Le nouveau Premier ministre devra toutefois laisser au fond des tiroirs quelque reforme que ce soit et protéger les acquis réalisés par le secteur des « affaires » pendant le quinquennat Martelly.

Moïse Jean-Charles vient hanter le deuxième pouvoir rose

Mois̈e Jean-Charles
Après avoir dominé la scène politique pendant le quinquennat de l’ex-président Martelly, l’ex-sénateur du nord, Moïse Jean-Charles, a trouvé un autre cheval de bataille pour rester à l’avant-scène sociopolitique. Il s’est constitué partie civile dans le dossier UCREF/Jovenel Moïse. On a tenté de le discréditer en faisant courir le bruit que sa course à la présidence était financée par le puissant Réginald Boulos, homme d’affaires proche de l’ambassade américaine de Port-au-Prince. Mais, « prekosyion pa kapon », il avait eu l’astuce de réclamer la comparution de ce concessionnaire automobile qui aurait vendu, espèces sonnantes, des mastodontes à Nèg bannan nan. Toujours populaire auprès des humbles et des nécessiteux, qui l’avaient porté en troisième position aux élections frauduleuses 2015-2016, il est présentement l’un des plus farouches adversaires du nouveau président. Très prolifique, quand il s’agit de parler de corruption, il ne cesse de répéter que « Jovenel renmen dola ».

Talonné par Moïse Jean-Charles et le rapport de l’UCREF, le « président » Moïse n’a pas les coudées franches pour être maître de ses moyens et gouverner dans les normes constitutionnelles les destinées du pays. Dans le cas plus que probable d’une entente pour partager le pouvoir avec le Parlement et éviter la prison du même coup, il abdiquerait tout simplement son ascendance présumée sur la présidence. Et dans une telle éventualité, le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs ne sera que vain mot.

Source : H.O.

mardi 14 février 2017

Flash : Le juge Fabien reprendra cette semaine le dossier de Jovenel Moïse.

Le Président Jovenel Moïse

Conformément au Réquisitoire supplétif du commissaire du gouvernement, le Juge d'instruction Brédy Fabien va reprendre cette semaine l'enquête criminelle ouverte contre Jovenel Moïse pour blanchiment des avoirs suite au rapport de l' UCREF.

Les personnes qui se sont portées partie civile ( Ernest Bolivar et Moïse Jean Charles) seront entendues cette semaine au cabinet d'instruction.

L'inculpé Jovenel Moise doit revenir au Cabinet d'instruction pour des séances de confrontation avec les personnes qui se sont portées partie civile et des témoins comme Réginald Boulos et Isones Etienne.

Selon une source diplomatique, les actions du Juge Fabien sont suivies de près par les autorités judicaires et policières américaines.

lundi 13 février 2017

Note rectificative du Bureau de Communication du Sénateur Youri Latortue

Sénateur Youri Latortue
Rectificatif Officiel du Sénateur Youri Latortue,
Président de l’Assemblée Nationale,
Sur les présumées accusations de Guy Philippe

Le Sénateur Youri Latortue, Président de l’Assemblée Nationale, est étonné d’apprendre que le Sénateur élu de la Grand’Anse, M. Guy Philippe, le mettrait responsable de son extradition aux Etats Unis. Par acquis de conscience, mais surtout par devoir envers son Département, ses mandants, son Parti Politique et tous ceux qui lui font confiance, le Sénateur Youri Latortue dément formellement les présomptions faites sur un quelconque rôle supposément joué par lui dans ce dossier.

L’obligation de réserve qui accompagne la haute fonction dont il est investi, le porte à refuser d’alimenter de tels débats, d’autant que l’affaire en question semble être beaucoup plus complexe que l’on ne voudrait le faire croire. Selon lui, manipuler un homme emprisonné est horriblement malhonnête; mais de surcroît, isoler cet homme des divers secteurs dévoués à sa cause, en le poussant au blâme gratuit et injuste, démontre le cynisme d’acteurs, soi-disant bien intentionnés, qui rôdent aujourd’hui autour de Guy Philippe.

Le Sénateur Youri Latortue, réitère son engagement à servir son peuple, refusant d’être piégé ou détourné des objectifs à atteindre au profit de la population; et, à ceux qui trouvent un bénéfice à orienter Guy Philippe dans une voie erronée, il se contentera de rappeler le vieil adage suivant: «Menm si manti kouri mil lane, LAVERITE ap kembe’l yon jou kanmenm.»

