samedi 20 janvier 2018

Réginald Boulos et la faillite de l'ONA

Assez! C’est assez!

Le peuple doit demander des comptes au président Jovenel Moïse

Savez-vous que depuis des mois l’ONA est incapable de payer les pensionnaires? On cache la vérité au peuple haïtien. L’ONA est en faillite après qu’un prêt colossal a été consenti à monsieur Réginald Boulos à raison de 1 pour cent. Monsieur Boulos a placé une partie de la somme dans une banque avec un intérêt élevé et il a utilisé l’autre partie pour acheter un concessionnaire de voitures.

Les bons d’achats de l’ONA référent le client seulement à Delimart. Une autre injustice faite au pensionnaire qui est obligé de se courber au prix à la hausse décidé par l’entreprise.

On doit dénoncer les abus. Le temps de la peur est révolu. Peuple, c’est le moment de prendre ton destin en main. Pourquoi marcher la tête baissée quand tu es une victime. Répondre efficacement aux propos de monsieur Trump c’est de prendre en main notre dignité. Faire la révolution sociale dans le pays.

Jean Senat Fleury



vendredi 19 janvier 2018

Gary Pierre Paul Charles au banc des accusés

Gary Pierre Paul Charles (GPPC) n'est pas seulement un homme de micro. Il est aussi présent sur la twittosphère. En effet, il combine média traditionnel et média alternatif pour mieux défendre ses intérêts personnels.

Sa dernière sortie en date prend pour cible l'ancien bureau du Sénat de la République dont il qualifie la gestion financière de chaotique. Allons un peu plus en détails sur des faits pour mieux comprendre comment GPPC s'adonne à un travail de sape pour défendre un emploi bien rémunéré pour sa femme Wana, ainsi connue.

Nous sommes en janvier 2018. Le Sénat vient d'élire un Bureau. GPPC entame des démarches pour que sa femme Wana soit la nouvelle Secrétaire Générale en charge des dossiers administratifs et financiers du Grand Corps. Tractations, manoeuvres, pourparlers ... Wana n'accède pas à la fonction, ce qui ne manque pas d'attiser la rage de GPPC qui espérait prendre le contrôle des milliards de gourdes du budget de la Chambre Haute. Peine perdue ... Wana n'est pas nommée. GPPC est sorti bredouille. Et depuis lors, il commencait à compter les jours du bureau pour consommer sa vengeance ultérieure.

Cependant, comme le richissime analyste politique a beaucoup soif d'argent, il a encore sollicité du bureau du Sénat 3 millions de gourdes pour l'organisation de l'Assemblée Nationale du 8 janvier 2018. Nouveau refus! Nouvel échec pour le richissime analyste politique et sa femme spécialisée dans le vol classique des deniers de l'État sous couvert de firmes-bidon, de surfacturation etc. Ces deux événements sont révélateurs du mode opératoire de GPPC: 1- Une sollicitation de faveur 2- une attaque cinglante en cas de refus.

On ne peut pas construire une société démocratique avec des directeurs d'opinion aussi corrompus. Et il serait lâche de la part de la société haïtienne d'accepter pareils comportements vils et sans éthique.

L'histoire retiendra également qu'une firme de la femme de GPPC a empoché des millions pour la construction de bureaux départementaux pour le Sénat. Résultat: l'argent s'est envolé en fumée. Et GPPC a tout fait pour que ce dossier soit enterré, donc inconnu de l'opinion publique.

GPPC est à jamais démasqué. Personne ne le prend au sérieux. Il est un simple fouineur de pain qui s'enrichit à coup de chantage, de manipulation malsaine et d'autres pratiques déloyales. Sa dernière sortie contre l'ancien bureau du Sénat est un échec pitoyable.

Malheureusement pour GPPC, dès les premiers jours de janvier 2018, tous les employés du Sénat savaient ce qu'il colportait pour faire nommer sa femme à réputation mafieuse.

