jeudi 30 juin 2016

NOTE POUR LA PRESSE DE LA FUSION DES SOCIAUX DÉMOCRATES HAITIENS


Edmonde S. Beauzile


NOTE POUR LA PRESSE

Port-au-Prince, le 29 juin 2016

La FUSION DES SOCIAUX DÉMOCRATES HAITIENS a assisté avec consternation au spectacle désolant offert le mardi 28 juin 2016 par une Assemblée Nationale ayant en son sein des Parlementaires mal élus. Faut-il rappeler que la Commission Indépendante d’Évaluation et de Vérification Électorale (CIEVE) a recommandé sans équivoque de reprendre le processus électoral de 2015 dans son ensemble ?  Aujourd’hui, il est navrant de constater que ce sont ces Parlementaires qui ont choisi de violer la constitution (élection d’un président au second degré) créant ainsi une situation d’instabilité politique. En effet, le 14 février 2016, ils ont avalisé l’ACCORD que la FUSION a dénoncé comme étant incapable de constituer la solution à la crise post-électorale.
Les protagonistes de cet accord ont lamentablement échoué.  Comme la FUSION l’avait prédit, il n’y a pas eu d’élections le 24 mars 2016 et il n’y a pas eu de président élu le 14 mai ni le 14 juin 2016.  Il est inacceptable que sous prétexte de maintenir au pouvoir, un président de facto, ceux qui ont échoué prétendent rééditer la même opération qui immanquablement aboutira au même résultat.  Il est inacceptable aussi de laisser des usurpateurs continuer à imposer leur volonté à la classe politique, à la société civile et à l’ensemble du peuple haïtien.  Comment croire qu’en répétant les mêmes erreurs avec les mêmes personnes on peut aboutir à des résultats différents ?
La FUSION croit qu’il est temps que les haïtiennes et les haïtiens se décident à prendre leur destin en main et à signifier clairement leur désaccord à ceux qui pensent se pérenniser au pouvoir en mettant en place des mécanismes visant à influencer les résultats des prochaines élections au profit de leur famille politique.  La FUSION, fidèle à ses valeurs sociales-démocrates, continue de croire dans le dialogue inclusif comme méthode privilégiée de résolution des conflits. Le président de facto a laissé passer l’opportunité de convoquer ce dialogue, le parlement a démontré son incapacité à prendre une telle initiative. C’est pourquoi la FUSION en appelle aux personnalités morales , civiles, religieuses et politiques à engager dans les meilleurs délais ce dialogue citoyen qui nous permettra de définir une feuille de route réaliste, consensuelle pour un gouvernement de transition sous la présidence d’un juge issu de la Cour de Cassation. La sagesse, l’intérêt national et les précédents historiques nous commandent d’emprunter cette voie qui peut nous conduire vers un fonctionnement normal de nos institutions et nous éviter une dégradation accélérée de la situation de notre pays sur les plans économique, social et sécuritaire, avec les conséquences désastreuses que cela peut avoir sur la construction de la démocratie et le recouvrement de notre souveraineté.
Edmonde S. Beauzile
Candidate à la Présidence

mercredi 29 juin 2016

Haïti – Politique: Le « Core Group » exhorte les parlementaires à poursuivre, sans délai, l'Assemblée Nationale.

Dans un communiqué en date 29 juin 2016 le Core Groupe encourage les parlementaires à poursuinvre, sans délai, la session de l'Assemblée Nationale pour mettre fin à l'incertitude politique qui prévaut depuis le 14 juin et assurer la poursuite du processsus électoral.
La Représentante spéciale du Secrétaire général pour Haïti, Sandra Honoré

Port-au-Prince, 29 juin 2016 - La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies et les autres membres du «Core Group» (les Ambassadeurs du Brésil, du Canada, de l’Espagne, de la France, des États-Unis d'Amérique, de l'Union Européenne, et le Représentant spécial de l'Organisation des États américains) déplorent l’incapacité du Parlement lors de la séance de l’Assemblée Nationale du 28 juin à exercer ses responsabilités en vertu de l’article 7 de l’Accord du 5 février. 

Le « Core Group » exhorte tous les parlementaires à poursuivre, sans délai, la session de l’Assemblée Nationale pour mettre fin à l'incertitude politique qui prévaut depuis le 14 Juin et assurer la poursuite du processus électoral. Le « Core Group » demande à tous les acteurs politiques de contribuer à créer les conditions propices à cet effet.


mardi 28 juin 2016

Senado de Haití abre investigación contra Félix Bautista por supuestos actos de corrupción

 
Según la investigación, el senador por San Juan realizaba depósitos a favor de candidatos supuestamente para garantizar buenos contratos en el país vecino

SANTO DOMINGO, República Dominicana.- El Senado de la República de Haití abrió una investigación en contra del senador dominicano Félix Bautista, quien habría realizado depósitos millonarios a favor del expresidente Michel Martelly, cuando era candidato a la presidencia y después de ser electo para el cargo, supuestamente para garantizar buenos contratos en el país vecino.

En un trabajo de investigación realizado por la periodista Nuria Piera en 2012, se presentaron documentos que demostraban los depósitos hechos a través de las empresas del senador por la provincia San Juan y de empresas de allegados a éste, que ascendían a 2 millones 587 mil 100 dólares – más de 100 millones de pesos dominicanos –.

Las empresas del senador Bautista involucradas en los hechos fueron HADOM, Diseño de Obras Civiles (DOCE), y Constructora ROFI. Las que también hicieron aportes a la entonces candidata a la presidencia de Haití, Mirlande Manigat, que ascendían a 250 mil dólares.

Recientemente, el senador haitiano Youri Latortue, presidente de la Comisión Anticorrupción en el Congreso haitiano, reveló datos del proceso de investigación contra el senador dominicano.

Con estas ayudas parece ser que Félix Bautista se garantizaba obtener buenos contratos en Haití y,  precisamente, el exprimer ministro de Haití, Jean Max Bellerive, reveló que Bautista se le acercó para ofrecerle el servicio de sus empresas para la construcción de obras de infraestructura en Haití.

En el reportaje publicado por NCDN, se señala que había preocupación en Haití por los seis contratos que el exprimer ministro Bellerive firmó solo unos días antes de irse el 14 de mayo de 2011, con las empresas del senador Bautista por un monto que sobrepasa los 324 millones de dólares.

En el año 2015, las autoridades haitianas revelaron que le fueron quitadas las obras a Bautista porque “trabajaban de manera muy lenta y los edificios estaban atrasados”, pese a que se empezaron a construir en 2011.

