mercredi 3 février 2016

MARTELLY RETIRE 20 MILLIONS DE LA VENTE DE LA DINASA

Carl Braun
MARTELLY RETIRE 20 MILLIONS DE LA VENTE DE LA DINASA

15 millions transférés à une banque off-shore

Les dernières semaines de Michel Martelly au pouvoir sont marquées par des activités commerciales fébriles à la faveur desquelles il a ajouté plus de USD 20 millions à la fortune qu’il s’est bâtie durant son quinquennat. Dans la foulée, il a tenté de prendre des décisions conservatoires afin de protéger ses biens mal acquis contre toute procédure judiciaire qui pourrait être déclenchée contre lui ou bien la rage d’un peuple en colère cherchant à saccager ses propriétés.

Edouard Baussan

En effet, dans le cadre de la transaction de vente des 50 % des actions de la société « Distributeurs nationaux S.A » (DINASA), que possédait le « GB Group » dirigée par Gilbert Bigio, au « Groupe financier national S.A. (GFN) filiale de la « Unibank S.A. », dont les principaux associés sont Édouard Baussan et Karl Braun, Michel Martelly a retiré de juteuses commissions. Un personnage du pouvoir tèt kale, qui souhaite que son identité reste secrète, a révélé que le chef de l’État a reçu la part du lion, qui est de USD 22 millions. D’autres acteurs dans cette transaction, cinq au total, partageaient USD 5 millions.

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Gilbert Bigio

Menées au Palais national, sous la houlette de Michel Martelly, les négociations, qui étaient, selon les mêmes sources, « difficiles et longues », ont abouti le 6 janvier 2016. Suite à la conclusion de ce deal, le GFN est devenu le propriétaire unique de la plus importante firme de distribution pétrolière nationale haïtienne.

La part de Martelly en partie transférée à l’étranger

La plus grande partie des commissions touchées par le chef de l’État dans cette transaction, soit, comme il a été explicité, USD 15 millions $, a été transférée à une institution bancaire basée à l’île Caïman, dans la Caraïbe.

On affirme que d’autres participants aux transactions auraient reçu un million $ (USD) chacun. Il s’agirait du ministre des Finances et des Affaires économiques, Wilson Laleau et les personnalités suivantes : Yves Germain Joseph, ministre du Plan et des Affaires externes; Michel Clérié (Michou), ex-sénateur de la Grand’Anse; Junior Romain, et Gregory Mayard-Paul.

Arrivées à terme au cours de la première semaine du mois de janvier de cette nouvelle année, les négociations, jugées extrêmement diffi- ciles, à cause d’un litige qui existait entre les deux parties, constituent les dernières de cette importance réalisées sous la conduite de Martelly.

Aux yeux de nombreux observateurs, cette dernière transaction démontre clairement à quel point la corruption domine l’administration publique durant le quinquennat du pouvoir rose. Puisque, quand le chef de l’État, qui est payé par le peuple haïtien pour faire aboutir des négociations visant à favoriser la continuation d’une entreprise fournisseuse d’un nombre important d’emplois, il fait le travail pour lequel il touche régulièrement ses émoluments. Il en est de même pour les ministres. Dans la transaction au bout de laquelle les 50 % de la DINASA, que possédait le Group GB, deviennent propriété du GNF, Michel Martelly n’a pas joué son rôle de « courtier » au nom du pays. Il s’y est engagé en vue de retirer des commissions dont il a la jouissance exclusive.

D’autres transferts similaires faits au nom de Martelly

Le transfert effectué pour le compte de Michel Martelly sur cette banque (non encore identifiée) aurait, apprend-on dans les milieux bancaires, attiré l’attention des enquêteurs fédéraux. Ces derniers étaient déjà sur la piste de Sweet Mickey pour lequel des transactions similaires portant sur des dizaines de millions $ USD avaient été faites, à l’île Caïman et à d’autres institutions siégeant en Amérique latine.

Des sources crédibles ont précisé que les autorités fédérales auraient aussi identifié des banquiers haïtiens qui auraient mis leurs expertises et leurs réseaux au service de Michel Martelly en vue de favoriser des transferts clandestins de fonds. Ces sources font croire que, au moins USD 100 millions provenant du fonds PetroCaribe auraient été transférés à des institutions bancaires étrangères où séjourneraient des comptes appartenant au président haïtien.

Tentative de vente de la Maison de la Côte des Arcadins

La plus grande préoccupation de Michel Martelly, à la veille de quitter définitivement le Palais national pour retourner à « la vie civile » est le sort qui sera fait à sa luxueuse villa se trouvant sur la Côte des Arcadins. Il est terrorisé par l’idée que cette résidence, qu’il a construite au coût de USD 9 million $ (certains disent USD 6 millions $) ne soit « déchoukée » par le peuple en furie après la fin de son mandat, le 7 février prochain. Évoquant cette possibilité, M. Martelly s’inquiète en déclarant que les déchoukeurs iraient jusqu’à en extraire les mosaïques.

C’est pourquoi, fait-on savoir dans les milieux proches de la famille présidentielle, il aurait approché des autorités de la Banque nationale d’Haïti en vue de proposer l’achat de la maison de la Côte des Arcadins.

Selon les informations diffusées dans ce même secteur, cette offre du président haïtien a été accueillie sans enthousiasme par ses interlocuteurs. Ces derniers lui auraient fait savoir que « l ‘État ne dispose pas de fonds pour faire une telle acquisition ».

C’était la réponse la plus facile à donner au président de la République voulant à tout prix se débarrasser de cette maison. Au cas où il serait possible de continuer les négociations en vue de conclure cette vente, les autorités bancaires haïtiennes se seraient retrouvées dans l’obligation d’interroger le président de la République sur l’origine des fonds utilisés pour le financement de cette construction.

Dans ce même ordre d’idées, Michel Martelly, qui possède une trentaine de maisons de moindre importance à travers la capitale, allant de USD 300 mille $ à USD 1 million $, aurait réussi à en vendre plusieurs à des particuliers.


Haïti Observateur 

8 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. À m te panse se moun tout bon tap pale à wi, à yon bann magouye ki pa jwenn nan kob la. Bann ti visye!

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    1. depim te wè ke se Haiti Obsermenteur mwen te deja konprann ak kisa nou annafè. difamasyon sèlman yo pwop. tuips

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  3. Fuck it, Haiti lost, no hope, trop vole
    Never to go back there again.

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  4. I don't fucking need Haitian woman as wife,they r the worst, vole,gran gou,
    Visie, bouzin, they don't even know how to cook, for me they can all go to hell

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  5. I don't fucking need Haitian woman as wife,they r the worst, vole,gran gou,
    Visie, bouzin, they don't even know how to cook, for me they can all go to hell

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  6. Fuck it, Haiti lost, no hope, trop vole
    Never to go back there again.

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  7. fok yo mare tout vole ki piye kes leta a , pep la ap viv nan kras tandi ke yap viv nan lux , ala mize pou ti pep sa mezanmi . pitye

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