dimanche 17 septembre 2017

Comment “Odebrecht” affecte les Haïtiens en République dominicaine ?

Par Michelle Mevs

La corruption “Odebrecht”, avec ses répercussions sur le pouvoir et la société dominicaine, affecte non seulement la République dominicaine, mais également Haïti et les Haïtiens qui vivent là-bas.

L’opinion publique de ce pays se déchaîne contre le train de corruption Odebrecht et la presse prend le relais. Les secteurs d’opposition au pouvoir établi s’organisent en marche anticorruption. Là dans la rue, la Marcha verde réclame des comptes au gouvernement dominicain et exige la moralisation du pays. Le 16 juillet 2017 a lieu à Santo Domingo une magistrale marche où plus de 10,000 manifestants de vert vêtus ont crié leurs exaspérations, pancarte en main. Les masses occupent les rues de Santo Domingo, de New York et de Miami, pour exprimer leur mécontentement. C’est du jamais vu, et c’est cela la Marcha verde, un mouvement citoyen qui prend de l’ampleur questionnant le pouvoir de Danilo Medina et de son parti visant également la gestion antérieure de l´ex-président Leonel Fernandez et de ses collaborateurs. Elle fait référence plus précisément à l’illégalité des contrats de Punto Catalina, du projet de barrage Pinalito, révélant les failles de ce système de gouvernance qui a permis de tels abus.

Malgré les mesures adoptées par le pouvoir dominicain pour freiner le scandale en procédant à l’arrestation de plusieurs hauts fonctionnaires de l’État et des hommes d’affaires, la Marcha verde, continue la mobilisation et exige que la justice fasse la lumière sur le dossier.

Stratégie de diversion de la République dominicaine


Selon plusieurs observateurs des deux États partageant l’île, il y a une remontée de l’anti-haïtianisme, à chaque fois que le , pour protéger ses intérêts, essaie de détourner l’attention de l’opinion publique sur des questions d’intérêt vital. Donc, dans le contexte du scandale Odebrecht, l’antihaïtianisme se révèle une stratégie efficace. C’est une manoeuvre visant à récupérer la grogne populaire en la focalisant sur un danger imaginaire, “l’Haïtien”. Ainsi la traque contre les immigrés haïtiens illégaux et les déportations se mettent-ils en branle. En un premier temps, la Direction générale d’Immigration se prononce puis la presse informe que les militaires dominicains sont à la recherche des délinquants haïtiens qui ne peuvent montrer leurs papiers d’identification. Une fois ciblés, les Haïtiens sans-papiers sont sans délai embarqués de force dans des camions et déportés (rapatriés) aux frontières haïtiano-dominicaines.

Tandis que circulent sur les réseaux sociaux des informations sur des dérives ou mesures punitives, et agressions faites contre les Haïtiens ; le public se retrouve également bombardé de “fakenews” circulant sous forme de vidéos montrant les militaires dominicains à la recherche des Haïtiens aux expressions de terreur, eux qui ne peuvent montrer leurs papiers d’identification. – Images choquantes : exposant des cadavres de personnes torturées et ensanglantées étendus à même le sol.

Selon l’écrivain Marc Bloch : “Une fausse nouvelle naît toujours de représentations collectives qui préexistent à sa naissance”. Si cette machination a pu avoir lieu c’est parce que les imaginations étaient déjà préparées à la recevoir. À partir de là, il n’est plus que temps de relever les abus ponctuels que l’anti-haïtianisme peut provoquer en R.D… Du côté des Haïtiens, les coeurs remontent à la bouche. Sousjacent ce vieux sentiment d’impuissance qui sous-tend le désespoir, laisse percer également la colère. Mais encore, le sentiment d’invasion du territoire dominicain par une masse d’Haïtiens profiteurs s´échauffe.

Les sans-papiers haïtiens sont sans délai chargés dans des camions et déportés aux frontières. Leurs activités, le plus souvent informelles, offrent un prétexte permettant de justifier à l’opinion publique dominicaine, ces arrestationsdéportations. (Trafic de cigarettes, d’armes, de drogue, etc.… ) .

Le quotidien El Listin Diario informe que juillet 2017 fut le mois contenant le nombre de déportés le plus élevé de l’année soit un nombre de 13,446 étrangers rapatriés par la DGM. L’accélération de multiples déportations d’illégaux Haïtiens vivant en République Dominicaine ne serait qu’un subterfuge parmi d’autres pour faire diversion dans le contexte du scandale de corruption “ Odebrecht”. À titre d´illustration.

“Dominican Today” rapporte le 3 août que le leader de l’opposition, président du parti APD (Alliance pour la démocratie), Max Puig, dénonce les subterfuges employés par le gouvernement Medina pour détourner l’attention publique (de la corruption) et trouve particulièrement “répréhensible cette incitation à la haine contre les citoyens haïtiens” vivant en R.D.

Max Puig s’en prend violemment au président Medina, il estime que suffisamment de preuves ont été recueillies au cours de ces derniers mois pour que les hauts fonctionnaires du gouvernement soient jugés au même titre que les complices dans les cas de corruption “ Odebrecht”.

“ Les faits existent et ils incriminent les hauts fonctionnaires, en commençant par le président lui-même qui a financé ses campagnes électorales avec des fonds illicites fournis par la société criminelle (Odebrecht) et a permis de mettre en valeur un centre de pot-de-vin, transformant la République dominicaine en un centre de blanchiement d’actifs“, a encore déclaré Max Puig lors de sa visite à Homeland Altar.

Haïti : la Republique d’Haïti se trouve dans une impasse où elle est face à cette nouvelle vague massive de déportation. La nouvelle diplomatie haïtienne qui peine à régler les problèmes salariales avec son personnel est en pleine réforme. Elle fait silence prétendant laisser passer le plus difficile, mais forcément cela ne dure qu’un moment. Car, entretemps, ces fake-news se mélangent aux faits bien réels qu’on peine à identifier. En Haïti et sur le web, le public n’arrive pas à cerner l’étendue de l’action déportation/rapatriement des autorités dominicaines d’où une panique certaine ; d’autant plus qu’aux USA, 50 000 Haïtiens sont en passe de vivre les derniers moments du permis de séjour TPS. La communication de la part du pouvoir haïtien est généralement opaque et imprécise sur le sujet d´immigration. Tant de questions demeurent sans réponse : combien de déportés arrivent à bon port ? Où débarquent-ils ? Où sont-ils logés sur le territoire haïtien ? Qu’allons-nous faire d´eux ? Avec quel argent ?

Sentiment d’abus et d’impuissance

Les Haïtiens de l’intérieur et ceux de la diaspora sont renversés quand l’ambassadeur haïtien à Santo Domingo déclare que le gouvernement haïtien ne s’oppose pas à des mesures de déportation tandis qu’aucun cadre de réception des déportés n’a été mis en place.

Lors même que le ministère dominicain de la Défense et le ministère des Affaires étrangères d’Haïti nient ensemble le fait que les immigrants haïtiens subiraient des violences périodiques en République dominicaine.

La confusion est totale!

Le Réseau Jacques-Viau, le Mouvement des femmes dominicain-haïtien (MUDHA), le GARR, la Fondation Zile qui travaillent en R.D. pour les droits des immigrants haïtiens et pour l’amélioration de la relation haïtianodominicaine sont préoccupés de la violence qui menace d’éclater entre les deux populations.

Edwin Paraison de la Fondation Zile recommande d’organiser d’urgence un “Sommet binational sur les migrations”. Un autre point point de divergence entre les deux pays qui ne peut laisser indifférent concerne l’interdiction d’importation de 23 produits par Haïti occasionnant un énorme marché de contrebande et de “raquettes” aux frontières. En ce monde post-mondialisation tout est relié par internet à vélocité nano seconde, quand une multinationale comme Odebrecht s’organise en mafia, forcément de néfastes conséquences se répercutent ailleurs affectant les populations quelles qu’elles soient. La corruption ayant le Brésil pour point de départ remonte jusqu’à la Republique dominicaine, mais ayant semé son venin continue son chemin de fiel. Elle affecte, comme nous le constatons, les Haïtiens également , en particulier les sans-papiers haïtiens vivant en République voisine et dont la vie de tous les jours n’a rien d’aisé.

Une bonne nouvelle teintée d’incrédulité

Si la R.D a bien voulu étendre le délai de réglementation du Plan de régularisation nationale (PNRE) d’une année pour accorder la possibilité aux illégaux Haïtiens de régler leurs papiers d’identification visant à obtenir un statut légal en R.D ; il s’avère néanmoins difficile de se prononcer quant à la capacité ou la détermination du gouvernement haïtien à fournir des actes de naissance ou tout autre document d’identification aux ressortissants haïtiens. “…

Malgré certaines dérives, les droits humains sont respectés en R.D.”, nous décrivons ici la posture des institutions internationales sur la question. Aussi, aucune surprise quand de son côté, le 21 juillet dernier, l’ambassadeur de l’Union européenne en République dominicaine, le Dominicain Son excellence Alberto Navarro, félicite les autorités dominicaines de leur décision de prorogation du délai accordé en vue de la régularisation des papiers.