“Tenemos  testimonios de personas que nos han dicho saber que ese dinero fue entregado, el propósito de esta investigación es de desenmascarar todo, dado que los contratos no terminaron, algunos empleados de las empresas dijeron que el dinero fue entregado a las autoridades es la razón por la cual no se han terminado las obras. Mediante esta investigación queremos saberlo todo, ¿cuánto dinero fue entregado? ¿Por qué los contratos no terminaron? ¿Quién entregó ese dinero?”, respondió Latortue durante la entrevista realizada por Piera en el programa Nuria Investigación Periodística.

Dos de los contratos aún siguen en mano de las empresas del senador dominicano.


Acento.com.do

Haïti - Élections : Le CEP continue d’appliquer le calendrier électoral ​



Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) rappelle que c’est le mardi 28 juin à minuit au plus tard que prennent fin les inscriptions pour le renouvellement du tiers du Sénat. En date de lundi, le CEP a reçu la confirmation de 28 Partis et regroupements de partis politiques dans le cadre de ce processus enclenché le 15 juin dernier.

Parallèlement, les techniciens de la Direction du Registre Électoral (DRE), ont été répartis à travers les 10 départements en vue d’une formation des agents techniques au niveau des Bureaux Électoraux Départementaux (BED) et Communaux (BEC). Ces agents techniques sont chargés de résoudre les problèmes des structures déconcentrées du CEP en matière informatique et technologique.

Le CEP informe, que plusieurs autres opérations techniques, telles que la réforme de la machine électorale, la remise en état de fonctionnement des infrastructures et l’élaboration d’un nouveau plan de sécurité électorale, s’effectuent actuellement dans la perspective des prochaines joutes.

 

Haiti Libre

Mes points sur les i de Michèle Bennett Duvalier.

Michèle Bennett Duvalier

MES POINTS SUR LES I
DE MICHELE BENNETT DUVALIER
Pour toi, Jean Claude.
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"Les emmerdes, c'est comme les cons, ça vole toujours en escadrille." (Jacques Chirac)

Chers amis de Facebook,

Coucou! Me revoilà!

Je me suis réveillée le matin du 23 Juin dernier pour constater que je n'existais plus sur Facebook.

Eh oui! J'ai été hackée!

Ma page sur Facebook avait disparue! Toutes mes publications, photos, commentaires et messages se sont volatilisés. Mes "amis" avaient tous disparus. Basta! Finito!.

Ma première réaction a été de me demander comment cela a pu arriver? Est-ce Facebook qui m'a effacée? Je ne le pense pas, car je suis respectueuse de leur "policy". Je n'ai pas publié de photos interdites par la loi, je n'ai pas violé les règles de Facebook et surtout je n'ai jamais été irrévérencieuse envers qui que ce soit. Même pas envers cette petite poignée de mes "adorables petits" détracteurs! Je suis clean. J'ai toujours été respectueuse des lois et des règles, je crois que je peux dire que je suis un bon petit soldat. Enfin, je suis de la vieille école, mais je suis loin d'être parfaite. C'est tellement ennuyeux d'être parfait.

Alors, je suis arrivée à la conclusion que je dérange!

Oui, chers amis, vous qui m'avez si bien accueillie, je dérange certaines personnes ou groupuscules politiques.

Je dérange car j'ai osé ouvrir la bouche après 30 ans de silence.

Je dérange par ma franchise, mon audace et mon culot.

Je dérange car je suis une femme. Oui! Une femme dans tous le sens du mot. Une femme qui est mère de 4 enfants, pour qui la famille est sacrée. Une femme qui apprécie les belles choses! Eh oui messieurs les journalistes, je ne suis pas hypocrite et ne vous en déplaise, comme toutes les femmes, j'aime le luxe, les beaux vêtements, les belles fourrures et les bijoux! Et j'ai la chance d'avoir eue un époux en la personne de Jean Claude Duvalier, qui avait un goût exquis et qui m'a énormément gâtée.

Un homme d'une classe folle et d'une gentillesse incroyable! L'homme dont toutes les femmes rêvent de rencontrer un jour!

Je dérange car je suis toujours restée digne et droite dans mes bottes.

Je dérange car je n'ai jamais fait de compromis avec qui que ce soit, car trop indépendante et libre.

Je dérange car je n'ai pas été Madame 10% ou 20% et que je n'ai jamais été en affaires avec qui que ce soit dans le secteur privé ou ailleurs et jamais je n'ai jamais été comptable des deniers de l'État. Je dérange car je n'ai jamais appartenu à un clan, un groupe, une chapelle, un club, ou une association.
Je dérange car je ne milite pour aucun candidat aux élections. Car après avoir servi mon pays et mon Président, je ne saurais être au service de la médiocrité.

Je dérange car je ne suis ni membre ni sympathisante d'aucun parti politique.

Je dérange car j'ai laissé en partant en 1986, plus de 4 millions de dollars à la Banque de la République Nationale (BNRH) au nom de la Fondation Michèle B. Duvalier. Ces fonds récoltés au nom de ma Fondation, devaient servir à la construction d'un hôpital pour femmes et enfants. Ils ont été dilapidés et la Fondation qui était reconnue d'utilité publique a tout simplement été liquidée. Pourquoi vouloir tout détruire?

Je dérange en disant qu'il faisait bon vivre en Haïti sous les gouvernements des Duvalier. Et je mets en défi quiconque dirait le contraire! Les faits sont là. 30 ans que notre peuple n'a pas eu de répit. 30 ans de gabegies administratives. 30 ans d'insécurité. 30 ans d'inflation. 30 ans de chômage. 30 ans à détruire notre agriculture. 30 ans à importer massivement les produits de première nécessité que nous produisons. 30 ans que les paysans, livrés à eux mêmes, désertent les campagnes et les zones rurales pour venir augmenter la population de Port-au-Prince ou d'autres grandes villes du pays à la recherche d'un boulot. 30 ans de luttes intestines au grand désarroi du peuple haïtien qui n'avait le choix qu'entre la médiocrité ou ....la médiocrité. 30 ans à fabriquer des analphabètes! 30 ans sans vrais grands projets à long terme, destinés à améliorer la vie de notre peuple. 30 ans à regarder passivement l'exode de nos concitoyens, oui! les boat people qui au péril de leurs vies, naviguent sur des rafiots de fortune vers les cotes américaines. Combien d'hommes, femmes et enfants avons nous perdu? 30 ans que nous avons perdu notre prestige parmi les pays de la caraïbe! Oui, messieurs, Haïti était respecté du temps des Duvalier père et fils! Même de Fidel Castro! Le gouvernement a été laxiste avec le renvoi des haitianos-dominicains vers Haïti. Nos immigrants haïtiens sont traités comme des esclaves dans les bateys! Ils sont maltraités, battus! Qui prend leur défense? Pourtant, chez nous, à une époque, les prostituées dominicaines étaient bien traitées. Ils avaient nos coupeurs de canne à sucre, nous avions leurs prostituées! Les Duvalier n'étaient pas les larbins des dominicains. Nous étions craints et respectés. Haïti est devenue l'arrière cour de la République Dominicaine. Les candidats à la présidence vont tous en République Dominicaine prendre la bénédiction avant le premier tour et ils reviennent avec des enveloppes bourrées de cash après avoir promis de signer tous les contrats en faveur des dominicains.