Port-au-Prince, le 13 Février 2017

Bureau de Communication du Sénateur Youri Latortue

Le Sénateur Latortue nie toute implication dans l'arrestation de Guy Philippe

Sénateur Youri Latortue
J'apporte un démenti formel à l'enregistrement sonore attribué à Guy Philippe maintenant en détention en Floride, accusé de Traffic illicite de Stupéfiant et de Blanchiment d'argent. Jamais le Sénateur Youri Latortue ni de près ni de loin n'a participé ni n'était au courant de la décision du coup de filet de la PNH contre le Sénateur élu poursuivi par la DEA.

Comme tout le monde, dans la stupéfaction, le Sénateur Latortue avait appris la nouvelle et en solidarité à la population de la Grande-Anse, s'était transporté d'urgence sur les lieux pour s'enquérir des circonstances de l'arrestation qu'il a par la suite qualifiée d'enlèvement de par son illégalité.

Consterné, le Sénateur a pris plusieurs initiatives personnelles tant auprès du Président du Sénat d'alors qu'à la DCPJ où un policier a même osé essayer de le frapper ce qui l'avait obligé de se défendre parce-que le droit d'un frère d'armes n'a pas été respecté et l'inviolabilité d'un collègue élu n'a pas été prise en compte.

Tout pour expliquer que cet enregistrement sonore fait partie d'un complot orchestré par un laboratoire ayant dans sa ligne de mire le quinquennat du Président Jovenel Moïse voulant faire du Sénateur un fusible de par la responsabilité que sa fonction de Président du Sénat lui incombe en tant que garant de la stabilité politique.

Le Sénateur Latortue a toujours fait confiance à l'intelligence de ses concitoyens et est convaincu que cette tentative de dénigrement, vouée à l'échec, restera sans effet. Il en profite de renouveler au peuple haïtien son attachement et sa détermination de travailler à son épanouissement.

Senateur Youri Latortue

jeudi 9 février 2017

Lettre de Michèle Bennett Duvalier à la Première dame Martine Moïse

MES POINTS SUR LES I DE MICHELE BENNETT DUVALIER
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LETTRE A LA PREMIÈRE DAME DE LA REPUBLIQUE, MADAME MARTINE MOÏSE 

Madame la Première Dame,
Chère Martine,

Comme des milliers de mes concitoyens, j'ai suivi avec beaucoup d'intérêt la cérémonie de la prestation de serment de votre époux.

Tout d'abord, je tiens à vous féliciter. Vous êtes devenue la Première Dame de la République d'Haiti. Vous êtes notre Première Dame a tous. Sans distinction aucune. La Première Dame de tous les haïtiens vivant à Haiti et à l'étranger et ce, de toutes les tendances politiques, sociales et religieuses.

Chère Martine, il n'y a pas de manuel écrit pour la Première Dame d'Haiti. D'ailleurs, il n'en existe aucun pour la France ou les États-Unis non plus, pour ne citer que ceux-là. À chacune son style et ses choix. Aucune comparaison n'est permise. Chacune est unique. C'est à vous d'agir, selon les priorités choisies, avec votre cœur pour le bien être du peuple haïtien et ce avec l'appui de votre époux qui sera, j'en suis persuadée votre meilleur conseiller et allié.

Vous avez été à ses côtés depuis de nombreuses années pour le meilleur et pour le pire et vous avez toujours été présente tout au long de cette longue et difficile campagne électorale qui a aboutit à sa victoire aux urnes.

Vous n'êtes pas sans savoir que pendant la journée d'hier, vous avez fait l'objet d'attaques odieuses sur votre tenue vestimentaire de la part de certains de nos compatriotes sur les réseaux sociaux. Et je me suis dit: "Ca y est! Ça recommence!"

Avant de vous raconter quelques anecdotes, je dois vous dire que personnellement je vous ai trouvé parfaite dans votre rôle d'épouse et de Première Dame. Oui Martine, vous n'avez pas failli. Vous étiez à la hauteur et vous avez fait honneur au peuple haïtien à la cérémonie de prestation de serment du Président.