Nonobstant, ce geste des autorités dominicaines vivement apprécié de tous les Haïtiens au regard de cette prolongation, il est probable que les conséquences de la corruption Odebrecht perdureront un temps encore sur nos têtes d’Haïtiens – sous forme de menaces et d’incitation à la violence – de certains secteurs de l’extrême- droite dominicaine. Puiser dans les fonds haineux de l’anti-haïtianisme, accuser d’invasion planifiée, c’est définitivement devenu un rituel et ce que certains font mieux quand ils doivent se dédouaner de malversations, Odebrecht ou autre. Force est de constater que face à l’extrême droite se lève un mouvement citoyen engagé et “qui peut”. La flamme verte de la Marcha verde est porteuse d’espérances.

Le bal des esclandres au Sénat. Le Parlement de la honte. "Papa Guède Bel Gaçon".

MES POINTS SUR LES I DE MICHELE BENNETT DUVALIER
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"HAITI GIN CHANCE POU LI GUIN DÉVEINE"
(DIXIT UNE AMIE).
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AVIS DE CYCLONE SOCIAL SUR HAITI
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Le bal des esclandres au Sénat. (Voir vidéos)
Le Parlement de la honte. "Papa Guède Bel Gaçon".
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Des milliers de manifestants ont gagné les rues de la Capitale pour crier leur colère après le vote du Budget 2017 par le Sénat.
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J'aime beaucoup aller au théâtre. Mais depuis que je suis sur facebook, je me délecte des pièces de théâtre de l'Assembleé Nationale retransmise par Tripotaj Lakay. Je m'installe avec pop corn et ma boisson favorite, le Coca Cola, pour suivre en live mes Poules de Luxe soit du Sénat (mes préférées) ou celles de la Chambre Législative. En compagnie de mes milliers d'amis et d'une petite poignée de mes "haters", on suit avec attention ces "demoiselles" du Sénat se crêper le chignon. Mon vocabulaire s'est tellement enrichi que je tiens à remercier tout spécialement mon acteur favori, le Sénateur Willot Joseph. Plus besoin de consulter le Larousse. Avec lui j'ai appris les mots comme: podophiles, émaille, le section, Viiii pour VIII...Aussi je pense que ces Messieurs de l'Académie Française devraient prendre en considération la candidature de Willot dans cette prestigieuse maison.

Le Sénateur Willot Joseph ne se prends pas du tout au sérieux et tout en souriant, Il rejette souvent la faute de ses perles sur les dactylos ou la qualité des fiches à lire, mais surtout Il balance tout à la presse sur ses petits copains du Sénat qui ont failli le scalper quand il a révélé sur une radio locale que chaque Parlementaire recevrait 10 Millions de Gourdes pour financer des projets de leurs patelins respectifs s'ils votaient en faveur de ce budget dit "criminel". (Voir vidéo). Le pauvre Willot! Il en a pris pour son grade.

Jeudi soir le Premier Ministre Eclipse était convoqué à s'expliquer devant le Sénat sur la manifestation du 12 Septembre dernier qui a dégénéré et causé la mort de deux personnes et occasionné des dégâts matériels considérables dans la capitale et ses environs. Accompagné de deux de ses Ministres, Jack Guy Lafontant, dépassé par les événements, était comme un petit garçon surpris les doigts dans la confiture par sa maman. Après les bégaiements du Ministre de l'Intérieur et de celui de la Justice, c'était au tour du DG de la Police de se faire taper sur les doigts par ces Messieurs du Sénat. Attaqué de tout part, pris a parti et même accusé d'avoir laissé faire les manifestants, voir même leur complice, Michel-Ange Gedeon, a expliqué, avec un calme olympien, qu'il a d'abord sécurisé le Palais National et le Parlement, mais vu l'ampleur de la manifestation, ses hommes ont été dépassé par l'événement. Aussi, a-t- Il expliqué, le manque d'effectifs de la PNH, l'insuffisance de moyens et d'équipements et surtout que le budget alloué à la Police passait pour la plupart en salaires et formation. Mais ce qui a attiré surtout mon attention sur le Chef de la Police, c'est avec beaucoup de courtoisie, d'aisance, de dignité, et de respect qu'il a répondu aux accusations qui lui étaient faites par certaines poules en chaleur du Sénat. Ces dernières ont dit leurs inquiétudes sur les manifestants qui menaçaient de mettre le feu au Parlement. Il est vrai que l'Assemblée Nationale est un corps très inflammable par les temps qui courent. Inutile de s'inquiéter pour les bienheureux parlementaires qui seront logés bientôt dans un immeuble de 10 étages qui sera construit pour abriter les ébats de nos honorables Députés et Sénateurs de la République.

Le DG de la Police a du également démentir l'intention de ses hommes de procéder à l'arrestation de l'ancien parlementaire et candidat à la Présidence Moïse Jean Charles pour troubles publics et incitation à la violence. Quelle comédie! On a tous assisté en direct à cette interpellation de MJC qui a appelé en renforts quelques copains du Sénat qui se sont installé dans sa voiture pour lui donner une immunité parlementaire, chose que le Président du Sénat, Youri Latortue, n'a pas su ou voulu faire pour le Sénateur élu Guy Philippe, lors de l'arrestation de ce dernier en Janvier dernier. Prétextant un simple contrôle de police, Gedeon s'en est est sorti comme un pro. L'exécutif devrait plutôt dire merci au Chef de la Police. Il leur a sauvé la mise. Le Sénateur Latortue lui a promis son aide pour améliorer les services de la Police.

Je suis contre la violence, le vandalisme, la destruction des biens publics ou privés et je déplore surtout la mort de ces deux personnes lors de la manif du 12 Septembre dernier. Mais le peuple haïtien subit chaque jour la violence des hommes politiques depuis ces 31 dernières années de Gouvernements "démocratiques" et je précise:

- N'a t-on pas vu un Président démocratiquement élu faire l'apologie du supplice du collier? Ou un autre donner au peuple ce conseil pour sortir de la misère: " Nager Poun Soti". C'est de la violence. Non?
- La violence est aussi cette dictature Parlementaire et la part du budget (7,2 Milliards de Gourdes pour 146 élus) qui leur est allouée. Et seulement 6,14 milliards de Gourdes pour la Santé de 12 millions d'Haitiens.
- La violence est aussi dans les comportements, la grossièreté, et l'attitude de nos élus au Parlement. (Voir vidéo).
- La violence est la vulgarité légendaire de l'ancien Président Martelly et c'est insupportable. Ses insultes envers les femmes, certains journalistes et ses collègues chanteurs, ne font rire que cette petite poignée de fans débiles qui gravitent autour de lui.
- N'est-ce pas aussi violence quand une certaine presse pourrie, se fait complice de certains hommes politiques et manipulent les informations à leur gré.
- C'est très violent aussi de voir les immondices qui jonchent les rues de la Capitale et des villes de province. Mais nos élus et nos hommes politiques n'en ont cure car ils circulent dans leurs beaux 4x4 blindés ou en hélicoptère.
- Le peuple haïtien subit toutes sortes de violence au quotidien: absence d'eau potable, de soins de santé, d'électricité, d'insécurité, de chômage.
- Les travailleurs subissent la violence du maigre salaire minimum qui leur est accordé
et l'augmentation du prix de l'essence.
- Les écoles borlettes du programme Psugo de Martelly/High Tech Lamothe sont aussi d'une certaine manière une violence affligée aux enfants du peuple haïtien.
- La violence est aussi la frustration de nombreux jeunes diplômés sans emploi qui sont obligés de partir au Chili, a St. Domingue, au Mexique ou au Brésil.
- La violence c'est aussi ces nombreuses familles qui n'ont toujours pas pu faire la rentrée scolaire de leurs enfants.
- La violence peut être aussi l'indifférence de quelqu'un de plus aisé face a la souffrance de son prochain.
- La violence est le non respect de la Constitution et l'absence de l'Autorité de l'Etat.
- La violence est dans toutes les Institutions de l'Etat par leur incompétence, leurs gabegies et la corruption institutionnalisée qui s'y est installée.
- N'est-ce-pas violence l'inefficacité de la Commission Ethique du Sénat et les non-poursuites des principaux responsables du gaspillage et du détournement des Fonds Petro Caribe?
- La violence est aussi l'assassinat d'un paisible routier par un élu et qui n'a pas à répondre de ses actes. Pas de justice pour les pauvres.
- La violence est aussi dans la maltraitance des prisonniers qui croupissent dans nos prisons souffrant de malnutrition et sans soins de santé.
-La violence est dans nos hôpitaux dénués d'équipements, de médicaments avec Le personnel qui attendent toujours des arriérées de salaire.
- Nos policiers subissent la violence au quotidien et n'ont pas pu non plus faire la rentrée des classes de leurs enfants.
- La violence est également dans les grandes dépenses inutiles du Gouvernement dont les membres circulent en hélicoptère en survolant la misère du peuple haïtien.
- La violence est aussi l'opacité et la non-transparence des projets du Gouvernement et la médiocrité de ses membres à faire face à cette période de crise que traverse notre pays.

Enfin, rien ne se fait dans la douceur dans notre pays, même pas la dernière prise de parole du Président qui a annoncé que le budget a été publié et rentrera en vigueur le 1er Octobre prochain. Amen.

Je n'excuse nullement la violence de la manif du 12 Septembre, mais le peuple haïtien a une accumulation de grognes comme celles citées ci-dessus et il n'a pas compris le vote de ce budget par la grande majorité des Sénateurs et ce un Samedi soir. Ces "Papa Guede Bel Garçon" qu'ils ont élu pour défendre leurs intérêts les a laissé tombé.