Je dérange, en interpellant certains hommes politiques haïtiens qui ne pensent qu’à leurs petites personnes et à leurs enrichissements personnels.

Je dérange car j'ai constaté que mon pays, que j'ai quitté en 1986, est dans un état de déliquescence extrême après 30 ans de soi-disant démocratie. A votre place, je dirais plutôt "ploutocratie". J'ai eu un tel fou rire, un jour, à entendre un ex petit premier ministre "High Tech", du haut de ses talonnettes, dire tout haut et clamer : "HAITI IS OPEN FOR BUSINESS"! J'ai tout de suite pensé à une blague de mauvais goût! Mais mon petit "High Tech" était des plus sérieux et il l'a prouvé! Haïti is open for business? Oui! Mais uniquement pour remplir ses poches et celles de sa clique!

Je dérange car j'ai osé dénoncer la présence de la Minustah et l'ingérence du Core Group dans les affaires internes de mon pays dont les ressources naturelles ont été pillées et vendues.

Je dérange car je déplore qu'on ait perdu toute dignité nationale. Nos héros de l'indépendance, qui ont jadis combattu l'armée napoléonienne et obtenus l’indépendance d’Haïti en 1804, doivent se retourner dans leurs tombes.

Je dérange car on est la risée du monde, et qu'on est incapable de prendre notre destin en main. Notre quotidien est devenu une mauvaise série B de la télé où nos hommes et femmes politiques se mettent en jeu sans égard pour la Constitution et la soi-disant démocratie dont ils se prévalent. On assiste avec impuissance à un diner de cons.

Je dérange en dénonçant les assassinats politiques, le grand banditisme, l'insécurité et le trafic de drogue qui sévissent actuellement en Haïti. C'est le règne de la terreur et de l'intimidation, entre ceux qui ne veulent pas que les élections se fassent et les bandits qui profitent de la confusion pour faire leurs lois. C'est l'anarchie la plus complète héritée de la bêtise et de l'incompétence du dernier gouvernement et de l'ex Président, conseillé par un ex premier ministre qui a perdu ses plumes, lesquels, pour se donner de l'importance, ont signe l'accord de Février dernier sans même comprendre qu'ils avaient affaire à plus forte partie qu'eux. Merci à vous messieurs pour l'héritage! La politique ne peut se faire avec dilettantisme. Vous nous avez laissé une belle pagaille.

Je dérange car une certaine presse nationale et internationale, malgré leurs campagnes de dénigrements contre nous, les Duvalier, n'a jamais pu arriver à bout de notre patience et de notre amour pour la patrie.

Je dérange car j'ai toujours dit que tout n'était pas parfait sous le gouvernement de Jean Claude Duvalier, mais on progressait dans certains domaines. Pouvez-vous en dire autant après avoir fait le bilan des 30 dernières années? Je clame haut et fort, que 30 ans après notre départ, qu'on ne saurait être tenu responsable de l'état actuel du pays.

Je dérange car j'ai aimé mon peuple et que je l'aime toujours autant.

Je dérange car j'ai été fidèle à mon pays, Haïti, et à mon President.

Enfin, je dérange car j'ai osé défendre l'honneur et le nom du père de mes enfants. Les Duvalier père et fils nous ont apporté près de 30 ans de stabilité politique et de paix sociale. Qui dit mieux?

Très chers amis de Facebook, je suis de retour et vous promets qu'autant de fois que mes adorables petits détracteurs hackers fermeront mon compte, je renaîtrai ailleurs, car je suis meilleure dans la combativité et ces "petits messieurs", aux tout petits appendices me rendent encore plus forte que jamais et je les en remercie.

Mais ne dit-on pas que le phénix, cet oiseau mythique, renaît toujours de ses cendres?

Amitiés.

Michèle Bennett Duvalier
Paris, France
Le 28 Juin 2016



samedi 25 juin 2016

Précision du ministre de la justice sur la perquisition chez le député Rony Célestin.

Député Rony Célestin

Le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique a appris avec stupéfaction un incident survenu le vendredi 24 juin dernier, lors de l’exécution d’une ordonnance du Doyen du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince sur requête du Parquet près ledit Tribunal portant sur un bien saisi qui aurait appartenu au sieur Serge Édouard qui a été condamné à plusieurs années de prison ferme aux États Unis d’Amérique pour trafic illicite de stupéfiants.

Selon le parquet du tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, l’action ne viserait pas à perquisitionner le domicile d’un député en fonction, il s’agirait d’une opération visant à localiser, identifier et confisquer un bien revenant à l’État par décision de justice conformément à la législation en vigueur en matière de répression dans la lutte contre le blanchiment des avoirs.

Le Ministère déplore le fait que le juge de Paix exécutant, une fois arrivé sur les lieux et ayant appris qu’il s’agit du domicile d’un Député en fonction n’a pas arrêté l’exécution. Il rappelle à tous les agents de la force publique tant ceux qui relèvent du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) que ceux qui relèvent du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) qu’il est formellement interdit de violer le domicile des parlementaires qui bénéficient de l’immunité consacrée par les articles 114, 114.2 et 115 de la Constitution.

Le Ministère rappelle en outre que les biens revenant à l’État par décision de justice, qui ont appartenu à des personnes impliquées dans le trafic de la drogue et du blanchiment doivent être vendus à la criée publique.

Camille Junior EDOUARD, Av. Ministre

vendredi 24 juin 2016

Quand le PHTK et alliés recourent au terrorisme pour destabliser le président provisoire Jocelerme Privert



Guerby Dujour

Le festival de tirs qui a plongé Port-au-Prince dans la terreur dans la nuit de jeudi à vendredi, porte la marque des anti-Privert. En clair, ceux qui jurent d'être toujours au pouvoir même au péril de la République.  

Que ne feront-ils pas pour plonger le pays dans le chaos et assauter les boucles du pouvoir en place dont ils n'ont pas le contrôle? 

D'ailleurs c'est du déjà vu. En 1987, les macoutes avaient massacré des dizaines de gens qui s'apprêtaient à voter pour la première fois après trente ans de terreur d'état et d'infamie. Assoiffés encore du pouvoir qu'ils avaient du abandonner sous pression populaire, les macoutes ne concevaient pas qu'ils aient été écartés. Pour manifester leur courroux face à un tel état de fait, ces derniers avaient ouvert le feu en plein jour sur de paisibles citoyens qui voulaient dire non à l'obscurantisme à tout jamais, cartes de vote à la main. 