Comme vous, j'ai été Première Dame d'Haiti aux côtés du Président Jean Claude Duvalier de Mai 1980 a Février 1986. J'ai été la femme la plus critiquée par certains de nos concitoyens et par une certaine presse nationale et internationale. Heureusement que internet n'existait pas encore! J'ai tout entendu et lu sur ma personne et ma vie privée. Souvent, je me demandais si c'était bien de moi qu'on parlait. Les attaques ont commencées presque 2 ans avant notre mariage. Cela a été d'une violence rare! D'après eux, j'étais trop "mulâtre", d'une famille de Dejoiyistes, de religion anglicane, divorcée avec 2 enfants. À leurs yeux, j'étais trop maigre, et ils disaient même que j'étais la "Ti femm pieds chèches". Pour certains, JCD devait épouser une jeune fille de sa famille politique. Pas mal d'entre eux avaient chacun leur fille à proposer! Et l'amour dans tout ça? Allant même à dire que j'ai épousé le Président et non l'homme! Certaines de mes tenues étaient critiquées également. On m'a reproché à l'époque les dépenses faites pour notre mariage soit disant extravagant! Entre vous et moi, ma seule participation à la préparation de notre mariage était ma robe de mariée, mon bouquet et ma présence. Ah oui! J'oubliais! On m'a quand même demandé la liste des invités de la famille Bennett. Toute l'organisation du mariage a été décidée par mon mari et ses deux sœurs, Marie Denise et Simone qui ont un goût et un savoir-faire exquis. Ils ont critiqué le mariage d'un Président en fonction qui devait recevoir près de 3000 invités et organiser les festivités pour le peuple haïtien et ce dans tout le pays. Quand je vois de nos jours certaines familles dépensent presque autant pour le mariage de leurs enfants. Est-ce-que ça dérange? Pour vous faire une histoire courte, on m'a même accusé de porter des manteaux de fourrure en Haiti et que je les gardais dans une pièce réfrigérée. Celle là me fait toujours rire d'ailleurs. Pendant les 6 ans que j'ai été Première Dame, je n'ai pris l'avion que 5 fois. La première fois pour une journée en mission spéciale auprès du Premier Ministre Jamaïcain, Édouard Seaga. La deuxième, (3 jours) pour une visite médicale à Miami. La troisième à New York (5 jours) également une visite médicale pour notre fils Nicolas. Et 2 voyages (1 semaine chacun) en Europe. Mais d'après mes détracteurs, je passais mon temps à voyager et à faire du shopping. Je vous fais grâce du reste.

Deux semaines après mon mariage avec JCD, il est arrivé dans notre chambre et m'a trouvé en train de pleurer. Et je lui ai montré le journal qui a l'époque m'avait consacré sa une et un éditorial truffé de faits inexacts et de mensonges sur ma personne. Ce jour là, il m'a expliqué que ce serait ainsi. C'est le milieu de la politique et que ni lui ni moi, ne pouvions rien faire à ce sujet. Mais par contre, j'avais le choix entre ignorer ou continuer à pleurer. Dès le lendemain, j'ai mis ses conseils en application et j'ai ignoré cette presse de bas étage et les rumeurs. Depuis, des qu'on me parle d'un article de presse a mon sujet, avant même de le lire, je demande toujours si ma photo accompagnant le dit article, est jolie. Loool. Je dis toujours: "Never complain! Never explain!". Je n'ai jamais accordé d'interview à la presse pour justifier quoi que ce soit et ce depuis plus de 31 ans et je m'en porte très bien. Après le décès de JCD en 2014, j'ai décidé de sortir de la réserve que je m'étais imposée et j'ai ouvert une page sur Facebook en Juin 2016. Qui d'autre que moi peut parler de mon histoire? Cette page accueille toutes les couches sociales, religieuses et toutes les tendances politiques. Elle n'est pas facile, et comme disent les parisiens: "je m'en prends plein la gueule!". Mais j'assume. Certains de nos concitoyens pensent que démocratie et liberté de parole veulent dire insulter et c'est difficile de faire leur éducation sur facebook. Mais je continuerai à défendre la mémoire de Jean Claude Duvalier envers et contre tous et à partager mes souvenirs avec mes concitoyens. J'ai été hacké 2 fois, menacé, harcelé et on m'a même "tué" en Octobre dernier. Mais je dis à mes enfants, qu'à 66 ans maintenant, mes détracteurs devraient se lever plus tôt pour me faire la danse du ventre et qu'on ne boxe pas dans la même catégorie!