Si GPPC a besoin d'informations, qu'il se rende au Sénat. Qu'il fasse un micro-trottoir pour enregistrer les déclarations des employés heureux de bénéficier mensuellement du renflouement de la carte de débit. Qu'il vienne vérifier aussi les documents comptables, l'état de compte du Sénat. En effet, sur un budget de 2 milliards de gourdes, seulement 500 millions, soit 25% sont dépensés d'octobre 2017 à janvier 2018. Donc, le nouveau bureau a 1 milliard 500 millions de gourdes (75% du budget) de marge de manoeuvre de janvier au 30 septembre 2018. Les chiffres sont éloquents. La gestion de l'ancien bureau est plus que régulière. Et ce n'est pas le richissime analyste politique qui va insinuer le contraire.

GPPC doit rectifier le tir s'il veut continuer à protéger sa femme Wana dont les combines financières sont désormais un secret de polichinelle. À bon entendeur, salut!

Raoul Louidor PIERRE LOUIS

18 Janvier 2018, Port-au-Prince

mercredi 17 janvier 2018

Les assassins du père Joseph Simoly sous les verrous

DES BANDITS APPRÉHENDÉS PAR LA DCPJ

Le défunt pere Joseph Simoly
Les assassins du père Joseph Simoly sous les verrous

Au bout d’une enquête qui s’est étirée sur quatre semaines envi- ron, la Direction générale de la police judiciaire (DCPJ) a annoncé l’arrestation des assassins du vicaire dominical de l’Église de Sacré-Cœur de Port-au-Prince. Dans le cadre de cette même chasse à l’homme, plusieurs armes et des motos ont été confisqués. La source policière a également profité de l’occasion pour donner le bilan des opérations menées contre le trafic de drogue, dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, durant l’année 2017.

En effet, le commissaire Gary Desrosiers a indiqué que Jean Pierre-Louis, Jocelyn Philogène, Jean-Louis Julmer (alias Ti- Mulâtre) et Jonathan Servil ont été arrêtés. Et le haut gradé de la PNH d’expliquer : « Ces individus sont arrêtés pour assassinat, détention et port illégal d’arme à feu et association de malfaiteurs», ajoutant que. Jonathan Servil, 28 ans (alias Nathan). De plus, dit Gary Desrosiers, au cours des opérations, deux motocyclettes et un revolver calibre 38 ont été saisis.

M. Desrosiers a précisé encore que l’autopsie pratiquée sur la victime, âgée de 54 ans, dont l’assassinat a été perpétré le 21 décembre, a révélé que le père Joseph Simoly a reçu un projectile au bras gauche, ajoutant qu’il « est passé dans sa cage thoracique, avant d’aller se loger dans une partie vitale de son corps, provo- quant une hémorragie » entraînant « sa mort ». Desrosiers a précisé que : «Ces individus sont arrêtés pour assassinat, détention et port illégal d’arme à feu et association de malfaiteurs. Jonathan Servil, 28 ans, alias Nathan, a été l’exécutant de ce forfait. Dans le cadre de cette opération, la DCPJ a également confisqué 2 motocyclet- tes et un revolver de calibre 38».

L’inspecteur Desrosiers a précisé ensuite que, dans le cadre de l’enquête sur les meurtriers du père Simoly, les forces de l’ordre ont pu remonter certaines filières ayant permis de lier ces bandits à d’autresréseaux de malfaiteurs opérant ensemble ou séparément. Il y en a qui sont impliqués dans d’autres cas, dit-il. Selon lui, la DCPJ a pu identifierles assassins de l’inspecteur de police Chibly Jeune, le 2 avril 2017, à Delmas 95.Aussi bien que celui du Dr Frédérique Viau, le 5 juillet 2017, à Delmas 83.

Ces quatre bandits seront transférés au Parquet pour les suites nécessaires, a souligné en outre Gary Desrosiers,soulignant que l’enquête se poursuit.Carilsemble d’autres criminels liés à ce réseau soient encore en cavale. Parce que aussi il reste à exploiter les filières remontées permettant d’entretenir l’espoir d’appré- hender d’autres individus ayant participé au crime du père Simoly; ou encore à celui d’autres victimes.