Ce sont ces mêmes massacreurs qui reviennent. Ils étaient dans les rues de Port-au-Prince hier soir comme dans la nuit du 28 au 29 novembre 1987. 


Tirer sur des immeubles et des gens relèvent de leur thématique. Ce n'est pas pour la première fois qu'ils sont retournés à leur vomissement. Tuer des gens, semer la panique pour garder le pouvoir ou le reprendre lorsqu'il leur échappe, a toujours été leur apanage.

En 1991, ils étaient encore là pour réaliser un coup d'état raté avec un tortionnaire en tête, le fameux Roger Lafontant . Une ridicule tentative qui n'avait pas fini sans effusion de sang.  

Au cours de la même année, ils avaient réajusté leur tir cette fois-ci pour ne pas rater la cible. Leur coup d'état contre le président Aristide avait provoqué des dizaines de milliers de morts. 

En 2004, certains d'entre eux étaient avec les GNBISTES. 

Mécontents de ce qu'ils n'ont pas pu imposer leur Jovenel en 2015 par un kidnapping électoral, les voici qui décident de tout dévaster d'avantage. Le pillage des fonds du petro-caribe ne suffit pas, parait-il. 

Il n'y a pas longtemps que le gouvernement en place avait décidé d'interdire la circulation des armes de manière temporaire. Les proches de l'ancien régime Tet Kale s'y étaient catégoriquement opposé avant de crier au scandale, portant ainsi le gouvernement à revenir sur la mesure.  

Le sénateur Antonio Cherami avait quant à lui fait état de circulation d'armes lourdes au palais Législatif par des parlementaires proches de l'ancien régime Tet Kale il y a seulement deux jours.  

La police, donc, n'a pas à chercher ailleurs les auteurs des fusillades du jeudi 23 juin 2016. A moins que Michel Ange Gédéon serait un intrus, "yon sepan nan sein". Il n'y a pas l'ombre d'un doute que le crime est signé PHTK et ses ouailles. 

Guerby Dujour




jeudi 23 juin 2016

Haïti-Politique : Convocation des parlementaires en assemblée nationale



Haïti-Elections: Note de presse du secrétariat général de la présidence







Réaction de Me André Michel suite à la lettre des sénateurs du Groupe PHTK et alliés

Me André Michel

Haiti politique--- La correspondance adressée à monsieur Roberto Zuniga BRID, directeur général du protocole au ministère des affaires étrangères du PANAMA, par les sénateurs du Groupe PHTK et Alliés, représente une action anti-patriotique, anti-nationaliste et avilissante pour les institutions républicaines et le Sénat de la République en particulier. Ce n'est pas possible !

La bataille politique a ses limites. On ne demande pas à un gouvernement étranger d'humilier un compatriote quelque soit le degré de dessaccord politique. Nous devons apprendre à gérer nos dessaccords entre nous sans faire appel aux étrangers. C'est la meilleure façon de réaliser la reconquête de notre Souveraineté Nationale Perdue.

Sans vouloir faire la leçon à quiconque, je demande humblement aux Sénateurs youri Latortue, , Andris Riché, Daniel Edwin Zény et consorts de se ressaisir et de faire preuve d' un minimum de respect pour la nation dans leur lutte légitime pour le pouvoir en se comportant comme des héritiers plus ou moins dignes des pères fondateurs de la nation haïtienne. Soyons sérieux messieurs !! - -

André Michel , av

Liste complète des candidats (par ordre alphabétique):



Liste complète des candidats (par ordre alphabétique):

1- ANDRÉ, Amos (FURH)
2- BERTIN, Jean (MUR)
3- BRETOUS, Joseph Harry (KOPA)
4- CEANT, Jean Henry (Renmen Ayiti)
5- CELESTIN, Jude (LAPEH)
6- CHARLES, Jean Hervé (PENH)
7- CORNELY, Jean Ronald (RPH)
8- DALMACY, Kesler (MOPANOU)
9- DALVIUS, Gérard (PADH)
10- DESIR, Luckner (MPH)
11- DROUILLARD, Marc-Arthur (PUN)
12- DUPITON, Daniel (CONAPPH)
13- DURANDISSE, Joseph G. Varnel (RETABLI AYITI-PPRA)
14- DUROSEAU, Vilaire Clunny (MEKSEPA)
15- EDMONDE S. , Beauzile (FUSION)
16- FLECOURT, Nelson (OLAHH-BATON JENES LA)
17- GAUTIER, Marie Antoinette (PAC)
18- JEUNE, Jean-Chavannes (CANAAN)
19- JOSEPH, Maxo (RANDEVOUS)
20- MAGLOIRE, Roland (PDI)
21- MOISE, Jean Charles (PITIT DESSALINES )
22- MOISE, Jovenel (PHTK)
23- MONESTIME, Diony (INDEPENDANT)
24- NARCISSE, Maryse (FANMI LAVALAS)
25- POINCY, Jean (RESULTAT)
26- RENOIS, Jean Clarens (UNIR)
27- SAMPEUR, Jacques (KLE)


mercredi 22 juin 2016

Haiti lawmakers continue to avoid vote on interim president

Supporters of presidential candidate Maryse Narcisse clash with national police officers close to the entrance of the parliament building during a demonstration in support of interim President Jocelerme Privert, in Port-au-Prince, Haiti, Tuesday, June 21, 2016. The demonstrators march to demand the extension of the expired mandate of the interim president Jocelerme Privert. ( AP Photo/Dieu Nalio Chery)

PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) — Haiti's divided lawmakers are continuing to avoid a parliamentary vote on whether to extend an interim president's mandate or pave the way for another provisional leader.

A National Assembly session was scheduled for Tuesday. But senators and deputies have again ignored demands by their leaders to convene and clear up Haiti's latest leadership muddle.

An opposition coalition argues that interim President Jocelerme Privert is unlawfully holding onto power. But Privert and his backers insist he will stay in office until Parliament finally makes a decision on potentially extending his expired mandate.

In February, a majority of lawmakers elected Privert to be a short-term caretaker leader amid suspended elections and an institutional vacuum in the presidency.

The international community has urged Haiti's Parliament to fulfill their responsibilities and resolve the impasse.