Chère Martine, les mêmes qui vous critiquent aujourd'hui vous encenseront demain. Et dans 5 ans, les mêmes encore cracheront dans la soupe! C'est le vilain jeu de la politique. Quand votre époux, le Président, prendra des décisions importantes et populaires, on lui dira bravo! Mais si la mesure est impopulaire, on dira que c'est de votre faute. L'important est de bien faire et laisser dire. A Haiti, à part le football, je dis toujours que le sport national est la médisance. Et n'ayons pas honte de le dire, une grande partie de la société Haïtienne est devenue très matérielle et superficielle. Certaines valeurs comme le respect envers son prochain se perdent et c'est bien triste. J'ai d'ailleurs fait mienne cette phrase de Jean Cocteau: "Que l'on parle de moi en bien ou en mal, mais que l'on parle de moi!'".

Madame la Première Dame, je vous souhaite beaucoup de courage dans votre noble et lourde tâche et continuez à représenter notre pays aux côtés de votre époux avec honneur et dignité.

Bonne chance chère Martine.

Michele Bennett Duvalier
Paris, France 
Le 8 Février 2017

mercredi 8 février 2017

Sous le coup d'une inculpation de blanchiment d'argent Jovenel Moïse prend possession du Palais national


Le président du Sénat et de l'Assemblée nationale, Youri Latortue, passe l'écharpe présidentielle autour de Jovenel Moïse

SOUS LE COUP D’UNE INCULPATION DE BLANCHIMENT D’ARGENT

 Jovenel Moïse prend possession du Palais national
Par Léo Joseph

Pour la première fois, dans l’histoire de la République, un président prend possession du Palais national sous le coup d’une inculpation de blanchiment d’argent et de commerce illicite. En dépit d’un grand nombre d’interventions de nombreux secteurs du pays, la nation est victime de cette dérive à nulle autre pareille. Une situation imputable, d’abord, aux autorités qui ont failli à leurs responsabilités de veiller à ce que de tels candidats n’accèdent pas à la liste de personnes autorisées à briguer la campagne électorale ; mais aussi à la faiblesse du système judiciaire privée d’infrastructures appropriées pour débouter une personne ayant une telle prétention. Dans la perspective d’apporter une solution définitive à l’affaire l’UCREF, il va falloir compter sur d’autres structures jusqu’ici non éprouvées.

Les dirigeants actuels, de la présidence au Parlement, sans oublier le système judiciaire, feignent d’ignorer la crise dans laquelle ils ont enfoncé le pays, agissant comme l’autruche face aux dénonciations contenues dans le dossier UCREF.
Martine Marie Et́ienne Joseph fait un derner ajustement
de la cravate de son mari, le preśident éĺu Jovenel Moise.
En effet, si Michel Martelly, le mentor politique de Moïse, soucieux de trouver un successeur pour le protéger contre les poursuites judiciaires qui l’attendent, suite au détournement d’environ USD 2 milliards du fonds Petro Caribe, a tout mis en œuvre pour qu’il prête serment le 7 février, de leur côté, la présidence provisoire et le Conseil électorale provisoire (CEP) n’ont rien fait pour protéger la nation d’une telle catastrophe. Au fait, même quand les dénonciations de l’institution d’enquête faisaient le tour des salles de nouvelles occupant des heures d’antenne, au pays et à l’étranger, ceux qui avaient la responsabilité de sauvegarder les intérêts de la nation et de protéger les citoyens se donnaient d’autres chats à fouetter.

Entre-temps, dans le camp du candidat à la présidence du PHTK, les avocats et les partisans de Moïse avaient recours à toutes sortes d’artifices et de stratégies pour frustrer la justice, s’employant à dénaturer les faits. Aussi ont-ils tout entrepris pour brouiller les cartes, notamment en mettant en avant un faux problème de la dichotomie gourde-dollar américain. Comme pour faire valoir que les comptes qui font l’objet des dénonciations de l’UCREF sont en gourdes, pas en dollars américains. Or dans la logique des choses, quand bien même il serait question de compte en gourdes, d’un montant de 5,5 millions de gourdes, constaté dans le compte numéro 0340 000 272, domicilié à la Banque nationale de crédit, cette somme dépasse de loin le seuil de 65 000 gourdes qui exigent que soit donnée l’origine des dépôts effectués. Dans ce cas, le nouveau présent est bel et bien coupable de faire dans le blanchiment d’argent. Ce qui l’implique automatiquement dans le commerce illicite. Dans un pays comme les États-Unis, ces deux accusations entraînent obligatoirement une dénonciation d’ « évasion fiscale ».

Quelles sont les responsabilités du juge Fabien ?