Par ailleurs, M. Desrosiers a assuré que la DCPJ abandonne la thèse qu’elle avait antérieurement avancée fai- sant état du vol d’une valise que père Simoly avait sur sa personne, et qui aurait été emportée par les criminels. Il a écarté fermement la thèse selon laquelle la victime revenait de la banque quand il a été interceptée par les criminels.

Il semble, selon les explications fournies par le com- missaire Desrosiers, qu’une femme faisse partie des assassins de père Simoly. Elle et d’autres, dit-il, sont activement recherchés par lesforces de l’ordre.

La thèse d’un assassinat commandité évoqué

Bien que le commissaire Desrosiers ne se soit pas attardé sur la thèse d’assassinat com- mandité, certains faits entourant ce crime autorisent à accréditer un tel motif.

En effet, le nombre de personnes ayant participé à cet incident, soit quatre appréhendées et d’autres recherchées. Il faut également attirer l’attention sur le fait qu’aucun bien de père Simoly n’a été volé par ses meurtriers, comme cela arrive dans presque la totalité des cas.

Par ailleurs, l’inspecteur Desrosiers a indiqué que ces présumés bandits et d’autres activement recherchés sont également impliqués dans d’autres assassinats. Il s’agit du meurtre de l’inspecteur de police Chibly, Jeune le 2 avril 2017, à Delmas 95, et de celui du Dr Frédérique Viau, le 5juillet 2017, à Delmas 83, a-t-il rapporté.

Les trafiquants de drogue pourchassés

Ce communiqué de presse donné par le commissaire Desrosiers a permis de constater que les criminels sont très actifs à la capitale haïtienne. Mais il montre clairement que les forces de l’ordre ne chôment pas par rapport à leurs responsabilités face aux trafiquants de drogue.

Le rapport qu’a donné par M. Desrosiers, profitant de l’occasion pour informer la presse, revêt toute son impor- tance. Voici le bilan traité pour toute l’année 2017 par la DCPJ, tel que communiqué par le porte-parole adjoint de la PNH.

« Nous avons procédé à 588 interpellations, et résolu 428 cas. De plus, 329 personnes sont activement recherchées. Nous avonssaisi 48 118 kilos de cocaïne, 95 5765 kilos de marijuana, 30 000 dollars, 45 000 euros et plus de 1 million de gourdes, 46 véhicules, 22 motos, 92 armes à feu, deux bateaux et trois maisons ont été confisqués ».

L’action dirigée contre les trafiquants de drogue ne concerne pas uniquement les jeunes gens, comme on a constaté que les criminels liés aux assassinats sont généralement dansla vingtaine. Desrosiers a annoncé, pour l’année qui vient de terminer, l’arrestation, à l’aéroport Toussaint Louverture de Port-au-Prince, de Noël Austin Rostant, le 10 janvier écoulé. Il s’apprêtait à s’embarquer pour Fort-Lau- derdale avec 3 kilos de cocaïne en sa possession.

H.O.

mardi 16 janvier 2018

La COPAH condamne l'attaque à caractère raciste faite par le président Donald Trump


Port-au-Prince, le 15 janvier 2018

Note de Presse

La Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) condamne de manière énergique, l'attaque à caractère raciste, faite par le président des Etats-Unis, Donald Trump et qui cible entre autres les Haïtiens, les immigrants du Salvador et les Africains. Cette attaque du chef de la Maison Blanche en est une de trop qui traduit sa haine morbide pour les immigrants en général et les noirs en particulier. L'attaque ne vise pas seulement les Haïtiens, les ressortissants du Salvador et d'Afrique, mais tous les noirs à travers le monde.

C'est au nom d'une approche erronée fondée sur la "suprématie blanche" que Donald Trump a lancé cette attaque négrophobe qui est une atteinte à la dignité humaine pour attiser la haine raciale dans un pays où la ségrégation raciale a été abolie officiellement depuis plus de cinquante ans. Cette attaque de Donald Trump contre les nègres, fait reculer les Etats-Unis de près d'un siècle. C'est par la haine, la discrimination, l'exclusion et en construisant des murs de séparation qu'il entend matérialiser sa promesse de campagne de rendre meilleur son pays.