Le discours du Président de la République hier soir n'a pas calmé les esprits et des manifestations sont annoncées pour Lundi.

Vox Populi. Vox Dei*.

*("Elle se trouve dans la citation Vox populi, vox Dei, généralement traduite par « La voix du peuple est la voix de Dieu », ce qui soulignerait l'importance de l'avis du peuple dans le régime démocratique et dans certaines institutions religieuses".

Michele Bennett Duvalier
Paris, France
Le 16 Septembre 2017

mardi 5 septembre 2017

Plein feu sur Aviol Fleurant !

Par Denis Pierre-Louis

Suivant que vous serez Roosevelt Bellevue ou Aviol Fleurant, la bataille contre la corruption de l’inculpé Jovenel Moïse vous noircira ou vous blanchira.

Associés dans le dossier de surfacturation à 36 dollars l’unité des kits scolaires alors que le prix réel est de 3 dollars l’unité, le petit de taille et d’esprit Roosevelt Bellevue, pris la main dans le sac, a perdu son maroquin au lieu d’être jeté en prison, tandis que l’autre filou Aviol Fleurant, ministre de la Planification et de la Coopération externe, l’architecte du plan kit scolaire, a pu conserver son poste.

Bellevue avait l’intention de dénoncer Aviol Fleurant, mais on le menace de prison s’il le fait. Donc, il se tait pour ne pas aller en prison. Mais, le ministère de l’Economie et des Finances et tous les cadres du MPCE savent qu’Aviol est trempé jusqu’au cou dans ce dossier.

Aviol Fleurant doit son exploit aux pressions exercées par un groupe de députés du PHTK sur Jovenel Moïse. De connivence avec Aviol Fleurant, le longiligne maître minuit Gary Bodeau, homme à tout faire, et d’autres députés corrompus ont menacé Jovenel Moïse de le lâcher au parlement car il avait voulu mettre à pied Aviol Fleurant, dont les doigts sont plus longs que les pieds.

Voleur patenté, dénoncé par Privert pour son côté flagorneur, Aviol Fleurant également ministre de la Planification et de la Coopération externe dans le gouvernement d’Enex Jean-Charles, a mis une vingtaine de véhicules 4X4 du MPCE à la disposition des parlementaires afin de conserver son poste. Des véhicules loués et/ou appartenant au ministère. Ces mêmes députés ont obtenu plein de projets à grands coups de millions du MPCE, tandis qu’Aviol Fleurant a refusé de décaisser des fonds pour un projet déjà approuvé en faveur de Mirebalais, la circonscription de député Abel Descollines qui avait dénoncé Aviol. Lâche, Aviol a appelé Descollines au téléphone pour dénoncer Jovenel qui, selon lui, a donné l’ordre de ne rien faire pour la circonscription de Descollines.

Au juste, qui est Aviol Fleurant ? Fils d’un usurier macoute tortionnaire sous Duvalier père et fils, Aviol Fleurant est né à Ouanaminthe. Son père l’avait placé en pension au Cap-Haïtien pour faire des études au Collège Notre-Dame du Perpétuel Secours. Arrivé au Cap, il s’intéressait surtout au plaisir de l’animation des cérémonies mondaines en compagnie d’Arly Larivière, son camarade de classe. Grisé par la gloire et les filles et l’homosexualité, Aviol Fleurant est devenu addicté de cocaïne et de marijuana. Et il ne s’intéressait plus aux études. Pourtant on le disait intelligent. Finalement, sur intervention de son frère ainé Mesmy qu’il respectait beaucoup, Aviol est entré à l’Ecole de Droit de Cap-Haïtien. Après une année d’études, il est retourné à Ouanaminthe et a obtenu un poste de fondé de pouvoir au tribunal. Il continuait de mener une vie de débauché en fumant marijuana et cocaïne, et en pratiquant l’homosexualité. Il commençait avoir des gestes drôles, proches de la folie quand son frère Mesmy est revenu à la charge avec violence pour l’obliger à rentrer à Port-au-Prince afin de le soustraire de son milieu puant. Voilà comment Aviol Fleurant est venu à Port-au-Prince. A la faculté de Droit et des Sciences économiques, les étudiants le prenaient pour un fou. Toujours vesté, verbe haut, il attirait les foules autours de lui.

Licencié en droit, Aviol Fleurant est devenu avocat de l’église catholique. C’est lui qui défend les prêtres et les évêques accusés de pédophilie et autres exactions sexuelles. Aviol connait par cœur tous les scandales dans lesquels sont impliqués les dignitaires catholiques. Et, sa fougue aidant, il les tire toujours du beau drap. Comme ce scandale de vol d’argent appartenant à l’église du Nord-Est dans lequel était impliqué Chibly Langlois, ami intime d’Aviol Fleurant ou ce prêtre de Léogane qui est allé couché dans un hôtel la fille de sa concubine. Aviol Fleurant est un des principaux dirigeants de l’église du Sacré-Cœur de Turgeau. Le curé Hans Alexandre est le parrain d’un des fils d’Aviol Fleurant. L’épouse d’Aviol Fleurant est aussi une dirigeante de l’église du Sacré-Cœur. Si c’est pour les dirigeants de l’église catholique, Aviol Fleurant, le corrompu, a déjà sa place dans le ciel.

Aviol Fleurant est à la tête d’un petit cabinet d’avocats au Bois Verna. Ce cabinet gère les dossiers les plus sales. L’argent n’a pas d’odeur.

L’épouse d’Aviol Fleurant, Ludmilla Fleurant, était la concubine d’Enex Jean-Charles, professeur d’Aviol Fleurant à la faculté de Droit. Il a fait une passe à Aviol qui s’empressait d’épouser Ludmilla parce que comme la plupart des hommes du Nord, Aviol aime les femmes de teint clair. Le couple Fleurant a trois enfants, trois garçons. Madame Fleurant voit avec son mari les sept couleurs de l’arc-en-ciel. Aviol est un obsédé sexuel qui viole même ses servantes. Et sa femme le sait. Elle s’en plaint souvent auprès des dignitaires de l’église qui ne peuvent pas réprimander Aviol car il connait aussi leurs matières fécales de chat. Pour Ludmilla, vivre auprès d’Aviol est un enfer, mais comment laisser tomber un homme qui case sa femme, en us, au FAES et à ONA ? L’argent, quelle grosse malédiction ! Et puis, comment faire pour vivre avec un homme surpris en flagrant délit d’homosexualité avec un petit protégé, un petit nul appelé Joseph Harry Léon, revenu de Miami où il travaillait dans une boulangerie alors qu’il se dit médecin ?

Arrivé au ministère de la Planification et de la Coopération externe, Aviol Fleurant s’empresse de monter un réseau de vol et de sexe avec l’ancien directeur général Yves Robert Jean, son éminence grise. Chez Yves Robert Jean, c’est un lieu d’orgie. Alors qu’au MPCE, les employés ne parlent que des prouesses d’Aviol qui couche les femmes pratiquement sur la place publique. Aviol raconte ses ébats à qui veut entendre. Une fois qu’il a terminé avec une femme, Yves Robert Jean joue le second : jeunes filles membres de son cabinet, secrétaires des autres directions, ses propres secrétaires, policières, réceptionnaires, Aviol les a toutes passées en revue. Aviol, la langue pendue, les a harcelées, les a pressurées, les a violées, leur a donné de l’argent. Il est aussi parti avec elles, n’en déplaisent à certains maris qui jurent d’avoir la tête d’Aviol. Par ailleurs, le MPCE regorge de membres de la famille d’Aviol : son frère Mesmy, cousins, parents de sa femme, sœurs, frères et concubines de prêtres. On les retrouve par des dizaines. Ils affirment que le prochain président d’Haïti sera Aviol Fleurant. Rien est impossible. Avec autant d’argent volé, Aviol peut tout dans cette Haïti de misère.

De Ricardo à Aviol, en passant par Carlos Hercule, pourquoi les cadres de l’église catholique sont toujours des incompétents, des obsédés sexuels, des cleptomanes et des corrompus ?

Pour surveiller Aviol, Privert avait nommé sa sœur Magalie directeur général. Une fois Jovenel venu, Aviol s’est empressé d’avoir la tête de Magalie. Il a recommandé le corrompu Yves Robert Jean. Mais, le trompeur trompé, on lui donne un baron du PHTK, appelé Thimoléon, ancien député. Au courant de tous les dossiers de corruption d’Aviol, Thimoléon jure d’avoir sa tête. Certes Thimoléon a un passé sulfureux, mais il a raison car Aviol est le cerveau du dossier de surfacturation des kits scolaires. Aujourd’hui, partout où il passe, Aviol est appelé « Nèg Kit la ».

Alors, à quand sa révocation et son emprisonnement ? N’en déplaise à Gary Bodeau !!!!!!!!!!!

dimanche 3 septembre 2017

GASPILLAGE AU SOMMET DE L'ÉTAT - HAÏTI EST-IL UN PAYS RICHE?