Supporters of presidential candidate Maryse Narcisse clash with national police officers, close to the entrance of the parliament building during a demonstration in support of interim President Jocelerme Privert, in Port-au-Prince, Haiti, Tuesday, June 21, 2016. The demonstrators are demanding the extension of the expired mandate of the interim president Jocelerme Privert. ( AP Photo/Dieu Nalio Chery)




Supporters of presidential candidate Maryse Narcisse hold up human skulls and bones along with a booklet with the photo of former president Jean Bertrand Aristide during a voodoo ceremony before the start of a demonstration in support of interim President Jocelerme Privert, in Port-au-Prince, Haiti, Tuesday, June 21, 2016. The demonstrators are demanding the extension of the expired mandate of the interim president Jocelerme Privert. ( AP Photo/Dieu Nalio Chery)



Supporters of presidential candidate Maryse Narcisse hold up human skulls and bones along with a booklet with the photo of former president Jean Bertrand Aristide during a voodoo ceremony before the start of a demonstration in support of interim President Jocelerme Privert, in Port-au-Prince, Haiti, Tuesday, June 21, 2016. The demonstrators are demanding the extension of the expired mandate of the interim president Jocelerme Privert. ( AP Photo/Dieu Nalio Chery)



Supporters of presidential candidate Maryse Narcisse hold up human skulls and bones along with a booklet with the photo of former president Jean Bertrand Aristide during a voodoo ceremony before the start of a demonstration in support of interim President Jocelerme Privert, in Port-au-Prince, Haiti, Tuesday, June 21, 2016. The demonstrators are demanding the extension of the expired mandate of the interim president Jocelerme Privert. ( AP Photo/Dieu Nalio Chery)


Supporters of presidential candidate Maryse Narcisse clash with national police officers near the entrance of the parliament building during a demonstration in support of interim President Jocelerme Privert, in Port-au-Prince, Haiti, Tuesday, June 21, 2016. The demonstrators are demanding the extension of the expired mandate of the interim president Privert. ( AP Photo/Dieu Nalio Chery)


Supporters of presidential candidate Maryse Narcisse chant slogans against legislators in front of a police barricade near the entrance to the parliament building during a demonstration in support of interim President Jocelerme Privert, in Port-au-Prince, Haiti, Tuesday, June 21, 2016. The demonstrators are demanding the extension of the expired mandate of the interim president Privert. ( AP Photo/Dieu Nalio Chery)



Supporters of presidential candidate Maryse Narcisse perform a voodoo ceremony before the start of a demonstration in support of interim President Jocelerme Privert, in Port-au-Prince, Haiti, Tuesday, June 21, 2016. The demonstrators are demanding the extension of the expired mandate of the interim president Privert. ( AP Photo/Dieu Nalio Chery)


A supporter of presidential candidate Maryse Narcisse holds up a poster with her image on it, en route to the parliament building during a demonstration in support of interim President Jocelerme Privert, in Port-au-Prince, Haiti, Tuesday, June 21, 2016. The demonstrators are demanding the extension of the expired mandate of the interim president Privert. ( AP Photo/Dieu Nalio
Source : Associated Press

mardi 21 juin 2016

Senador haitiano dice Privert podría favorecer el retorno del partido de Aristide al poder



Senador haitiano dice Privert podría favorecer el retorno del partido de Aristide al poder
         
Latortue dijo que colocar las elecciones presidenciales en octubre es muy lejos, y que el esfuerzo debe hacerse para que las elecciones sean mínimo en septiembre.

SANTO DOMINGO, República Dominicana.- El presidente provisional de Haití, Jocelerme Privert, se someterá este martes nuevamente a la evaluación del senado, en una sesión que decidirá si da por terminado el mandato provisional de cuatro meses para organizar las elecciones presidenciales, o si lo ratifica para seguir el calendario electoral que incluye elecciones en primera vuelta el 9 de octubre.

El senador haitiano Youri Latortue, opuesto a la continuidad de Privert en el poder, dijo que el temor que tiene una parte de la comunidad política haitiana es que el presidente provisional, de continuar, tiene que dar demostraciones de que no favorecerá las candidaturas del partido la Familia Lavalás, con quien se le identifica, y que encabeza el ex presidente Jean Bertrand Aristide.

Latortue dijo que colocar las elecciones presidenciales en octubre es muy lejos, y que el esfuerzo debe hacerse para que las elecciones sean mínimo en septiembre.

Vea a continuación la entrevista con Youri Latortue:



Acento.com.do

Position de prinicipe de la Fusion pour un accord politique de sortie durable de la crise.


POSITION DE PRINCIPE
POUR UN ACCORD POLITIQUE DE SORTIE DURABLE DE LA CRISE
Port-au-Prince, le 21 juin 2016

Le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens reste extrêmement préoccupé par la gravité des conséquences présentes et à venir de la crise politique et institutionnelle engendrée par les élections frauduleuses de l’année 2015 et par l’incapacité des forces organisées et des élites du pays à s’entendre pour construire les consensus nécessaires et instaurer une démocratie normale ;

Le parti invite le peuple haïtien à constater avec ses dirigeants que Haïti est au bord de l’effondrement comme en témoigne la faiblesse qui caractérise ses institutions, avec un parlement issu d’élections contestées, un exécutif mis en place à partir d’un accord illégal, inconstitutionnel, de surcroît caduc et un pouvoir judiciaire dont l’instance suprême, la Cour de Cassation est réduite à six (6) juges sur 12. Le pays est à un carrefour où seuls l’intérêt national et le sens civique de chacun des fils de la nation, devraient guider les choix qui s’imposent tout naturellement.

La question qui doit préoccuper ici n’est pas la durée de la carrière de tel ou tel individu, mais la manière d’assurer que les conditions sont réunies pour mettre un terme définitif à la spirale des élections frauduleuses et de sortir une fois pour toutes des crises politiques à répétition.  C’est pourquoi, le Parti a choisi de faire un appel au sens patriotique et à l’intelligence politique de tous les vrais démocrates pour leur demander de prendre acte du fait que les arrangements entre la présidence et le parlement ont échoué et ont conduit le pays dans une voie sans issue.  

 Trente ans après la chute de la dictature, il est temps de comprendre que la profondeur de cette énième crise ne permet pas de prendre les mêmes décisions à la va vite et de poursuivre avec la même formule dont le sort est connu d’avance. L’Accord du 5 février 2016 est caduc et ne peut plus servir de base politique et encore moins légale pour une quelconque entente ou un quelconque arrangement entre un chef de l’exécutif de facto et un parlement mal élu. 

Il est clair que toute tentative de prolonger le mandat du président provisoire pour le reconduire à la tête de l’État, sera un acte inconstitutionnel qui ne fera qu’aggraver la crise en divisant encore plus la société haïtienne. Le seul choix de bon sens qui reste, est l’ouverture immédiate d’une large concertation sans exclusive et de bonne foi entre les forces vives de la nation en vue d’aboutir rapidement à un Accord politique et à une feuille de route pour une transition apaisée sous la présidence d’un juge de la Cour de Cassation.  

À cette occasion tout ce qui pourrait permettre de poser les bases pour une sortie durable de la crise doit être mis sur la table et faire l’objet de négociations : la vacance présidentielle constatée depuis le 14 juin, les suites à donner aux recommandations du rapport de la Commission Indépendante d’Évaluation et de Vérification Électorale, les mécanismes d’organisation des prochains scrutins, la réforme de l’appareil électoral, la révision des listes électorales, etc.