Il est vrai que l'attaque de Mr. Trump ne reflète pas nécessairement les valeurs profondes de l'Amérique, nous déplorons cependant que l'expression du racisme et de négrophobie soit désormais une banalité et soit de plus en plus promue par le plus haut responsable des États-Unis, la première puissance du monde. Les propos du président américain participent, en vérité, d'une véritable campagne d'incitations à la haine raciale qui risquent de déboucher sur des heurts interraciaux. Malheureusement, en tant que chef d'Etat, Donald Trump incarne la nation américaine. Quand le racisme atteint les sphères des pouvoir publics et que ce sont les plus hautes autorités de l'Etat qui en assurent la promotion, il est particulièrement dangereux. C'est du racisme d'Etat. Et c'est inacceptable.

La COPAH déplore également la réaction trop molle de la diplomatie haïtienne qui n'a pas condamné de manière ferme cette attaque dangereuse contre le pays. Nous regrettons que les autorités haïtiennes n'aient pas profité de cette crise pour faire l'unité nationale afin de défendre l'honneur et la dignité du peuple haïtien. Nous notons aussi qu'une vive polémique a éclaté entre ceux qui approuvent et ceux qui désapprouvent les insultes de Mr. Trump. C'est malheureux! Il est vrai que nous avons de graves problèmes chez nous, mais rien n'autorise aucun dirigeant étranger à nous insulter. Arrêtons de nous autoflageller.

Indignée et sidérée par le comportement de plus en plus léger et irresponsable du dirigeant américain, la COPAH exige que Mr. Trump fasse des excuses publiques au peuple haïtien et à l'ensemble des noirs du monde entier qu'il a insulté et contre lesquels il a clairement affichée sa haine viscérale. Aussi, appelons-nous à la solidarité des églises américaines à condamner cet acte qui ne fait pas honneur au peuple américain, à ses valeurs et à l'évangile d'amour, de paix, de justice et de vérité dont elles ont la charge de transmettre au monde. Le racisme dont fait montre le président américain est une menace sérieuse contre la cohabitation pacifique et harmonieuse des différents groupes ethniques et religieux aux Etats-Unis qui est un pays très cosmopolite accueillant sur son territoire des citoyens venus de différentes nationalités.

Le monde a déjà fait la douloureuse expérience de la fureur hitlérienne qui, au nom de la suprématie blanche avait entrainé le monde dans deux guerres extrêmement meurtrières. Nous ne pouvons pas nous permettre de retourner en arrière. Cette page sombre de l'histoire mondiale doit être tournée définitivement et nous devons exorciser tout esprit malin tendant à faire revivre le vieux démon de la discrimination, du racisme et de la négrophobie. Cette pratique est contreproductive et contraire au progrès de l'humanité. Nous avons besoin d'un monde plus solidaire et compréhensif pour construire la paix et la justice sociale fondée sur la tolérance et l'acceptation de l'autre avec ses divergences.

Rév. Pasteur Ernst Pierre Vincent
Théologien, expert en science de Leadership
Doctorant en analyse et résolution de conflit
Président de la COPAH

Rév. Pasteur Normil Dorvila
Secrétaire exécutif, a.i.

Pour authentification prière de contacter Rév. Pasteur Normil Dorvila au : +509 3991 4280

dimanche 14 janvier 2018

Sommes-nous dans un pays de merde ?


Oui, nous sommes dans un pays de merde.
Nous sommes un pays de merde parce que 200 ans après notre indépendance nous portons toujours les chaines de l’esclavage.
Parce que nous traitons nos frères comme des esclaves, nous traitons nos servantes, nos tirestavek comme des esclaves.
Parce qu’on n’arrive jusqu’ici à construire l’Etat Nation.
Parce que, 200 ans après notre indépendance, nous n’arrivons jusqu’ici à identifier nos compatriotes. Ils sont des milliers de Ti Joseph, Ti Jocelyn qui naissent aujourd’hui quelques parts dans un centre de santé, et n’ont plus droit à un acte de naissance.