MES POINTS SUR LES I DE MICHELE BENNETT DUVALIER
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GASPILLAGE AU SOMMET DE L'ÉTAT - HAÏTI EST-IL UN PAYS RICHE?
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IL FAUT REMETTRE DE L'ORDRE DANS LE CHAOS ADMINISTRATIF HAÏTIEN.
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J'attendais la naissance d'Anya.
Palais national (1984)
Le 31 Août dernier, dans une lettre adressée au Ministre de l'Education Nationale, le Premier Ministre Jack Guy Lafontant avise ce dernier que des Ministres du Gouvernement iront en hélicoptère dans les 9 Départements du pays afin d'assister Lundi prochain à la rentrée scolaire d'une école ou d'un lycée. (Voir copie de la lettre ci-dessous).

En hélicoptère? Je comprends maintenant pourquoi nos dirigeants sont inconscients de la situation dans laquelle se trouve notre pays. Ils ne se déplacent qu'en hélicoptère (plus de $1000 dollars US l'heure de vol) pour aller dans les provinces. Ce sont des "marquises de mon cul sur la commode", des poules de luxe. Entre leurs 4x4 blindés et leur hélico, les avantages en nature, les per diem, le roi n'est pas leur cousin. Ces déplacements en hélico ont commencé sous la Présidence de Préval. Martelly et Lamothe, le petit High Tech en talonnettes en ont largement profité. C'est l'hôpital qui se fout de la charité.

Jack Guy Lafontant, premier ministre
Dans les années 80, j'ai sillonné le pays avec Jean Claude Duvalier. Grâce à lui, je connais les moindres coins et recoins de mon beau pays. On laissait le Palais National vers 3 ou 4 heures du matin et on n'y revenait que le matin suivant. Mais toujours en voitures 4x4. J'avoue que c'était fatigant mais tellement gratifiant car cela nous permettait d'avoir un contact direct avec le peuple et d'entendre leurs différentes doléances. Même enceinte, je n'ai jamais pris l'hélico et souvent je conduisais moi même quand JC le souhaitait. Moins de 3 mois après notre mariage, je me souviens du matin du 5 Août 1980, quelques heures après le passage du cyclone Allen. JCD m'a demandé de prendre le volant pour aller dans le Sud porter secours aux sinistrés. Il s'est installé à côté de moi à l'avant et invita un de nos Ministres à se joindre à nous pour faire la route. Je me souviendrai toujours de la tête du Ministre qui n'était pas très à l'aise que je sois au volant. Assis sur la banquette arrière à côté d'un aide de camp, Il a passé des heures à prier dans la voiture, chapelet en main, le pauvre répondait à peine à Jean Claude qui lui faisait la conversation. Arrivé à destination, Il descendit de la voiture et fit dix fois le signe de la croix et JCD lui dit: "Amen". Ce qui provoqua un fou rire général. Le Ministre admit qu'il avait très peur car il ne savait pas que j'étais un aussi bon chauffeur. 

Le Président Jovenel Moïse a promis transparence, de réduire le train de vie de l'Etat et de combattre la corruption à tous les niveaux. Mais Patatras! Scandale au plus haut sommet de l'Etat! Surfacturation de kits scolaires et le Ministre des Affaires Sociales limogé! Ou sacrifié? Saura-t-on jamais? Serait-ce une manœuvre de l'ancienne administration (PHTK) et de ses acolytes en affaire qui n'ont pas apprécié que le contrat des kits scolaires leur passe sous le nez?

Le président Jovenel Moise
Ensuite c'est au tour du Ministre de l'intérieur de demander au Ministre des Finances un décaissement de 93 millions 500 mille Gourdes (1 million 508 mille US dollars) au nom du Président de la Republique au bénéfice de son projet "Opération Coup de Poing lave figi- Operation d'intelligence" qui comporte 2 volets: "Apaisement social et assainissement". (Voir copies de la lettre). On dirait des termes qui pourraient être utilisé sur une dictature.

Depuis le départ de Jean Claude Duvalier, Il y a 31 ans, on nous bassine chaque jour qu'on est en démocratie. Mais n'y avait-il pas beaucoup plus de transparence sur la dictature? La corruption n'était pas institutionnalisée comme maintenant. Quitte à me répéter, l'aide internationale était de 60 Millions de dollars au moment de notre départ en Février 1986. Une pittance comparée à l'aide reçue depuis 31 ans par les différents Gouvernements qui ont succédé à JCD. Sans compter les Fonds de Petro Caribe qui ont servi à enrichir les uns et les autres et ils continuent à se dévorer sur le radeau de la méduse de notre Pays.

Au moins, sous le Gouvernement de JCD, toutes les Institutions de l'Etat étaient solides et fonctionnelles. On avait tous les services qu'un contribuable est en droit d'attendre de l'Etat. Hôpitaux fonctionnels, transports, Services ambulanciers et d'incendie, écoles et universités, magasins de l'Etat, des rues propres, services de la voirie, ramassage d'ordures et surtout...la Sécurité. Notre Capitale était belle et propre. J'ai d'ailleurs une pensée spéciale pour l'ancien Maire de la Capitale, le Colonel Franck Romain qui vient de nous quitter. Franck Romain a été le meilleur Maire que Port-au-Prince ait jamais eu. Je profite pour présenter mes condoléances émues à sa famille.

On attends avec impatience les résultats de l'enquête sur le "Kits Scolaires Gate" promise par le Premier Ministre de l'éclipse.

Notre pays ne peut rester une machine à désespérer....
Qu'avez-vous fait de mon pays?

Michele Bennett Duvalier
Paris, France
Le 3 Septembre 2017






samedi 2 septembre 2017

Bulletin sismique


MTPTC
BUREAU DES MINES ET DE L’ÉNERGIE (BME) UNITÉ TECHNIQUE DE SISMOLOGIE (UTS)
Delmas 31-33, 11, rue Jacques 1er, Haïti
 
Bulletin sismique
 
Samedi 02 septembre 2017,
16:14:08 heure locale
Magnitude 4.3, 18.946°N, 72.052°W,
profondeur 15.7 km
 
 
L’Unité Technique de Sismologie (UTS) du BME s’associe au Ministère de l’Environnement (MDE) et au Secrétariat Permanent de Gestion des Risques et Désastres (SPGRD) pour informer qu’un séisme de magnitude 4.3 sur l’échelle de Richter a été enregistré le samedi 2 septembre 2017 à 03h14’08’’p.m. (heure locale).
 
L’épicentre a été localisé à 11 km au SudOuest de Thomonde et à 13 km au Nord-Est de Mirebalais dans le Département du Centre. L’épicentre de ce séisme n’a été localisé sur aucune faille majeure connue en Haïti, la secousse a été largement ressentie dans les Départements du Centre et de l’Ouest. L’UTS rappelle à tout un chacun que les séismes ne sont pas prédictibles et peuvent survenir à n’importe quel moment.
 
Par conséquent, face à la menace sismique, les actions de préparation restent et demeurent de rigueur : respect des normes de construction parasismique, apprentissage du comportement à tenir avant, pendant et après un séisme. Port-au-Prince, le 2 septembre 2017
 
Pour l’UTS :
 
Claude Preptit
Directeur Général du BME


vendredi 1 septembre 2017

Affidavit for Joseph Baptiste


Dr Joseph Bpatiste


FBI Compliant: USA v. Baptiste


Case study of a non-for-profit's money laundering disguised as aid to impoverished people in Haiti

Dr. Joseph Baptiste, serves as Chair of the National Organization for the Advancement of Haitians (NOAH), is President Emeritus of Haitian Diaspora Federation, board member of Haiti Invest, LLC and, (as of March 21, 2016) former board member of VCS Mining along with Jean Max Bellerive and Hillary Clinton's brother, Tony Rodham.

Also please note that “Haiti Invest LLC” also known as Company A in Joe Baptiste’s indictment has several well known Haitians as Members of the Board (Pages 68/72). Note the names:

1.- Richard Boncy
2.- Joe Baptiste
3.- Reynold Bonnefil
4.- Harvey Gedeon
5.- Jean Frederic Sales
6.- Rudolph Moise

All the Board Members are under investigation right now. Expect more indictments and arrests.

Also a motion to seal the indictment was rushed to the Court on August 28th 2017, but the arrest of Joe Baptiste by the FBI automatically unsealed the Indictment.

To read the affidavit click on the following link AFFIDAVIT FOR JOSEPH BAPTISTE

La dernière trahison du Président Jovenel Moise !!!! 

(Un texte de Jean-Baptiste Cayot, Politologue.)

Le Président de la République, Jovenel Moise, un homme excessivement émotionnel, a trahi un de ses bras droit, Markenson Antoine.

Aux dires de Jovenel lui-même, Markenson Antoine est son ami personnel qui avait financé sa campagne à hauteur de plusieurs centaines de milliers de dollars. C'est ce qu'il a toujours dit. À rappeler, pour bien le situer, que Markenson Antoine affublé d'un fort bégaiement, est propriétaire de Adeko, sur la route de l'aéroport.

Markenson est tellement influent et proche de Jovenel que sa propre épouse a été placée à la tête du CFI, le centre de facilitation des investissements, de façon à ce que la famille Antoine puisse rapidement tirer l'argent investit dans la campagne. Le couple fait donc les tous premiers contacts avec tous les investisseurs potentiels de ce pays et les dirige vers un cabinet juridique huppé de la ruelle Chériez, propriété d'un autre très proche de Jovenel, pour les suites nécessaires. 

Le couple empoche donc toutes les subsides en provenance du CFI. 