Au nom du bon sens et de l’intérêt national, le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens lance un vibrant appel à tous et à toutes. Les démocrates convaincus doivent se ressaisir et  continuer à travailler ensemble, de meme qu’avec d’autres secteurs en vue d’engager sans délai les discussions et de prendre les décisions appropriées sur les sujets susmentionnés. Le dialogue reste la voie, la seule façon de garantir la stabilité politique et sociale dont le pays a tant besoin.  

Edmonde S. Beauzile
Présidente


lundi 20 juin 2016

La plateforme JISTIS appelle les députés et sénateurs à prendre leurs responbabilités politiques et patriotiques.

Me André Michel

HAITI -POLITIQUE-- L'Assemblée Nationale prévue pour ce mardi 21 juin 2016 en vue de statuer sur le sort du président Privert représente une entreprise à Haut risque pour la stabilité politique du pays et le secteur démocratique et populaire. D'ailleurs, selon toutes les informations disponibles, l'oligarchie haïtienne et des institutions internationales alliées au Groupe PHTK et consorts sont à la manoeuvre et ont déja pris toutes les dispositions pratiques et imaginables pour renverser le gouvernement provisoire de Jocelerme Privert, dissoudre l'actuel conseil électoral provisoire, annuler le rapport de la commission de vérification électorale, arrêter les poursuites engagées pour corruption contre celles et ceux qui ont pillé les caisses de l'Etat pendant les cinq dernières années, plonger le pays dans le chaos et favoriser le retour au pouvoir de l'équipe Tèt Kale. 

La plateforme JISTIS appelle les députés et sénateurs proches du movement démocratique et populaire à prendre leurs responbabilités politiques et patriotiques. Pas de naiveté. Les enjeux sont trop grands. On ne doit pas prendre de risque. Il faut purement et simplement enterer cette Assemblée Nationale prévue pour ce mardi.

Aujourd’hui, la seule option politique viable pour le secteur démocratique et populaire consiste à accompagner le CEP et le gouvernement actuels sur le chemin des élections démocratiques, libres et honnêtes, l'unique voie capable de conduire le pays à la stabilité politique et au progrès économique et social.

André Michel, av.

dimanche 19 juin 2016

La position du RDNP face à la crise que traverse le pays

Mirlande Manigat, secrétaire générale du RDNP
Depuis quelque temps, le RDNP s’est abstenu de prendre une position officielle, mises à part quelques interventions ponctuelles sur des questions d’actualité. Il avait préféré observer, écouter, enregistrer les opinions des uns et des autres, multiplier les contacts avec d’autres compatriotes engagés. Ce silence avait paru incompréhensible d’autant plus que l’évolution de la conjoncture confirmait, malheureusement, les analyses publiées par la Secrétaire Générale l’année dernière, particulièrement dans deux écrits Ce que je crois et Ce que je crois encore. Ces propositions n’avaient pas été comprises et cela suscite non un sentiment d’orgueil frustré mais de déception assortie d’une angoisse pour le lendemain.

Le parti attendait le passage de certaines étapes annoncées dans une conjoncture porteuse d’événements avant de se prononcer : le Rapport de la CIEVE, les discussions entourant la fin du mandat du Président Privert, les premières décisions du CEP, la politique pratiquée par les deux Chambres du Parlement, leur rôle, alors que la deuxième session de l’année a déjà commencé et qu’un agenda législatif copieux attend les parlementaires. Un complexe de problèmes dont chacun réclame une attention spécifique mais capable d’affecter l’issue des autres.

Sur ces différentes questions, le RDNP tient à rendre publiques les conclusions auxquelles il est parvenu après des discussions internes. 

1. Le Rapport de la CIEVE est techniquement bien construit, sur la base de méthodes statistiques convaincantes et en application de normes utilisées par des instituts de sondage, particulièrement l’efficacité conceptuelle de l’échantillonnage. Il a été largement accepté, mais le travail était condamné à être politiquement insuffisant car il n’y avait pas de consensus préalable sur ce que l’on attendait de la Commission. Si de graves manquements ont été révélés au sujet des élections de l’an dernier, on était en droit d’espérer que l’ampleur des fraudes devrait normalement conduire, au nom de la morale publique, à la révélation de l’identité des fraudeurs et à la sanction requise contre eux en pareil cas. De ce fait, le Rapport est insuffisant non par défaut de sérieux ou par suite de la mauvaise foi des auteurs, mais par manque d’audace. 

2. La question de la fin du mandat du Président Privert. L’élection du Sénateur Privert fait référence à deux textes : d’un côté l’Accord tripartite du 5 février qui est politique et sans base constitutionnelle et juridique, mais il a été largement accepté comme une sorte de bouée de sauvetage désespéré dans la confusion et les inquiétudes de l’époque, et sans un nécessaire examen prospectif de ses implications; son exégèse, en particulier la fameuse expression grammaticale le cas échéant, nourrit actuellement les commentaires et les extrapolations. Le second est le deuxième paragraphe de l’Article 149 de la Constitution de 1987 amendée. Le hasard de la rédaction juridique fait que les deux mentionnent les 120 jours qui auraient pu servir de référence de base, mais il convient de souligner que nos traditions constitutionnelles et légales manipulent le temps et elles incluent souvent non des références mais des dates formelles qui sont rarement respectées, car elles butent, le plus souvent, sur les tyrannies de l’actualité. Tel est ce qui transpire du débat actuel.

Nous estimons que le mandat du Président Privert n’a pas de terme juridiquement acceptable, et au lieu de s’arc-bouter sur une date, on devrait considérer le contenu du mandat, à savoir, superviser les élections annoncées. Aussi, point n’est besoin d’attendre une décision de l’Assemblée Nationale : si elle a été une autorité de nomination constitutionnellement prescrite dans le deuxième paragraphe de l’Article 149 de la Constitution amendée, elle n’est pas nécessairement un organe appelé à déterminer le terme d’un mandat qu’il aura octroyé. Il serait toutefois souhaitable qu’elle abonde dans le sens de la raison et du réalisme : le pays ne peut pas vivre la complication qui devrait normalement surgir si le mandat du Président Provisoire devrait être remis en cause, car il n’y a pas de formule constitutionnellement acceptable de remplacement. L’amendement intervenu en 2011 a définitivement confirmé la caducité du recours à la Cour de Cassation, une formule inaugurée en 1950 pour remplacer une autre utilisée depuis 1806, laquelle confiait aux Secrétaires d’Etat le soin d’exercer l’autorité exécutive en cas de vacance présidentielle. Il est bon, par ailleurs, de souligner que le premier paragraphe du nouvel Article 149 qui traite de celle-ci précise quatre cas formels de remplacement par le Conseil des Ministres sous la présidence du Premier Ministre : la démission, la destitution, le décès et l’incapacité physique ou mentale permanente dûment constatée. Ainsi, le Droit qui en la circonstance est d’application stricte, la logique, le bon sens et le souci de la stabilité publique conduisent à souhaiter que le Président Privert demeure à son poste, supervise l’organisation des élections jusqu’à l’échéance du 7 février 2017.