On ne doit pas chercher à disculper le juge instructeur Brédy Fabien, qui ne s’est pas révélé à la hauteur de la tache dans cette affaire. Car ayant reçu le dossier le 14 septembre 2015, selon des sources proches du parquet de Port-au-Prince, il n’en a pris connaissance que le 20 janvier. Comment expliquer tout ce retard ? La réponse doit venir de M. Fabien.

Par ailleurs, contrairement aux déclarations des avocats du candidat à la présidence du PHTK, le juge instructeur avait émis un mandat de comparution à l’encontre de M. Moïse. Mais ce dernier a opté pour choisir lui-même le jour de sa présentation au bureau de Me Fabien. En conférence avec le président élu pendant environ quatre heures, rien n’a filtré de ce que les deux hommes ont discuté. Vu la manière dont le juge instructeur a mené l’affaire, on a du mal à rejeter la rumeur faisant croire que Jovenel Moïse et ses conseillers ont fait des « propositions indécentes » au magistrat.

Par son traitement du dossier de l’UCREF, le juge Fabien ajoute son nom à la liste de tous ses collègues accusés de se comporter en délinquants dans l’exercice de leurs fonctions. C’est pourquoi, on ne peut imaginer quel traitement sera donné à Haïti par les autorités bancaires internationales, qui avaient déjà mis Haïti au banc des accusés dans cette affaire de blanchiment d’argent.

On se souvient comment les banques haïtiennes, de concert avec la Banque centrale, se lamentaient sur la mise en accusation des institutions bancaires d’Haïti par les autorités bancaires internationaux, menaçant de mettre les banques haïtiennes sur la liste des institution à écarter du système mondial.

À présent que la plus haute autorité du pays fait partie du monde des blanchisseurs, on peut légitimement craindre que ceux qui prennent les décisions dans le système bancaire international ne soient pas tendres envers Haïti.

Sur ces entre-faits les milieux intéressés ont de bonnes raisons de se faire du souci concernant le cas d’Haïti, surtout que les responsables des banques haïtiennes avaient tout mis en œuvre pour démontrer aux décideurs du système bancaire international qu’ils étaient décidés à prendre des mesures concrètes pour sévir contre ce fléau. Désormais, avec Jovenel Moïse, qui vient de prêter serment comme 58e président d’Haïti, au banc des accusés la donne a bel et bien changé. Comme on dit dans notre savoureux créole, « Apre dans, tanbou lou ». Finies les réjouissances autour de l’accession de Jovenel Moïse au pouvoir, place maintenant à la recherche de moyens pour écarter le malheur qui s’apprête à s’abattre sur Haïti.

Sans l’ombre d’un doute, la communauté internationale ne va pas tolérer un tel intrus parmi elle. On sait que les grands média du monde commençaient déjà à monter au créneau contre le blanchiment des avoirs. Dans les prochains jours, cette tendance va connaître une nouvelle impulsion. En ce qui concerne cette bataille qui s’annonce pour la survie des banques haïtiennes, leurs directeurs et PDG ont du pain sur la planche. S’ils manquent de courage et de détermination pour passer à l’offensive contre ce fléau, au risque même de dénoncer le transgresseur numéro un des lois sur le blanchiment, ils courent le risque de saborder leurs propres banques.

dimanche 5 février 2017

Éditorial de Jean Dominique sur les combines de Léopold Berlanger et de Léon Manus



Éditorial de Jean Dominique sur les combines de Léopold Berlanger et de Léon Manus pour kidnapper le processus électoral à travers le CNO.


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Source: Ricot Dupuy/ Radio Soleil New York

mercredi 1 février 2017

Haïti : Breaking News !

Me Camille Edouard jr
Johnson FRANÇOIS, Chargé de mission et responsable de liaison avec les organisations populaires au cabinet du ministre de la Justice et de la Sécurité publique Me Camille Edouard Junior,  a été touché par balle à la rue Marcelin ce soir vers 7: 45.

Selon des témoins il a été peut être poursuivi par un individu non identifié qui a tenté de l'exécuter. Il a été atteint au pied. Grâce à la vigilance d'un témoin, le bandit a pu s'enfuir rapidement en courant à pas de géant. M. François reçoit actuellement des soins à l'hôpital.

A noter que des menaces sérieuses pèsent sur la famille du ministre de la justice, son entourage et des membres de son cabinet depuis quelques jours. Des secteurs de la mafia et d'autres liés à la DROGUE et à la criminalité transnationale souhaitent intimider le ministre pour sa lutte engagée contre la DROGUE en Haïti.

Une enquête est déjà en cours afin de faire toute la lumière possible sur cet acte criminel.

A suivre.