Il faut cependant reconnaître et dire que Markenson Antoine est également très lié à la première dame, Martine Moise, dont il utilise le poids politique pour faire pression sur les directeurs généraux et les ministres du Gouvernement aux fins d'obtention de juteux contrats.

Markenson est un homme extrêmement influent qui a ses entrées au Palais et en la résidence privée de Jovenel Moise, à pèlerin 5, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, quand il veut donc, clamant d'ailleurs haut et fort, à tout venant et partout où il passe : "Fok mwen tiré lajan'm nan !!! "

Dans le scandale des kits, la vérité, telle une bombe, à éclaté cette semaine à la radio. Markenson Antoine est propriétaire de NTG (National Trading Group). Cette compagnie a été contactée par l'ex-Ministre des Affaires Sociales, Roosevelt Bellevue, pour l'achat de 10,000 kits scolaires de qualité et des valises de dos de la marque Jansport. 

Alors qu'habituellement le prix des kits varie entre 17 et 20 dollars américains, cette fois, après calcul savamment dosé par nostrum Antoine, le bègue dont l'esprit fonctionne à la vitesse de l'éclair, la facturation de NTG pour un kit scolaire était de 36 $ US. Vu néanmoins la position politique de Markenson, il a obtenu à la six, quatre, deux, l'aval du ministre, sans aucuns documents de soutien, sans même une lettre du ministère l'engageant à exécuter cette commande. 

Scandale !!! Pour la première fois dans l'histoire des contrats dans ce pays, Markenson Antoine a reçu, en dâte du 25 août 2017, un chèque émis à l'ordre de National Trading Group d'un montant de 21,750,000.- Gdes, équivalant à $339,313.-!!!! 

Coup de théâtre ! Les kits ne sont même pas encore achetés voire livrés et la compagnie a déjà reçu l'intégralité de son chèque !!!! Ce, à un moment où le leitmotiv de l'administration Moise/Lafontant est que les caisses de l'état et de tous les ministères sont vides ! À un moment où le PM exige que toute intervention obtienne son aval préalable ! À un moment où le Président Jovenel Moise lui-même doit moultes sommes d'argent à nombre de fournisseurs pour la caravane !!! À un moment où le Gouvernement essaye de soutirer de notre diaspora 10,000.- Gdes. pour une déclaration définitive d'impôts tirée par les cheveux !!!!

Et voilà que l'argent pour les kits excessivement surfacturés a été débloqué par l'influence de Markenson Antoine, Adeko et NTG et la mafia du Ministère de l'Économie et des Finances. Le chèque, vu l'énormité du scandale et les clameurs véhiculées par les cris qui s'élèvent de partout, n'a pas encore été déposé à l'encaissement !!!

Face à cette fortune réclamée pour des kits, le Président Jovenel Moise, rapidement et stratégiquement, en bon bakoulou, a cru opportun de se dédouaner et de hurler lui-même au scandale au Palais National pensant qu'il s'agissait du Ministre Bellevue, considéré par Jovenel Moise comme un ennemi, à cause du passé de ce dernier avec Jocelerme Privert, dont il était l'un des conseillers. 

Tout le monde connaît la haine viscérale de Jovenel Moise pour tout ce qui touche de près ou de loin au Président Privert et, fort de ceci, pensant tenir sa vengeance, il a exigé ipso facto du PM Lafontant de démettre immédiatement Bellevue de ses fonctions, convaincu qu'il était que l'ex-Ministre des Affaires Sociales avait, de, pour et par lui-même, en solo donc, concocté et monté ce coup fûmant pour réaliser plusieurs millions de dollars US sur des kits scolaires.

Une fois révoqué malhonnêtement, le ministre Bellevue humilié, vilipendé, indigné et remonté a expliqué à ses proches et à qui voulait l'entendre que c'est le Palais National qui lui avait chaudement et exclusivement recommandé Markenson Antoine, bras droit du Président et ami personnel du couple présidentiel, pour l'achat des kits. 

Si l'on peut comprendre la première décision de révocation du ministre pour faute grave, il paraît tout à fait anormal que le plus grand voleur soit tranquillement et benoîtement au Palais, à côté du chef de l'Etat. Il faut donc, pour l'équité des choses et une juste balance, impérativement arrêter Markenson Antoine et enquêter sur la mafia sulfureuse des 30 et 50 pour cent.

 Et si le Président refuse de sévir et de réagir par rapport à Markenson, alors il prouvera au pays une de ces deux choses : soit qu'il protège les corrompus parce-que faisant partie intégrante de cette engeance, de ces bandits en cols blanc, de cette mafia, de ces coupe-gorges soit qu'il est le premier corrupteur de la République.

1) Parce-que dans le cas du chauffeur du Centre National d'Equipement, pour quelques remblais le Président de la République a fait arrêter deux employés du CNE, en pleine nuit;

2) Parce-que Jovenel Moise avait requis le Commissaire du Gouvernement d'émettre des interdictions de départ et des mandats d'amener contre les distributeurs d'essence lors de la commande passée en dehors du BNPAD;

3) Parce-que aux cayes, lors de la caravane, un autre chauffeur du CNE a été arrêté pour quelques gallons de gazoline...

Et voilà que le Président reste baba et ne fait rien pendant que Markenson Antoine, un des membres de son cercle intime, a habilement magouillé pour recevoir du Trésor un chèque de 21,750,000.- Gdes pour 10,000 kits non livrés !!!

Même cause, mêmes effets !!!!! Si pour les mêmes faits de détournement ou de corruption, le même traitement n'est pas appliqué, c'est que Jovenel Moise joue un double jeu ! Et la société civile ensemble le parlement doivent interpeler le ministre concerné et exiger la mise en mouvement de l'action publique contre Markenson Antoine, ce bègue voleur, intrigant, issu de la famille de Jovenel Moise. 

Si ti visié sa'a, si ti san avé sa'a, si ti san won't sa'a, Jovenel kimbé'l bô koté'l, alos li mèt' démissionin ! ... parce-que tout le reste du Palais va se mettre à l'aune des coquins, des voleurs, des vendeurs de patrie et dépecer ce qui reste de la République. 

Jwett pou wou tonton !!!! 

Jean-Baptiste Cayot, politologue.

mercredi 30 août 2017

UN GROS SCANDALE ÉCLATE : LE PALAIS EN MODE CAMOUFLAGE

Aviol Fleurant sous protection; Roosevelt Bellevue mis à pied

Les acteurs dans l’affaire de kits scolaires au Palais national sous l‘ombrelle du pouvoir... 
Pourquoi ? 

Le ministre du Plan et de la Cooperation
externe qu'on dit être l'authentique Nèg kit la.
Un gros scandale vient d’éclater au sein de l’administration Moïse-Lafontant (I’enième !). Soudain le Palais national se trouve en mode de camouflage, histoire d’éviter que soient exposés les proches de la présidence impliqués dans cette affaire de corruption. Une telle opération ne saurait réussir sans se débarrasser sans tarder du ministre du Travail et des Affaires sociales. Son nom ayant fait la une dans les radios de la capitale, il est tout à fait indiqué qu’il soit éjecté du cabinet ministériel, dans une vaine tentative d’apaiser la clameur publique.

En effet, suite au tollé qui a été déclenché dans le presse, depuis déjà presqu’une semaine, dénonçant une opération d’escroquerie au détriment de l’État, dans le cadre d’une commande de kits scolaires, au centre de laquelle a été cité le ministre Roosevelt Bellevue, celui-ci a été révoqué sans autre forme de procès. Dans l’empressement de se débarrasser de lui, car n’ayant pas eu le temps de faire des consultations en vue de trouver un successeur à M. Bellevue, le Premier ministre Jacques Guy Lafontant a été désigné pour combler cette vacance à titre provisoire.

L'ex-ministre du Travail et des Affaires sociales, serait-il le
bouc émissaire ?
Dans un communiqué en date du 28 août, émanant de la primature, et signé du Premier ministre Jack Guy Lafontant lui-mê-me, il est annoncé la nomination de ce dernier comme ministre du Travail et des Affaires sociales a. i. Il remplace Roosevelt Bellevue destitué pour son rôle présumé dans le scandale de kits scolaires.

La radio Scoop FM avait, depuis déjà une semaine, dénoncé ce scandale, précisant que le nom des personnes concernées ne seraient pas rendus publics, car ne disposant par encore de documents à ce sujet. Cela n’avait empêché cette station de fournir cer-tains details relatifs à cette affaire.

Mais, lors de sa comparution au Parlement, pour tenter de justifier l’opération qu’il avait menée, l’ex-ministre du Plan n’a pas réussi à convaincre les parlementaires de son innocence.

On apprend, en effet, que l’escroquerie réalisée contre l’État s’explique par le fait que M. Bellevue a contracté l’achat de kits scolaires à USD 36 $, alors que l’article en question se vend régulièrement à USD 17 $ sur le marché local.

On ne sait pas encore combien de kits ont été commandés. Mais des sources proches du Palais national laissent croire que le nombre ne serait pas inférieur à 200 000. Si ces chiffres se confirment, cette transaction pourrait aisémentse traduire en une rondelette somme qui avoisinerait à peu près un demi-million de dollars. Cela rendrait possible un voyage que le ministre aurait planifié à l’étranger, d’aucuns disaient au Brésil.