3. Les élections annoncées. Le RDNP n’avait pas pris part aux élections de 2015 car le CEP de l’époque et les conditions politiques n’auguraient pas la régularité des consultations. Le nouveau CEP, le 18ème depuis la publication de la Constitution de 1987 (alors que, il faut le souligner, un seul provisoire était prévu selon l’Article 289 des dispositions transitoires) s’est engagé à organiser des élections techniquement et politiquement satisfaisantes. Il est permis de douter qu’il parvienne à restructurer la machine en quatre mois, mais jusqu’à preuve du contraire, il n’est pas naïf ou imprudent de lui accorder un certain bénéfice.

Le RDNP ne participera pas aux élections présidentielles mais il décidera, au moment opportun, d’accorder son appui à l’un des candidats inscrits. Mais le parti sera enregistré auprès du CEP pour participer aux élections du tiers du Sénat et ce sera fait dans les prochains jours.

Il est souhaitable que les citoyens du pays se rendent compte de la gravité de la situation politique alors que des problèmes de survie affectent la population. Par-dessus tout, il faut que l’on s’attelle à construire patiemment l’état de droit, la soumission de tous, en premier lieu l’Etat et ses représentants, aux règles juridiques, à condition que la Constitution, la loi-mère, soit revue, repensée et qu’une nouvelle version parvienne à réformer les institutions, installer un régime politique cohérent, en particulier repenser le système électoral afin de réduire la fréquence insensée des consultations dans le pays. Dans cette double tâche, dans la grisaille de la mêlée actuelle, en ayant comme boussole l’intérêt de la nation, le RDNP répondra présent et sera toujours disponible.  


Port-au-Prince, le 19 juin 2016 

Mirlande MANIGAT
Secrétaire Générale

FÒS DELMAS ansanm ak yon latriye lòt òganizasyon baz FANMI LAVALAS ap okipe beton an



FÒS DELMAS ansanm ak yon latriye lòt òganizasyon baz FANMI LAVALAS tankou :

FÒS LWÈS,
BMKP,
KOFLA,
TOP,
BAZ KAMEWOUN,
FÒS K-FOU,
OJD,
MOSSOH,
FOLAS,
FÒS SOLÈY,
BAZ Koridò BASIA,
SEKTÈ LASE BÒT,
FANM KONSEKAN,
FÒ'N PALE ....

ap okipe beton wan jou kap lendi 20 e madi 21 jen 2016 la pou di OUI ak STABILITE NON ak ENSTABILITE.

Nan sans sa-a òganizasyon sa yo kase randevou byen bonè nan maten douvan legliz Sen Jan Bosko.

Yon sèl nou fèb, ansanm nou FÒ, ansanm ansanm nou se LAVALAS #54




samedi 18 juin 2016

L'organisation "FÒS DELMAS" base de FANMI LAVALAS, annonce 2 journées de manifestation


L'organisation "FÒS DELMAS" base de FANMI LAVALAS, annonce 2 journées de manifestation pour le lundi 20 et le mardi 21 Juin 2016, ce pour mettre en garde les mal élus de la 50ème législature contre toute velléité d'avancer dans la logique de la tentative du coup d'état du PHTK et alliés.

L'organisation réitère son soutien le plus entier à l'application stricte des recommandations de l'accord de CIEVE et au maintien du président Jocelerme Privert dont la mission principale est d'arriver à l'aboutissement du processus électoral entamé en 2015, malheureusement saboté par les ennemis traditionnels qui ont plutôt choisi d'organiser une vaste opération de fraudes pour se maintenir au pouvoir.

NB: Rendez-vous, devant St Jean Bosco, lundi 20 et mardi 21 à partir de 9:30 du matin.


vendredi 17 juin 2016

Jean Henri Céant : « Privert est un imposteur »


Jean Henri Céant : «Privert est un imposteur»

Le candidat à la présidence aux élections de 2015 sous la bannière du parti Renmen Ayiti se retire du Groupe des 8 communément appelé « G-8 », il a fait l’annonce mercredi à travers une note rendue publique.

« Je me retire du groupe en vue de m’exprimer librement », a lâché Jean Henry Céant lors d’une interview accordée, ce jeudi, à Scoop FM en tout début de l’édition de nouvelles de 6 heures 30 présentée par Manuel Yves et Vladimir Désir. Le notaire n’a pas manqué de demander à ses pairs de fixer leur position par rapport à la conjoncture politique délirante, sa proposition n’a pas été prise en compte, déplore-t-il.

Pour ce qui est du mandat du président Privert, Me. Céant croit que ce monsieur doit partir car son mandat arrive à expiration. « A partir du 14 juin le pays est dirigé par un président de facto », a insisté le major-jonc de Renmen Ayiti qui n’a pas mis l’eau à la bouche pour traiter Jocelerme Privert d’imposteur.

Toutefois il se montre satisfait d’avoir passé 8 mois en compagnie de Moise Jean Charles, Sauveur Pierre Etienne, Mario Andresol, Samuel Madistin, Eric Jean Baptiste, Jude Célestin et Steven Benoit, les personnalités qui composent ce groupe.

Source : Haïti News

Haití o la irresponsabilidad política sin fin

Hoy día, en Haití no hay políticos confiables, y el vacío de poder es extremadamente peligroso. Cualquiera que asuma la presidencia podría pensar que tiene posibilidad de postergar en el tiempo su mandato, como ocurrió con Privert, y como quiso hacer Michel Martelly.


    Foto: Privert al tomar posesión como presidente provisional

Termina la 46ava Asamblea General de la Organización de Estados Americanos (OEA) en la República Dominicana, y casi al mismo tiempo el Congreso de Haití da por terminado el gobierno provisional de Jocelerme Privert, quien había asumido el gobierno en febrero pasado, al concluir el mandato de Michel Martelly, y con la indicación bien clara de que tendría tres meses para organizar las elecciones.

Materialmente era imposible que el gobierno provisional de Privert organizara y realizará elecciones presidenciales en tres meses. Casi al completar los tres meses la Comisión Provisional de Elecciones declaró nulas las elecciones en primera vuelta realizada en octubre del pasado año. Se analizó un 25% de los votos emitidos y fueron muchas las irregularidades que se cometieron, de acuerdo con una comisión de notables haitianos, que ofreció una conclusión de anulación de esas elecciones y fue acogida por la Comisión Provisional de Elecciones.