Parce que nous ne sommes plus en mesure de livrer de simple passeport à nos compatriotes qui n’ont qu’un rêve. Laisser l’enfer, un pays de merde.

Parce que nous ne sommes plus capables d’arrêter nos querelles de chapelles, nos egos (depi nan Ginen nèg rayi nèg)
Parce que des frères haïtiens continuent d’assassiner des frères haïtiens.

Parce qu’une minorité possède toutes les richesses nationales alors que la grande majorité croupit pour l’heure dans la misère abjecte.
Parce que cette minorité mange et boit chaque jour jusqu'à satiété alors que la majorité crève de faim .

Parce qu’il n’existe plus en HAITI des hôpitaux de références pour donner des soins de santé aux haïtiens, de tribunal pour donner une justice saine, d’école pour fournir une éducation de qualité, d’institutions qui garantissent le droit à la sécurité sociale, aux logements, aux infrastructures de base.  

Nous sommes un pays de merde, parce que nous attribuons moins de 5 % de notre budget à la santé, alors que nous en donnons beaucoup plus aux choses politiques et à nos politiciens.
Parce que nos jeunes vivent misérablement dans le chômage, dans un pays de copinage et de parrainage.

Parce que l’état taxe les pauvres et exonère les riches.
Parce qu’ici c’est la loi de talion qui est de mise, la raison du plus fort est toujours la meilleure.
Parce qu’ici c’est la règle qui confirme l’exception.
Parce que nos citoyens ont perdu confiance dans cet état voyou, cet état cadavre.

Parce que nos voitures officielles aux vitres teintées paradent les rues avec des sirènes à longueur de journée et bondent sur la population.
Nous sommes dans un pays de merde parce que l’état traite ses citoyens comme des chiens et canards sauvages

Parce que l’état encourage le bien-être individuel au détriment du bien être collectif « Naje pou soti ».

Parce que l’état est encore loin d’organiser notre cadastre. Ce qui donne libre court aux voleurs de propriétés privées à Laboule, Thomassin, Vivi Michel, Plaine du Cul de Sac et j’en passe.

Parce que l’élite économique et l’élite intellectuelle choisissent de donner naissance à leurs enfants sur le sol américain, parce qu’ils nient nos valeurs civiques et républicaines et choisissent de créer une génération qui n’a rien avoir avec l’HAITI du futur et l’HAITI tant rêvée

Nous sommes dans un pays de merde, parce que chaque haïtien n’a pas la notion de citoyenneté et vit en transit en Haïti. Parce que chaque haïtien est un exilé mental et un exilé de fait.

Parce que nous, les haïtiens, nous choisissons aux élections la plupart du temps des bluffer, des dealers de drogue, des insouciants pour mener la destinée de notre pays.

Parce que nous acceptons de vivre dans le mensonge et la démagogie.

Parce que nos élites donnent bénédiction à des hommes politiques, symboles de la bêtise, de l’immoralité. Ce 13 janvier c’est la journée internationale sans pantalon, il ne serait pas étonnant de voir des hommes politiques haïtiens circulant sans pantalon.

Nous sommes un pays de merde parce que l’état a laissé tête-baissée l’international avaler injustement une partie des 4 milliards de dollars qui étaient destinés aux programmes post séisme 2010 et octroyé du soutien à l’assistance mortelle. 

Parce que nous souffrons tous d’une amnésie collective (nou manje manje bliye) nous oublions 1804, tout ce qui fait notre fierté.

Parce que l’état donne carte blanche aux voleurs et dilapidateurs des fonds publics. Les scandales des fonds Petro Caribe et des fonds d’urgences sont des exemples patents.

Arrêtons notre hypocrisie et pseudo nationalisme !

Jude Martinez Claircidor
Journaliste

Un défi à relever

Par Georges J. Casimir

Je ne perdrai pas de temps à répéter tout ce qui a déjà été dit et écrit sur le sujet, qui est maintenant devenu trop familier au monde entier et qui représente un embarras pour les États Unis et la grande majorité des Américains.