Le vrai concerné n’est pas celui qu’on pense

Dans l’émission de Scoop FM, qui avait originellement éclaté le scandale, on faisait état de la participation de deux ministres à cette opération supportés par « deux puissantes femmes » au Palais national. Personne,ni les ministres concernés ni les femmes qu’on faisait passer pour les pilotes de la transaction frauduleuse, n’entend se laisser prendre. À ce jour, l’identité des femmes en question n’est toujours pas connue.

Mais, s’il existe vraiment des femmes comme parties prenantes de ce « deal », il semble que le Palais fasse de son mieux pour que persiste le secret autour de leur tôle dans cette affaire. Par contre, Haïti- Observateur a appris que l’autre ministre concerné serait le titulaire du Plan et de la Coopération externe, Aviol Fleurant, qu’on dit être très proche de la présidence. Au fait, d’aucuns prétendent que ce serait plutôt lui que la malice populaire haïtienne désigne sous l’appellation « Nèg kit la » et non Roosevelt Bellevue.

Dans certains milieux d’affaires proches du Palais national, on affirme que la présidence n’est pas étrange à cette opération, et que Roosevelt Bellevue a été « tout simplement sacrifié », dans l’espoir d’apaiser la clameur publique. Des gens qui connaissent bien le dossier ont laissé entendre que, comparé à la commande qu’ont réalisée « les autres », ce qui signifierait Aviol Fleurant et les autres, Bellevue ne serait «coupable que d’une peccadille».

Pour ces mêmes sources, l’ex-ministre du Travail et des Affaires sociales se serait mis de la partie après voir appris avec quelle facilité « les autres» s’étaient embarqués dans cette opération qui allait leur rapporter plus d’un million.

On laisse croire que le Palais national a mis en branle sa stratégie afin d’éloigner de la présidence tout soupçon de cette affaire de kits scolaires. Toutefois, dit-on encore dans ces mêmes milieux, il sera difficile d’étouffer ce scandale, car trop de gens impliqués dans ce dossier seront « sacrifiés » pour protéger Jovenel Moïse et permettre de mener cette affaire avec lui et en son nom.

Aviol Fleurant est considéré « proche » de la présidence pour avoir réussi à s’insinuer dans les vues de Jovenel Moïse, suite aux contacts qu’il a su établir avec des compagnies chinoises, et qui sont entrées en pourparlers avec l’administration Moïse-Lafontant en vue de l’exécution et du financement d’une série de gros projets évalués à des milliards de dollars. On prétend que Fleurant serait à la base de l’implication des Chinois dans ces contrats et que l’absence de l’actuel ministre du Plan de l’administration compromettrait sérieusement le plan de développement du président Moïse. Autant dire, dans de telles conditions,Aviol Fleurant ne serait pas sur le point de se séparer de l’équipe au pouvoir.

Vu sous cet angle, le scandale auquel aurait trempé Aviol Fleurant ne parviendrait même pas à l’éclabousser. Car Nèg Bannann nan ne manquera pas de sortir l’artillerie lourde pour protéger son homme. Dans cet ordre d’idées, on fera le bouc émissaire de Roosevelt Bellevue.

Ceux qui accusent Moïse d’être au centre de ce dernier scandale attirent l’attention sur la commande de pétrole qui avait mis l’administration Moïse-Lafontant aux prises avec les importateurs de produits pétroliers. Il s’agit d’une affaire similaire, une commande de carburant qui avait été faite au nom de l’État, mais dont les bénéficiaires étaient le président, la première dame et le conseiller du président Wilson Laleau. Le scandale, qui avait éclaté autour de cette transaction, avait fini par s’étendre. Ni vu ni connu.

H.O.

mardi 29 août 2017

Taxes illégales sur les transferts d'argent et les appels téléphoniques!


Voici l'histoire et ma réflexion sur le FNE:

Taxes illégales sur les transferts d'argent et les appels téléphoniques!

Nous réclamons des comptes sur la gestion du Fond National de l'Education!


Dès son arrivée au pouvoir en Mai 2011, le président Martelly a créé deux nouvelles taxes, l'une sur les télécommunications téléphoniques et l'autre sur les transferts d’argent en provenance de l'étranger. La mesure a été prise de manière unilatérale par le chef de l’Etat sans qu’elle ait été discutée en conseil des ministres. Et en plus, aucun projet de loi y relatif n'a été soumis au Parlement aux fins de ratifications dans l'immédiat. Cette mesure est entrée en vigueur le 15 Juin 2011. Dans le cadre de l’application de la décision du président Martelly, les compagnies de téléphones effectuent un prélèvement de cinq (5) centimes sur chaque minute internationale. Quant aux maisons de transfert, elles prélèvent un montant de $1.50 (US dollar) sur chaque transfert d’argent en direction ou en provenance d'Haïti.

Nous notons aussi que ces taxes ont été imposées par M. Martelly de manière illégale et inconstitutionnelle. Elles visent particulièrement les haïtiens vivant à l’étranger que les politiciens ont toujours considéré comme une véritable vache à lait. En effet, depuis plus de six (6) ans, les gouvernements qui se sont succédés à la tête du pays, perçoivent ces taxes en dehors de tout cadre légal et sans aucune forme de transparence. D’ailleurs, l’argent collecté n’a pas été budgétisé. Officiellement, les fonds collectés dans le cadre de ces nouvelles taxes, devraient servir à financer l’éducation des jeunes haïtiens non scolarisés à travers le « Fonds National de l’Education (FNE) ».

D’après les calculs de l’Exécutif haïtien, ces taxes devraient générer chacune un montant de 180 millions de dollars sur une période de cinq ans pour la scolarisation de 1.5 millions de jeunes haïtiens sur la même période. Autrement dit, le pouvoir en place projetait de collecter un montant de 360 millions de dollars sur cinq ans afin de financer l’éducation de ces jeunes non scolarisés. Ceci  illustre bien l’objectif du gouvernement de l'époque, en matière de scolarisation gratuite des enfants haitiens...

Selon des chiffres avancés à la fin du mois de Juin 2011 à New-York par le président Michel Martelly lui-même, « à raison de cinq centimes collectés par minute sur les appels internationaux, les compagnies de téléphones ont prélevé une somme de 100 mille dollars américains par jour pour le compte du FNE. » En fait, chaque mois, le Fonds National de l’Education encaisse au moins trois (3) millions de dollars américains. Si  on multiplie trois millions par 60 mois (période allant du 15 Juin 2011 au 15 Juin 2016, soit cinq ans) cela fait une somme de 180 millions de dollars collectés par le régime, rien que sur la taxe sur les télécommunications.

Quant à la taxe sur les transferts d’argent en direction ou en provenance d’Haïti, elle devrait générer au moins cinq (5) millions de dollars américains chaque mois,  selon les prévisions du chef de Mr. Martelly. En additionnant les 3 millions prélevés mensuellement sur les appels téléphoniques au 5 millions de dollars sur les transferts d’argent, on obtient un montant de huit (8) millions de dollars collectés chaque mois par le Conseil National des Télécommunications (CONATEL) et la Banque de la République d’Haïti (BRH). En fait, quand on multiplie les 8 millions par 60 mois (une période de cinq ans), cela fait un montant de 480 millions de dollars américains. Donc, Après cinq ans de de collecte, le gouvernement haïtien avait atteint largement ses objectifs au-delà même de ses espérances quand on sait que la démarche consistait à encaisser la bagatelle somme de 360 millions de dollars américains pour financer l’éducation des jeunes haïtiens. En effet, tout allait bien pour le régime Tet Kale. Au cours de cette période, les transferts d'argent sur Haïti coulaient à flot. Par exemple, selon le gouverneur de la Banque Centrale de l'époque, Charles Castel, les transferts d’argent sur Haïti ont connu une augmentation de 8% au cours de l’année 2013.

Cependant, nous relevons de nombreuses anomalies dans la façon dont les deux taxes sont perçues. Premierement, nous notons que la création de ces taxes viole la Constitution. L’article 218 de la Constitution dit clairement la façon dont il faut procéder pour créer de nouvelles taxes: « Aucun impôt au profit de L'État ne peut être établi que par une Loi. Aucune charge, aucune imposition soit Départementale, soit Municipale, soit Section Communale, ne peut être établie qu'avec le consentement de ces Collectivités Territoriales" (Constitution 1987, Titre VII). Il est vrai qu’un projet de loi relatif à la création du Fonds National de l'Education avait finalement été transmis au Parlement très tardivement, mais sa ratification par les deux chambres se fait encore attendre.

Deuxièmement, ces taxes revêtent un caractère discriminatoire. Elles concernent les haitiens de l'etranger qui, principalement envoient des fonds en  Haïti au bénéfice de leurs familles et, dans une moindre mesure, les haïtiens vivant en Haïti qui financent l’éducation de leurs enfants étudiant à l’étranger. Nous estimons que, pour être justes, ces taxes devraient être appliquées à tout haïtien ayant un revenu quelconque en commençant par le président de la République. Les enfants d’Haïti ont besoin d’être éduqués pour garantir un meilleur avenir pour eux-mêmes et pour le pays. On est d'accord. Cela doit être un effort national auquel tous les haïtiens doivent participer dans la perspective d’une transformation de la société haïtienne. Les haïtiens d’outre-mer généralement tenus à l’écart de la sphère politique du pays, ne peuvent à eux seuls, supporter le fardeau de la scolarisation des enfants d’Haïti. C’est avant tout la charge de l’Etat.  Et aussi, faut-il mentionner que le budget annuel de la République alloue toujours un montant pour le financement de l'éducation à tous les niveaux.