El mandato de Privert debía ser analizado en el Congreso de Haití. El mismo Privert, que era presidente del Senado en el momento de su designación, conocía de los límites en los que estaría su gestión gubernamental. Designó su gabinete y comenzó a emprender acciones que indicaban una intención de gobierno más allá de los tres meses y de la organización de las elecciones.

Cuando se lanzó el calendario electoral, con elecciones de primera  vuelta en octubre de este año, y en diciembre en segunda vuelta, todo el mundo vio con claridad las intenciones de Jocelerme Privert.

No está en discusión si Privert es bueno o mal gobernante. Las protestas comenzaron y la división política, eterna en Haití con más crudeza que en cualquier otra sociedad, afloraron.

Las preguntas que surgen ahora es si los ex presidentes Michel Martelly, Jean Beltrand Aristide y René Preval pueden o no lanzar candidaturas presidenciales propias para las elecciones del 9 de octubre, o si el seguirán actuando soterradamente, como lo han hecho hasta el momento, sosteniendo candidaturas de terceros.

Será una contienda electoral entre Martelly y Aristide? Jugará un rol importante Jocelerme Privert, quien actuó para alargar las elecciones hasta que el Congreso lo dejó sin funciones? René Preval habíaa apostado a mantener el status quo haitiano sin variación, con Privert de presidente hasta que apareciera una oportunidad de sembrar una persona con suficiente fuerza en la presidencia de Haití.

La verdad es que el drama político haitiano no puede ser más vergonzoso y preocupante. El Congreso haitiano que le quitó las funciones a Jocelerme Privert es el mismo congreso electo en las elecciones del 25 de noviembre, que fueron anuladas en la parte presidencial.

Haití no tiene presidencia en este momento. Habrá que salir a buscar otra figura política haitiana para organizar las elecciones. En ese sentido Preval y Aristide han perdido en este momento una batalla en el Congreso Haitiano. Martello es quien más presionó por la salida de Privert.

Hoy día, en Haití no hay políticos confiables, y el vacío de poder es extremadamente peligroso. Cualquiera que asuma la presidencia podría pensar que tiene posibilidad de postergar en el tiempo su mandato, como ocurrió con Privert, y como quiso hacer Michel Martelly.

La OEA, Estados Unidos, la Unión Europea presionan para que haya elecciones cuanto antes. Necesitan estabilidad en Haití para que su cooperación sea más eficiente. Hay que gastar cerca de 100 millones de dólares en las elecciones de octubre y diciembre. Ya se gastaron por lo menos 60 millones de dólares en las elecciones que fueron anuladas, del 25 de octubre del 2015.

En Haití, aparte de políticos desmedidamente ambiciosos y no creibles, no hay instituciones con credibilidad ni hay mediadores con posibilidad de trazar el camino a seguir.

Nuestra atención al drama político haitiano tiene que seguir, tanto porque nos interesa que allí haya democracia, como por la extensa frontera que nos une y nos separa, y que se convierte en la puerta de escape a quienes en Haití no soportan tanta irresponsabilidad.

Acento.com.do







jeudi 16 juin 2016

Qui tombera demain ?

« Qui tombera demain ? » à temps normal, est une interrogation qui devrait donner le froid dans le dos. Elle devrait interpeler la conscience citoyenne de tous ceux dont la logique est encore en activité. Car, Chaque jour un nouveau nom s’ajoute à la liste des victimes de l’insécurité grandissante dans le pays. A aucun moment de notre histoire de peuple, ceux qui sèment le deuil au sein de nos familles haïtiennes n’ont connu de répit. Aux yeux de tous, ils descendent avec complaisance et lâcheté nos sœurs et frères. Ils les liquident comme si le fait de vivre dans un pays comme Haïti ne suffit pas comme punition. Tout se passe en ayant l’impression que toutes les forces vives de la nation sont complètement anesthésiées. Aujourd’hui nous sommes tous face au risque d’être victime suivi du phénomène de l’enquête se poursuit. L’impunité qui est selon notre compréhension l’une des formes les plus accomplies de l’injustice devient une règle exempte d’exception. Nous devenons une société où la valeur de la vie se mesure tout simplement à la volonté de celui qui croit détenir la violence. Combien de fois, nous avons déjà entendu dans des manifestations : justice et réparation ? Combien d’encres qui sont déjà coulés pour révolter contre cette situation intolérable ? Chaque haïtien qui tombe est une victime de trop, à la une ou non dans les journaux. En Haïti, il faut absolument tout pour construire une vie, mais rien pour la détruire. Le professeur Anil Louis Juste, après tous ces efforts en tant qu’intellectuel aussi bien qu’en tant que militant, a connu la mort au plein jour par des inconnus. Parfois, il suffit une motocyclette et une arme pour détruire les fruits de l’Effort de toute une vie. En listant les noms de ceux qui sont déjà tombés sous les bals des inconnus, nous refusons de regarder l’avenir avec des yeux rassurants. « Qui tombera demain ? » s’avère de jour en jour un questionnement dont la réponse est perdue dans l’incertitude de notre avenir. Tout au moins, nous sommes convaincus que celui qui descendra la prochaine victime ne tiendra pas compte de son teint clair, sinon notre grand acteur et publiciste François Latour ne serait pas mort. Il n’aura pas non plus le temps de prendre en considération sa brillante carrière intellectuelle, Jacques Stephen Alexis devrait avoir une seconde vie pour nous aider à mieux comprendre cet état de fait. Il ne manifestera aucun respect pour sa foi religieuse, nous nous souvenons d’ailleurs de toutes les larmes qui ont été versées aux funérailles du fameux pasteur Jean Moles Lonvinsky Berthomieux. Enfin de compte, que vous soyez empereur comme Jean Jacques Dessalines, riche comme Antoine Izméry, influent comme Léopold Dominique, intellectuel comme Jacques ROCHE, dynamique comme Guiteau Toussaint ou anonyme comme un simple CITOYEN , vous êtes très loin d’être à l’abri de ce fléau qui consume chaque cellule du tissu de notre société. Personne n’est épargné pour son mutisme voire pour son indifférence. Il n’existe qu’un seul critère pour être parmi ceux qui sont à la file indienne au couloir de la mort : « être en Haïti ».

Ceux qui tombaient hier comme Massillon Coicou aussi bien que ceux qui tombent aujourd’hui comme Stephane Bruno ne peuvent en aucune manière ceux qui tomberont demain. Intelligent que vous soyez, nous vous invitons à deviner la réponse à notre question de départ : « Qui tombera demain ? »

Roosevelt DUCTAN Av.
Maitre en Population et Développement
Gouvernance des Politiques Publiques/
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