Cependant, étant donné qu’Haïti a été nommément mentionné comme un trou de latrine ou en bon créole « yon twou pou kaka », j’écris simplement pour lancer un défi au Gouvernement et au Parlement haïtiens et aux élites économique et intellectuelle d’Haïti.

Messieurs le Président et le Premier Ministre d’Haïti,

● Aurez-vous le courage et l’audace, après tout ce brouhaha, ce tohu-bohu, d’organiser le carnaval cette année, sans nettoyer toutes les grandes villes du pays ou au moins toutes les rues sur le parcours du carnaval ?

● Aurez-vous le courage et l’audace d’offrir au monde entier le spectacle d’Haïtiens se déhanchant sur des immondices, des résidus et des déchets solides et liquides, des matières fécales qui se sont accumulées dans les rues du pays pendant plusieurs années ?

Elites économiques du pays,

● Aurez-vous l’audace et le courage de financer ce spectacle aussi hideux avant de partir vers l’étranger pour un long weekend ?

Messieurs et Mesdames du Parlement,

● Aurez-vous l’audace et le courage d’accepter les subventions du gouvernement et de demander à vos constituants de se défouler dans cette poudre fétide qui recouvre les chaussées ?

Messieurs le Ministre des Affaires étrangères et l’Ambassadeur d’Haïti auprès de l’Organisation des Nations Unies,

● Aurez-vous l’audace et le courage de « regarder dans les yeux » les représentants des pays étrangers après avoir supporté un tel projet et après avoir exprimé votre indignation à ces représentants ?

Madame la Ministre de la Santé publique,

● Aurez-vous l’audace et le courage d’autoriser le gouvernement à organiser le carnaval, cette année, dans des conditions qui faciliteront des contagions et des contaminations. ?

Madame la Ministre du Tourisme,

● Aurez-vous l’audace et le courage d’inviter des étrangers et la diaspora haïtienne à venir fêter dans les conditions susmentionnées.

Si vous arrivez à relever le défi de nettoyer la ville de Port-au-Prince et toutes les villes de province avant d’organiser cet événement annuel dans lequel nous éprouvons tant de fierté, vous recevrez de tous les Haïtiens une confirmation qu’Haïti a été, est, et sera capable d’achever des épopées. Si vous êtes dans l’impossibilité de relever ce défi, vous aurez confirmé au monde entier, qu’Haïti est en réalité un « shithole » et tous ceux qui devraient s’en soucier ne le font guère.

Elites intellectuelles du pays,

Nous vous demandons d’agir en tant qu’observateurs locaux et de vous assurer que le travail soit accompli dans un délai nécessaire. Sinon, vous n’aurez rien servi à la nation et au pays.

Nous devons tous relever ce défi. Nous en sommes capables.

Trouver les moyens de financement d’un tel projet ne sera pas une tâche difficile, voire impossible.

Georges J. Casimir

Médecin/Psychiatre

Le peuple doit demander des comptes au président Jovenel Moise


Assez! C’est assez!

Le peuple doit demander des comptes au président Jovenel Moise

Savez-vous que depuis des mois l’ONA est incapable de payer les pensionnaires. On cache la vérité au peuple haïtien. L’ONA est en faillite après qu’un prêt colossal a été consenti à monsieur Reginald Boulos à raison de 1 pour cent. Monsieur Boulos a placé une partie de la somme dans une banque avec un intérêt élevé et il a utilisé l’autre partie pour acheter un concessionnaire de voitures.

Les bons d’achats de l’ONA référent le client seulement à Delimart. Une autre injustice faite au pensionnaire qui est obligé de se courber au prix à la hausse décidé par l’entreprise.

On doit dénoncer les abus. Le temps de la peur est révolu. Peuple, c’est le moment de prendre ton destin en main. Pourquoi marcher la tête baissée quand tu es une victime. Répondre efficacement aux propos de monsieur Trump c’est de prendre en main notre dignité. Faire la révolution sociale dans le pays.

Jean Senat Fleury