Troisièmement, la collecte et la gestion des fonds recueillis dans le cadre de ces nouvelles taxes se font de manière occulte. Les citoyens ne savent pas qui dirige le FNE et quel est leur statut et leur rémunération.

Quatrièmement, pour l'instant, les gouvernements qui se sont succédés à la tête du pays n'ont jusqu'ici communiqué de chiffres relatifs au montant collecté. L'utilisation des fonds collectés est gardée top secret. On se souvient à l'époque , l'ancien président Martelly avançait des chiffres qui ne correspondaient ni à ceux fournis par le gouverneur de la Banque Centrale et ni à ceux du Conseil National des Télécommunications (CONATEL). Par exemple, en Décembre 2012, Michel Martelly parlait de 16 millions de dollars collectés au nom du FNE par la BRH et le CONATEL après plus d’un an de collecte de ces taxes. Le 14 Décembre de la même année, le Conseil National des Télécommunications (CONATEL) informait avoir déjà collecté pour la période allant du 15 juin 2011 au 15 Février 2013, une somme de $ 43, 479, 902,36 dollars US auprès des compagnies téléphoniques pour le compte du FNE. Quel contraste!

Difficilement vérifiable par des sources indépendantes, dès 2013, le gouvernement affirmait avoir déjà scolarisé plus de 1.2 millions de jeunes haïtiens. A en croire la propagande officielle, le gouvernement était donc en passe d'attendre ses objectifs en moins de trois ans. Ces chiffres avancés par le gouvernement ont suscité et suscitent encore des commentaires les plus divers, voire des controverses. Des leaders d’organisations d’enseignants, des dirigeants de partis politiques, des responsables de la société civile ont mis et mettent encore en doute le nombre d’enfants scolarisés par le gouvernement dans le cadre de ce programme lancé à grand renfort de propagande. Il en résulte que, les haïtiens ont le sentiment d'avoir été trompé par les dirigeants Tet Kale, d'autant que PSUGO ( Programme de Scolarisation Universel Obligatoire n'existe plus. C'était le programme phare du gouvernement. Ce qui met en relief donc, la crise de confiance qui caractérise les rapports entre les gouvernants et les gouvernés. 

En effet, sur ce sujet particulièrement et sur bien d’autres, les différents gouvernements successifs qui ont dirigé le pays au cours de cette période accusent  un déficit grave de crédibilité et de confiance. Tenant compte des chiffres fournis par le Ministère de l’Education nationale, nous estimons qu’un bond significatif a été fait en matière de fréquentation scolaire en Haïti. En 2012 par exemple, le taux de fréquentation scolaire est passé à 77% , alors qu’il était de 50% en 2005. Cependant, nous relevons que le système éducatif haïtien reste confronté à d’énormes défis et que l’accès à une éducation de qualité demeure encore très limité et un luxe pour la majorité des jeunes haïtiens. Contrairement à la Constitution haïtienne et la déclaration universelle des droits de l’homme consacrant l’accès à l’éducation comme un droit fondamental et inaliénable, l’école demeure un luxe et un privilège en Haïti.

Selon le recensement scolaire réalisé en 2011, l’Etat haïtien satisfait à peine 20% de l’offre scolaire. C’est le secteur privé qui gère le reste, soit 80%, quasiment à sa guise. D'ou, une éducation à multiple vitesse. Une instruction avec des écoles congréganistes, des écoles internationales et certains établissements laïques qui sont pourvus de tout et répondent à des normes generaTandis que 70% en grande partie,  de lycées, d'écoles communales, presbytérales et privées sont dépourvus de tout et offrent une instruction vraiment au rabais.  En fait, nous croyons que l’Etat haïtien doit tout mettre en œuvre, sans parti prix social, pour garantir l’accès équitable à une éducation de qualité aux enfants d'Haiti, peu importe leurs conditions sociales. Nous estimons urgent que des mesures soient prises en vue du renforcement des structures de gouvernance et de régulation du système éducatif tout en garantissant l’amélioration de la qualité des services éducatifs. Il nous faut donc une école vraiment haïtienne pour former de véritables citoyens haïtiens pour Haïti. Le pays ne peut plus se payer le luxe de développer un système scolaire qui dénature ou détruit l’éducation !

Nous relevons  aussi que le terme de la gratuité scolaire a été galvaudé et vidé de son sens et de son essence. Il est inconcevable de croire en la gratuité scolaire sans la construction massive d’écoles publiques, sans la formation de nouveaux enseignants y compris l'introduction d'outils technologiques dans les écoles du préscolaire au secondaire. Il faudrait, disent les experts, au moins 130 mille nouveaux enseignants pour assurer la formation des nouveaux élèves. Nous encourageons le partenariat secteur privé/secteur public. Mais quand l’Etat collecte des taxes illégales pour payer la scolarité de certains jeunes haïtiens dans des écoles privées, on ne peut parler de la gratuité scolaire. Il s’agit d’une subvention de l’Etat. La gratuité scolaire voudrait que l’Etat prenne en charge totalement l’éducation des enfants de la maternelle à la philo. Et cela interpelle nous interpelle, nous qui revendiquons le respect des droits de tous les haïtiens vivant en Haïti et à l’étranger.  

La Constitution de 1987 fait de l’Etat Haïtien le garant du droit à l’éducation de chaque haïtien. Elle le dit clairement en son article 32-1 : « L'Education est une charge de L'État et des Collectivités Territoriales. Ils doivent mettre l'École gratuitement à la portée de tous et veiller au niveau de formation des Enseignants des Secteurs Public et Privé. » Cela revient à dire que, si l’Etat entreprenait de scolariser les jeunes haïtiens, ce serait une initiative louable. 

Cependant, cela doit se faire dans le respect stricte de la loi. Et quand l’Etat ne répond qu’à environ 20% de la demande scolaire dans l'ensemble du pays, c’est une vraie anomalie et une violation de la Constitution. Cette même Constitution précise que : « La première charge de L'État et des Collectivités territoriales est la scolarisation massive, seule capable d'aider au développement du Pays. L'État encourage et facilite l'initiative privée en ce domaine (Constitution 1987, article 32-2, Titre III, Section F). » La Constitution ne dit pas que le secteur privé doit se trouver quasiment en position de monopole dans le secteur stratégique de l’éducation, mais plutot  l’Etat. Toutefois, dans le cadre d’un Etat de droit et démocratique, l’Etat doit toujours encourager les initiatives du secteur privé. Et on est d'accord là-dessus.

Nulle part dans la Constitution il n’est dit que l’éducation est à la charge des haïtiens vivant à l’étranger. Mais bien celle de l’Etat. Et même si on définit l’Etat comme l’ensemble des citoyens d’un même pays, cela ne veut pas dire que les haïtiens d’outre-mer auxquels on refuse tout droit de participation et d’intégration à la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays, doivent assumer entièrement cette charge. Evidemment, les haïtiens de l’étranger encouragent toute une initiative visant la modernisation et la dynamisation du secteur de l'éducation. Cependant, nous sommes  opposés à toute forme de totalitarisme fiscal, d’abus de pouvoir et d’exploitation à outrance des haitiens de l'etranger. Et nous estimons qu’il est temps qu’on arrête de considérer les haïtiens d’outre-mer comme des pourvoyeurs d’argent, véritable une source intarissable pour financer toutes sortes d'opérations occultes entreprises par les politiciens. Pour nous les taxes illégales, discriminatoires et sélectives imposées arbitrairement par le régime « Tèt Kalé » (crâne rasé en français) sur la communication et sur les transferts d’argent constituent une forfaiture inacceptable.

Selon le Ministère des Haïtiens Vivant à l’Etranger (MHAVE), les haïtiens de l’étranger forment une population de 4.5 millions d’habitants (Mai 2013). L’apport de ces haïtiens à l’économie nationale est considérable, même s’ils sont encore privés de l’exercice de leurs droits civils et politiques en Haïti. En effet, la Banque Mondiale estime que les haïtiens d’outre-mer envoient chaque année plus de deux milliards de dollars en Haïti sous forme de transfert d’argent, de nourriture et autres. Il est vrai que cet argent ne contribue pas directement au développement du pays, mais il sert à diminuer la pression de la devise americaine sur la gourde (moniae nationale) et sur l’Etat qui ne peut pas donner du travail aux haïtiens. , faciliter une meilleure circulation de devise dans le système économique national.

De tout temps, les haïtiens de l’étranger ont toujours fait les frais de la politique mesquine, selective des gouvernements haïtiens. Ils sont livrés à eux-mêmes. En raison des taxes exorbitantes imposées par le gouvernement, le billet d’avion en direction d'Haiti revient le plus cher pour les haïtiens que pour tous autres ressortissants d’autres pays de la région Caraïbes. La situation est quasi  similaire pour la communication téléphonique. Haïti est de loin le pays où la minute internationale est la plus chère. On dirait que les autorités haïtiennes seraient en train de tout faire pour décourager les haïtiens d’outre-mer à rentrer chez eux pour y investir. C’est surtout au niveau des services de douane que les haïtiens expatriés désireux de faire des affaires en Haïti sont les plus maltraités. Ils sont obligés de payer des taxes alors que le peu de service reçu est tout à fait grabataire et inacceptable. Un gouvernement éclairé devrait faure des haïtiens de l'étranger des partenaires privilégiés en matière d'investissements au lieu de les harceler économiquement.

En effet, quand il s’agit de dédouaner des marchandises, les compatriotes de l’étranger connaissent toutes les péripéties du monde dans le pays « open for business ». Le service n’est pas à point et ils sont souvent contraints de verser des sommes faramineuses à un réseau parallele de racketeurs mis en place pour les rançonner. Deux exemples pour illustrer cette situation. 

D’abord, l’année dernière, un jeune haïtien vivant aux Etats-Unis a décidé d’investir dans le secteur du transport en commun en Haïti. Il a fait l'acquisition de deux minibus usagés, mais d’année plus ou moins récente et en bon état de fonctionnement au prix de 14 mille dollars américains. Une fois arrivée en Haïti, il lui a été demandé 20 mille dollars américains pour les dédouaner. N’ayant aucun contact avec le réseau de racketeurs, il a dû renoncer a dédouaner les deux véhicules et du même coup mettre une sourdine à son projet.

Deuxième cas, une quinquagénaire fait entrer un conteneur régulier en Haïti via le port du Cap-Haïtien. Après plus d’un mois de va-et-vient, elle parvient à dédouaner sa marchandise. Elle a payé 28 mille dollars haïtiens (140 000 gourdes) alors que le reçu qu’on lui a remis mentionne 72 mille gourdes. Autrement dit sur cette transaction, l’Etat encaissera probablement 72 mille gourdes alors que la victime a déboursé quasiment le double de ce montant.
Fort de toutes ces considérations, nous recommandons ce qui suit au gouvernement haïtien :
• 1. Etablir un cadre juridique et légal qui tient compte de tous les haïtiens sans distinction dans la collecte des taxes ayant un revenu (qu’ils vivent en Haïti ou à l’étranger) pour qu’ils contribuent au Fonds National de l’Education;
• 2. Publier régulièrement et sur une base mensuelle des rapports sur l’état de compte du Fonds National de l’Education (FNE) ;
• 3. Inclure l’argent collecté dans le budget de la République et assurer qu’il sert aux fins préposées;
• 4. Rendre la gestion du FNE transparente en incluant en son sein des représentants d’organisations d’enseignants, de parents et d'haïtiens d’outre-mer ;
• 5. Enfin, placer le FNE sous la tutelle du Ministère de l’éducation national au lieu du Palais national.

Francklyn B. Geffrard
28 Août 2016

Tonton Bicha tu m'attristes !



"Le Gouvernement Est aux aguets, et Avide D'argent".
 
Par Michelle Mevs

Il Cherche par tous les moyens À Trouver Des Sources De Revenus Pour Garnir Les Fonds Publics asséchés; Et, Mener également Sa Politique Quasi-obscurantiste, Évidemment Inefficace.

Voila Donc Qu'il Forge Tout Un arsenal De mesures fiscales (Sur Base De Décret) Et Qu'il S´attèle À en imposer Aux Citoyens Haïtiens Vivant Localement Et Ailleurs.

Ceci Dit, le Manque De Respect évident Pour Les Populations au pays et ailleurs,  Énerve Les Communautés Haïtiennes toutes entières. La colère s´exprime! La Position Autocratique Qu'adopte Le Gouvernement Jovenel/Lafontant Lui Fait croire Qu'il Peut Tout Se Permettre et surtout imposer ses décisions fiscales et même Renforcer Sa Position auprès d´un électorat en formation:
  1. Il Accoure À Une Grosse Gueule, cet Avocat qui cherche à impressionner par sa voix : Me Reynold Georges. 
  2. Quand Cela Ne Marche Pas, Il Accoure À La Publicité Du Très Amusant Tonton Bicha Pour Convaincre l'incrédule. Le Discours tordu De Bicha Est décidément bien Triste et nous sommes désolés que cet artiste se laisse amené à de tels artifices qui vont le priver tôt ou tard du capital sympathie dont il jouit auprès de ses fans!
La Narrative Contre-vérité Des Dirigeants Politiques Et Somme Toute Du Gouvernement Jovenel Moise/Lafontant Fait De La Menace Son Instrument “Démocratique”.  Quand Cela Ne Marche Pas, il S'arme carrement De l´artifice Distraction Qu'offre Un Vieux Caractère, le Tonton Bicha national, Habituellement bon "ti-granmoun" Mais, Qui S´habilite Pour L'occasion à pervertir le message public au goût du gouvernement.  Mais, Cela Ne Marche -Quand Même- plus,  toute cette manipulation communicative... Parce que tant va la cruche à l'eau “sale” qu'elle se casse et se retrouve en morceaux jetés aux poubelles-fatras !

Notre Jeunesse: Toute Une Nouvelle Génération De Jeunes Haïtiens Sont Méprisés Au Pays. On Ne Leur Offre Rien: Ni Travail Ni Avenir. Leurs Manifestations Courageuses N'ont Aucun Effet Sur Les Coeurs Durs Des Comédiens Gouvernementaux aux Ambitions personnelles Démesurées.
Il N'y A Pas Si Longtemps, Un Jeune Haïtien Se Retrouvait, -je ne puis effacer cette image de ma mémoire-, Étalé À Même Le Sol, Piteusement Désarticulé, Baignant Dans Son Sang, Et dire que C'était Le Doyen De Son École Qui Au Volant De Sa Bagnole Lui Était Passé Dessus., volontairement. 
 Comment Oublier Cette Atroce assassinat?   Ce Crime restera-t-il à jamais Impuni?
 Le Silence Gouvernemental Est Criant et démesurément offensant.

Et Voilà Que Le Gouvernement Qui Avait Promis Monts Et Merveilles Ne s'arrête Pas Là. Sa Démarche devient honteuse, (il est seul à ne pas s'en rendre compte), quand il exige Aux Jeunes De Rigoler Avec Tonton Bicha. Parce Qu´eux, Les Jeunes haïtiens, Sont Trop Bêtes, et même ironiquement dit, Parce Qu'ils Devront payer "vle pa vle"  Des Taxes Forfaitaires De US$184  À L'administration Publique, ceci  Dans Un Délai Proche. Vaut mieux rire que de pleurer?

N´est-ce pas absurde? Ce Gouvernement Qui N'est Pas Intervenu Quand on Fracassait notre jeunesse, toutes preuves et témoignages à l'appui.  Ces personnes Qui Méprisent notre jeunesse Tout Bonnement, qui la Condamnent À L'exil, qui n'en ont cure: ...Mais, qui sont-ils ces montres?

Qui sont ces "nouveaux riches" au pays? Or, ce sont les “Nouveaux Riches” Parvenus Au Pouvoir qui se rejouissent. Il Est fort clair Que Les Dirigeants politiques -actuellement Au Pouvoir-  Font Partie De Ces “Nouveaux Riches” Du Régime PHTK. Ils Sont En Majorité les Mêmes éléments-Manipulateurs (-sans Appels D'offre- Et Aux Contrats à Montants Sur-gonflés) des Investissements Petrocaribe. Eux tous, vivent leur vie Tout À Fait Tranquils, leur avenir assuré. Alors, peu importe le désespoir de la jeunesse haïtienne et son état de précarité ?

Parti-prenants De La Volatilisation Des Fonds Petro-caraïbes, Ils Demeurent Sans Grande Inquiétude Dans Leur Grand Confort Personnel, à leurs postes dans l´administration publique, sans inquiétude, Attendant Seulement De Reprendre Leur Position Au Pouvoir En 2020.

Amende honorable? On pourrait malgré tout se demander à propos de Ces personnes, s'ils Ne Penseraient pas Faire en quelque sorte Amende Honorable.
Ayant Participé A La Ruine Du Pays, Et À L'assèchement Des Fonds Publics, Ne Pensent-ils Pas Se Mettre En Branle Pour entreprendre quelque action redempteur,  Un Minimum?  Ils Pourraient Par Exemple Commencer Par Établir des Plans D'investissement en vue de Donner Du Travail à la population. Ce serait bien, Un geste intelligent de bonne volonté. 

La Création D'emplois Etant Actuellement Une Nécessité Majeure!
Je Ne Sais Prédire L'avenir, toutefois, La Logique Arbitraire De Notre Gouvernement Et Son Entêtement À Justifier Sa Bêtise fiscale est un signe de la pathologie qui l´habite. En Voulant Prendre, Tout Prendre Sans Rien Donner; En Refusant De reconnaître Son Impossibilité De Mener À Bien La Tâche Pour Laquelle Jovenel A Été Élue Et son P.M. installée: Ce Gouvernement  implose le pays!
Il Se Devrait De Démissionner sans délai.

Le gouvernement Jovenel/Lafontan   S'arqueboute dans sa position abjecte, essayant de lancer mais trop tard un double-message qui ne passe pas. Il est dans Une Logique arbitraire au Fonctionnement abusif qualifié sur place et dans la diaspora comme “Obsolète”. Les Dirigeants Politiques de notre pays, par leur entêtement certain Démontrent À Tout Un Pays Qu'ils Sont Mauvais et recidivistes.  Le reste est en devenir.